
Braddon Mary Elizabeth – Barbara : Un pensionnaire ! il faut prendre un pensionnaire pour que la mère de Barbara – qui est séparée et vit avec ses deux filles – puisse boucler son budget. Une annonce est écrite… Mais qui et comment sera le pensionnaire éventuel ? Vieux et laid ?
Il s’avère être le capitaine Leland. Jeune, il inspire la sympathie. Et même un peu plus… les deux jeunes gens tombent amoureux. Mais il doit retourner à son poste, en Inde. Alors ils se fiancent. Et les jours s’écoulent… puis arrive une lettre. Quelques jours après son retour dans son régiment, il a perdu son honneur, écrit-il, et doit rompre leurs fiançailles.
Que va faire la famille ? Et que va faire Barbara ? La pression est forte. Il y a un riche propriétaire terrien près de chez elle. Si elle l’épouse, sa mère et sa sœur, pourront retrouver leur rang… Mais elle aime toujours son capitaine…
Née à Londres le 4 octobre 1835, Mary Elizabeth Braddon vit comme enfant les difficultés qui peuvent exister dans les familles lorsque, à 5 ans, son père et sa mère, Henry et Fanny, se séparent. Jeune femme, elle s’intéresse d’abord à l’interprétation théâtrale grâce à ses amies Clara et Adelaïde Biddle. Mais sa vraie vocation est l’écriture.
Elle a vingt-cinq ans, en 1850, lorsqu’elle rencontre John Maxwell, un éditeur et père de cinq enfants dont l’épouse était internée. Mary sera donc « belle-mère » au grand scandale de la société de l’époque. Ils ne se marieront que quatorze ans plus tard, au décès de celle-ci. Mary aura, avec lui, six enfants. La publication du Secret de Lady Audley en 1864, qui devient un best-seller, lance sa carrière. Nous avons parlé, dans d’autres présentations, du rôle novateur de ses romans mêlant parfois le surnaturel et le genre policier. Elle fonda également le magazine Belgravia et fut la rédactrice en chef de The Temple Bar. Elle décède en 1915. Si ses romans tombèrent quelque temps dans l’oubli, ils ont retrouvé le succès depuis une vingtaine d’années. Œuvre originale anglaise : The story of Barbara: her splendid misery, and her gilded cage: a novel, 1881, traduite par Hephell.
L’Illustration de première page (maquette L. Barr-Wells) reprend un dessin d’Emma Sandys, Une femme élégante, 1870, Craies de couleur sur papier.
