
Hawthorne Nathaniel – L’image de neige : Ce conte montre comment les bonnes intentions, même lorsqu’elles paraissent pleines de bon sens, peuvent conduire à des catastrophes, et combien la raison, lorsqu’elle ne tient pas compte des sentiments, est à elle seule insuffisante.
Nathaniel Hawthorne (Salem 1804 — Plymouth 1864) est un romancier et nouvelliste américain. Élevé dans un milieu encore marqué par les procès de sorcières et le puritanisme, il se lie d’amitié au cours de ses études avec Franklin Pierce, futur président des États-Unis. Solitaire, il épouse à 38 ans une femme également réservée, Sophia Peabody, une illustratrice. Sa vie alterne entre la littérature, des emplois précaires (il travaille dans un bureau de douanes, il est consul, mais ses convictions démocrates lui coutent sa place) et des expériences communautaires. Marqué toute sa vie par la maladie, il décède dans son sommeil à 60 ans.
La lettre écarlate publiée en 1850 — il a alors quarante-six ans — fut un succès immédiat qui lui permet de vivre de sa plume. Il écrit encore La Maison aux sept pignons (1851) et Valjoie (1852), ainsi que des recueils de nouvelles fantastiques saluées par Edgar Allan Poe, comme les Contes racontés deux fois (1837) et les Mousses d’un vieux presbytère qui reçoivent les éloges de Hermann Melville. Ses œuvres, d’un style symbolique et allégorique, abordent des situations psychologiques et explorent notamment le problème de la culpabilité.
Mary-Cécile Logé (Londres 1887 — Barbizon 1949) est la fille de Henri Edouard Logé, pianiste et compositeur belge célèbre, et d’une mère américaine, Mary Ennis Woodruff. Elle épouse à 24 ans Henri Verne dont elle divorce cinq ans plus tard. Elle vit dès lors dans le quartier des Batignolles puis à Barbizon où elle décède à 52 ans. Traductrice d’auteurs anglo-saxons, elle prend le nom de Marc Logé, qui pourrait être une référence à la célèbre féministe Marie-Amélie Chartroule de Montifaud, dite Marc de Montifaud, qui venait de décéder. Elle obtient, en 1914, le Prix Langlois pour sa traduction d’un ouvrage de Lafcadio Hearn et, en 1930, le Prix d’Académie pour l’ensemble de ses traductions. Outre les ouvrages du présent auteur et ceux de Hearn (dont elle traduisit également Fantômes japonais, publié par la BNR), elle traduisit John Russel, John Buchan, May Sinclair et Agatha Christie. Elle est aujourd’hui oubliée et sa tombe, à Barbizon, est laissée à l’abandon.
Durant les années 1890, l’illustrateur de ce conte, André Laclôtre, qui vit depuis son enfance à Boissy-Saint-Léger, est proche des Arts incohérents, signant des dessins humoristiques sous son nom. Il prend le pseudonyme d’André Hellé vers 1896 quand il commence à publier des dessins et des bandes dessinées dans des périodiques illustrés.
[Sources : « Nathaniel Hawthorne » article rédigé par les éditeurs de Britanica (révisé et mis à jour d’après l’Encyclopedia Britanica, 2025) ; Nathaniel Hawthorne, Québec : Regroupement du Conte au Québec (consulté le 23.12.2025) ; Parfonry. Marie-Cécile Logé est reconnue comme traductrice de talent, le blog de Prafonry (2018) citant notamment : Thibault, Vincent. « Préface » in Lafcadio Hearn. Pèlerinages japonais, Québec : Carrefours azur (2018) ; Marc Logé, Babelio ; Nathaniel Hawthorne et André Hellé, Wikipédia.]
