Ramuz Charles Ferdinand – La Séparation des races : C’est la fin de l’été sur un haut alpage valaisan. De part et d’autre de la montagne, qui marque la frontière des langues, des religions et des coutumes, les hommes s’activent avant de faire redescendre le bétail pour l’hiver. Firmin, un berger romand, se souvient qu’il y a longtemps, « ceux de l’autre côté » leur avait pris un morceau de pâturage. L’alcool aidant, il fomente le projet d’enlever Frieda, une jeune fille qui vit sur l’alpage du côté alémanique.
Il la ramène au village, à la désapprobation générale. La communauté germanophone va se venger à son tour.
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Magnifique, grandiose, Quand l’amour se marie avec la violence des hommes et le combat des reines on atteint à l’épique. Lire Ramuz comme on marche en montagne est un exercice de volupté pure.
Merci de votre commentaire élogieux pour ce texte qui le mérite et le partage du plaisir que vous avez éprouvée à sa lecture.
J’ai découvert ce roman en sorbonne avec Monsieur Cordonnier qu’on avait invité dans notre séminaire sur la littérature de la suisse romande. J’adore ce livre.
Dans votre commentaire nous retrouvons tout le plaisir que nous souhaitions partager à la lecture de ce livre.
La séparation des races : la vraie séparation ce n’est ni la langue, ni la couleur, ni les kilomètres, ni la culture : c’est la propriété. Si Firmin meurt c’est qu’il est plus attaché à son bien qu’à son amie. C’est un conte antique, tjs d’actualité. L’homme a une infinie variété. Pour la femme, être désirée c’est positif. Encore aujourd’hui. Elle lui propose de venir chez elle. C’est dans notre monde barbare que l’homme veut posséder la femme. En 1920, au lendemain des révolutions européennes, la femme sortait de l’esclavage. En Suisse elle n’a eu le droit de vote que dans les années 1970.
Le roman de Ramuz participe, subit l’évolution de la société : l’émancipation de la femme. Au lieu que ce soit elle qui aille vivre chez lui c’est lui qui devra y aller. Il n’a pas pu, n’a pas su.