Conte

Dickens et al., Charles – La Maison hantée, Contes de Noël

Dickens  et al., Charles - La Maison hantée, Contes de Noël - Bibliothèque numérique romande - Recent Runes Goff's Park House, Crawley, West SussexDickens et al., Charles – La Maison hantée, Contes de Noël : Lorsque six auteurs (Charles Dickens, Wilkie Collins, George Augustus Sala, Elizabeth Gaskell, Hesba Shelton et Adelaide Procter) décident d’écrire un roman à plusieurs mains, il en résulte des contes de Noël au parfum d’histoires de revenants : le narrateur, John, nous emmène dans l’univers de la campagne anglaise. Il doit s’y reposer quelque temps pour raison de santé et choisit, sur conseil d’amis, une maison « bien sous tous rapports ». Tel n’est pas forcément l’avis des gens du village qui la considèrent plutôt comme une maison hantée !

Ladite maison ne paie pas de mine et, au premier abord, cumule bien des défauts. John décide néanmoins de s’y installer, balayant les superstitions. Avec sa sœur, ils essaient, sans succès, de s’accommoder du personnel sur place qu’ils finissent par renvoyer au grand soulagement de ces derniers. Ils invitent alors pour les Fêtes de Noël quelques amis qui ne croient pas non plus aux fantômes et qu’une expérience originale tente beaucoup ! Au terme de ces quelques jours, chacun va livrer une part de lui-même sous forme de récits mêlant la fiction avec la réalité personnelle. Chacun de ces récits est un petit conte à lui tout seul dans lesquels les sens cachés nous invitent à une petite introspection sur nos peurs et sur le mystère de notre imagination. Ce livre tombe bien à propos en ce temps de Noël, blottis dans un bon canapé au coin du feu, accompagné de ces typiques douceurs anglaises. Bonne lecture !

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Épinal Imagerie – Contes et Fées (2ème partie)

Épinal Imagerie - Contes et Fées 2 - Bibliothèque numérique romandeÉpinal Imagerie – Contes et Fées (2ème partie) : Encore des contes classiques d’autrefois : La Belle et la Bête, Le Petit Poucet, La Sœur du Petit Poucet (eh oui ! il y a une version d’époque), La Belle aux Cheveux d’Or, Barbe-Bleue dans une autre version, Le Prince Charmant, Le Prince Lutin, Le Prince DésirMarie, l’enfant de la fée, Le Loup, la Chèvre et ses Biquets, des contes et des fées en image d’Épinal. Interprétés par l’Imagerie d’Épinal avec tout le charme de leurs illustrations d’autrefois. Toujours un régal !

Fils de Nicolas Pellerin, un « maître cartier » d’Épinal, originaire de Mauvages dans la Meuse, Jean-Charles Pellerin naît à Épinal en 1756. Succédant à son père, il prend en 1773 la direction de la « Fabrique de Pellerin. » À partir de 1796, il étend son activité et crée l’« Imagerie Pellerin ». Il fait, dès 1800, d’une entreprise au départ artisanale, une véritable industrie imagière, qui prend ensuite le nom d’Imagerie d’Épinal. L’impression de la feuille s’effectue alors à l’aide d’une presse à bras, dite « Gutenberg ». Ensuite intervient le coloriste : au moyen de pochoirs, il applique à l’aide d’une brosse ronde les différentes couleurs nécessaires à la finition de l’ouvrage. (source de la biographie : Wikipédia.)

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Pourtalès Guy de – Deux contes de fées pour les grandes personnes

Pourtalès Guy de - Deux contes de fées pour les grandes personnes - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Ciel nocturnePourtalès Guy de – Deux contes de fées pour les grandes personnes : Peut-on être Un disciple d’Épictète lorsque l’on est, à Calcutta, né d’un père portugais et d’une mère hindoue ? C’est pourtant l’aventure intellectuelle de Gualtero qui, après avoir étudié le christianisme et l’hindouisme découvre la philosophie stoïcienne. Dès lors, philosophe errant, il va construire sa propre aventure de Lisbonne à Londres, puis à Paris… Si sa tresse lui procure des auditeurs, le monde s’avère bien décevant pour un stoïcien. Ne lui faudra-t-il pas un prince pour retrouver la terre de son enfance ?

Naine, laide et sourde ! Ainsi Marie Hurteau, La Pauton, essuie quolibets et maltraitance. Paris sera-t-il différent ? Mais les apparences sont trompeuses et la moquerie peut être insidieuse… Peut-on rêver d’amour quand on est « La Pauton » ? Est-ce un crime ou une pitié que de nourrir des illusions ?

Deux contes et deux univers totalement différents, mais un seul fil rouge dans une époque cruelle: celui la désillusion.

Mobilisé durant la 1ère guerre mondiale, Guy de Pourtalès dut mettre sa carrière littéraire entre parenthèses. Seuls Deux contes de fées pour les grandes personnes et À mes amis suisses verront le jour en 1917.

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Daguet Alexandre – Traditions et légendes de la Suisse romande

Daguet Alexandre - Traditions et légendes de la Suisse romande - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Gastlosen 2Daguet Alexandre – Traditions et légendes de la Suisse romande (textes réunis par Alexandre Daguet) : Des alpages peuplés de fées ou de sorcières ; des lacs aux eaux mystérieuses ; des grottes habitées par des dragons ; mais aussi des luttes héroïques entre défenseurs de cités médiévales… Nous découvrons la vie quotidienne des humbles et des puissants, entre campagnes, montagnes et citadelles, entremêlée des superstitions du temps jadis. Les fées ne sont pas toujours « bonnes » et se montrent le plus souvent redoutables. Elles déploient mille charmes pour retenir dans leur antre pâtres et enfants. Un recueil qui invite à (re)découvrir l’origine des coutumes et croyances attachées à la Suisse romande. Les différents cantons – Fribourg, Vaud, Valais, entre autres – ont leurs propres mythes, mais la plupart s’enracinent dans la crainte de cette nature imprévisible avec laquelle il faut vivre. Les récits se transmettent de génération en génération, le merveilleux y tient une large part et, en cas de besoin, le recours aux prières est une « valeur sûre » !

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Courthion Louis – Les Veillées des Mayens

Courthion Louis - Les Veillées des Mayens - Bibliothèque numérique romande - Lambert Zufferey Alpage de ChandolinCourthion Louis – Les Veillées des Mayens : « Voici un livre qu’il est bien superflu de recommander aux habitués de nos villages alpestres, – aux touristes épris des beautés du Valais, et de ses mœurs qui conservent encore quelques traits de simplicité et de poésie. » (Introduction d’Édouard Rod à l’édition de 1896)

Troisième volume de Louis Courthion publié par la Bibliothèque numérique romande, ces « Veillées » reprennent les histoires plus ou moins effrayantes ou drôles que l’on se racontait à la nuit tombante calfeutrés près du vieux poêle, dans les mayens (chalets d’alpage de mi-saison, mai et septembre, à mi-pente) de la région du Châble, Verbier, Bruson, la Dranse et toute la vallée de Bagnes.

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Épinal Imagerie – Aventures, Contes et Légendes

Épinal Imagerie - Aventures, Contes et Légendes - Bibliothèque numérique romandeÉpinal Imagerie – Aventures, Contes et Légendes : Partir au loin… et revenir à la maison, « plein d’usage et raison. » Mais l’aventure, c’est parfois rester enfermée dans une tour comme Finette ou même d’avoir un jeune compagnon capable de vous remettre à votre place comme Saint Éloi… Ainsi Gulliver qui rencontre géants et Lilliputiens, Le Robinson suisse qui s’installe avec sa famille dans une île déserte, le Mousse qui connaît la vie maritime et ses duretés, le petit Savoyard qui sillonne la France et Paris, Finette qui s’oppose au prince Riche-Cautèle ou Saint Éloi qui rencontre Saint-Pierre ont tous connu l’aventure. Mais ils sont aussi, pour la plupart, personnages légendaires. Illustrés par l’Imagerie d’Épinal, condensés pour tenir sur une seule planche, ces contes et récits de voyages ont une saveur toute particulière.

« Fondée en 1796, l’imagerie [d’Épinal] utilise initialement une image gravée dans une planche de bois (xylographie). L’impression de la feuille s’effectue alors à l’aide d’une presse à bras, dite « Gutenberg ». Ensuite intervient le coloriste : au moyen de pochoirs, il applique à l’aide d’une brosse ronde les différentes couleurs nécessaires à la finition de l’ouvrage. […] Vers 1860, l’apparition de la lithographie offre de plus larges possibilités à l’artiste. » (Wikipédia)

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Voltaire – Le Taureau blanc et autres Contes

Voltaire - Le Taureau blanc et autres Contes - Bibliothèque numérique romande - Statuette en bronze du dieu ApisVoltaire – Le Taureau blanc et autres Contes (Aventure de la mémoire, Le Taureau blanc, L’Histoire de Jenni ou le Sage et l’Athée, Lettres d’Amabed) : Bien que moins connus que Zadig, Candide ou Micromégas, les contes qui figurent dans ce recueil sont tout aussi caractéristiques de la manière de Voltaire ; mais ne nous y trompons pas : comme les autres, ils n’ont de contes que le nom ; comme les autres, ce sont de véritables brûlots que Voltaire lance contre ses adversaires de tout poil : Les sorbonnards, les jésuites et les jansénistes, notamment, dans l’Aventure de la mémoire, où la satire revêt par instants le costume du burlesque le plus échevelé. La religion, à laquelle il s’en prend dans le Taureau blanc, fantaisie orientale qui présente par ailleurs de nombreuses caractéristiques des contes de fée et dans laquelle, au moyen d’une parodie de différents épisodes bibliques, il assimile implicitement le livre sacré des chrétiens aux recueils de récits fabuleux de l’antiquité païenne. L’athéisme et le matérialisme dans l’Histoire de Jenni, qu’il pourfend afin de défendre le déisme et célébrer l’éloge « d’un être souverainement intelligent et puissant », dans lequel on reconnaît bien sûr son « grand horloger ». La religion encore, mais aussi le colonialisme et le despotisme, dans les Lettres d’Amabed, où, à partir d’une trame pseudo-orientaliste fort mince, il lance toute une série de pamphlets destinés à écraser « l’infâme » une fois de plus, en même temps que ceux qui se servent d’elle pour mener à bien leurs entreprises expansionnistes.

Dans ces contes, même s’ils mettent en scène un orient plus ou moins crédible, Voltaire s’adresse donc essentiellement à ses compatriotes et dénonce des problématiques occidentales avec, çà et là, d’ailleurs, la manifestation des préjugés de son époque vis-à-vis des noirs ou d’autres peuples. L’humour et la dérision restent les armes favorites de Voltaire : « La fantaisie du conteur s’exerce sur des réminiscences bibliques en produisant de constants décalages […] Quand le conteur brode sur le canevas d’un imaginaire ancien des aventures cocasses, quand il tient avec impassibilité un discours incongru, en mimant le plus grand naturel malgré la présence d’incompatibilités arbitraires et de décrochages, il crée, par l’alliance de la virtuosité et de la feinte naïveté […] un univers étrange, d’une poésie surréelle. » (Marie-Hélène Cotoni, Intertextualité et humour dans le Taureau blanc de Voltaire, Cahier de Narratologie, 13/2006)

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Voltaire – Zadig et autres contes

Voltaire - Zadog et autres Contes - Bibliothèque numérique romande - Mosquée Sheikh Lotfollah Shervin Le DuVoltaire – Zadig et autres contes : Zadig ou la destinée, Les Oreilles du Comte de Chesterfield et le Chapelain Goodman, Les deux Consolés, Aventure indienne : « Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution, écrivait Voltaire à D’Alembert le 5 avril 1765 ; ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. » On ne saurait mieux décrire l’impact des Contes philosophiques, dont les meilleurs sont passés à la postérité sans prendre une ride.

Zadig ou la destinée se présente comme un conte oriental traduit du chaldéen et de l’arabe. Son traducteur fictif, un dénommé Sadi, le dédie à la sage et belle Sultane Sheraa, qui ne serait autre que Madame de Pompadour. Zadig, en effet, est un portrait pétillant et caustique de Versailles, que Voltaire connaissait bien puisqu’il y occupa, entre 1744 et 1747, les fonctions de gentilhomme de la chambre et d’historiographe du roi.

Son héros, un jeune Babylonien prospère et ingénu, réunit toutes les vertus philosophiques du siècle des Lumières. C’est « un esprit juste et modéré, un cœur sincère et noble », réputé pour sa sagacité et sa tolérance ; épicurien raffiné et galant, tout entier tourné vers la quête du bonheur, Zadig, comme Voltaire lui-même, aime philosopher et se divertir en lisant dans « ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux ». Mais son trop grand mérite fait naître des jalousies qui l’exposent aux caprices du destin. Nommé premier ministre, puis disgracié et chassé de Babylone, Zadig, comme tous les héros de conte, est entraîné dans un voyage initiatique qui le conduira des bords de l’Euphrate jusqu’en Égypte ; réduit en esclavage, puis affranchi par son maître, il traversera l’Arabie et la Syrie avant de retourner à son point de départ.

Confronté à mille obstacles qui mettent sa raison et son optimisme à rude épreuve, Zadig découvre qu’il n’est pas facile d’être heureux : « Qu’est-ce donc que la vie humaine ? Ô vertu ; à quoi m’avez-vous servi ? […] Tout ce que j’ai fait de bien a toujours été pour moi une source de malédictions […] Si j’eusse été méchant comme tant d’autres, je serais heureux comme eux. » Ces lamentations, qui se répètent comiquement tout au long du récit, sont le biais par lequel Voltaire, fidèle à ses préoccupations théologiques, pose le problème du mal et de la Providence. La réponse à cette révolte ne surgira qu’in extremis, avec l’apparition d’un ange-ermite qui, tel un deus ex machina, révèle à Zadig « qu’il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien ». S’inclinant à contrecœur devant les voies impénétrables de la divinité, le héros finira par triompher de l’adversité et épousera Astarté, reine de Babylone.

Or ce dénouement de conte de fées, qui date de l’édition de 1748, est aussi peu convaincant que les révélations de l’ange, qui balaie un peu trop prestement les objections que Zadig oppose à son prêche sur la Providence. Voltaire en était conscient puisqu’il ajouta, autour de 1752, deux chapitres et surtout un post-scriptum humoristique dans lequel le traducteur fictif, reprenant la plume, nous apprend que, loin de savourer son bonheur, Zadig a essuyé d’autres mésaventures, tout aussi arbitraires que les précédentes. La Providence semble décidément bien indifférente au sort de l’homme…

Cette ultime et comique boutade, qui contredit la version de 1748, est la preuve, s’il en faut, que le Voltaire des Contes philosophiques ne se contente pas de suivre le modèle hérité des Mille et une nuits ; grâce à sa verve et son ironie caustique, il subvertit un genre qu’il considérait comme une pure bagatelle et le transforme en une arme redoutable contre l’obscurantisme et la barbarie. C’est ce qui donne à Zadig et aux trois contes qui suivent toute leur vibrante actualité.

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Voltaire – L’Ingénu

L'INgénu - Voltaire - Bibliothèque numérique romande - Un chasseur huron-wendat appelant l'orignal Cornelius Krieghoff Voltaire – L’Ingénu : Comment peut-on être Huron ? L’Ingénu, élevé dans ces tribus « sauvages », se révèle être le fils perdu d’un capitaine bas Breton : arrivé en France, il doit donc s’intégrer. Mais il reste un « huron », habitué à la loi naturelle et profondément étonné par la société de l’époque de Louis XIV et par l’hypocrisie de ses conventions. Celle-ci persuadée que, sans la tour de Babel, tout le monde parlerait français, ne comprend pas qu’on puisse préférer le langage huron.

L’Ingénu, qu’on « doit » baptiser, ne comprend pas pourquoi les coutumes religieuses diffèrent tant de l’évangile qu’on lui fait lire. Il se heurte aux doctrines religieuses, le jansénisme, le protestantisme et à la puissance des jésuites et de leur casuistique. Amoureux, il découvre combien il est impossible alors de se marier par simple accord entre deux adultes. Enfin, monté à Paris, il ne comprendra rien aux rouages et subtilités de l’administration versaillaise : il finira fort mal. Ce sera finalement son amoureuse, Mlle Saint-Yves qui se sacrifiera pour le sauver…

Au fil du roman, ce « naïf » étanche sa soif de connaissances nouvelles et, grâce à son ami Gordon, découvre la culture occidentale, non sans que Voltaire nous en fasse parcourir, avec son humour habituel, les contradictions, les ridicules et les dangers. Drame sentimental, l’Ingénu repose à nouveau la question du malheur : est-il bon à quelque chose, comme l’affirme Gordon ou, « comme bien des gens dans le monde ont pu dire : Malheur n’est bon à rien ! »

L’Ingénu fut adapté à l’opéra, au théâtre, au cinéma et à la télévision.

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Erckmann-Chatrian – Contes Vosgiens

Contes Vosgiens - Erckmann-Chatrian - Bibliothèque numérique romande - Hubert L. Brume et soleil dans les VosgesErckmann-Chatrian – Contes Vosgiens  (Annette et Jean-Claude, Le Récit du Père Jérôme, Le Trompette des Hussards bleus, Le vieux Tailleur, Gretchen) : Décembre 1870, Phalsbourg, la ville natale d’Erckmann se rend aux armées prussiennes. Un des premiers, Erckmann rejoint alors sa famille et s’installe dans la maison de son enfance. Mais, fin 1871 et courant 1872, son Histoire du Plébiscite est publiée en feuilleton dans Le Soir. Celle-ci, une attaque furieuse contre le régime impérial déchu et contre l’Allemagne, ne tarde pas à lui attirer les foudres de l’occupant. Pressentant les ennuis, il part pour Paris. À raison car, le lendemain de son départ, les gendarmes prussiens se présentent à son domicile avec un mandat d’arrêt.

Ces Contes vosgiens – à l’exception de Gretchen, paru en 1858 dans Le Constitutionnel – datent de cette période d’exil. À Paris, il a rencontré un entrepreneur Lorrain qu’il a suivi à Saint-Dié. Il y retrouve les paysages vosgiens, les défilés et les cols qu’il affectionne… et s’installe à Saint-Dié. Les Contes vosgiens sont imprégnés de ce nouvel environnement. Le Récit du Père Jérôme relate avec une grande précision géographique les batailles entres allemands et lorrains, en 1870, pendant qu’en Alsace, Strasbourg était bombardée jour et nuit. Le Trompette des Hussards Bleus se situe à la même période, juste après, pendant l’avancée des troupes prussiennes, badoises ou bavaroises (l’Allemagne en tant qu’état n’existait pas encore) qui se dirigeaient vers Paris, et raconte comment un instituteur lorrain se fait berner par un soldat allemand qu’il est obligé d’héberger.

Certes, ces Contes vosgiens, écrits dans un tel contexte, ne donnent pas le beau rôle aux allemands. La patriotisme se mêle à la colère et au désir de revanche. Mais vous aurez plaisir à parcourir forêts et paysages, à découvrir une évocation vivante de la vie des gens de tous les jours dans ces circonstances difficiles. Un français simple et rigoureux, une lecture facile qui illustre bien la volonté d’Erckmann de promouvoir une littérature populaire, accessible à tous.

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