Eliot George – Adam Bede (tome 1)

Eliot George – Adam Bede (tome 1) (pseudonyme de Mary Anne Evans): Vivons vers la fin du 18e siècle sur les terres d’un gentilhomme dans un petit village d’Angleterre, au plus près du quotidien avec les événements qui rythment les jours et les lieux, les métiers, les personnes et leurs relations entre eux … et leurs différends !

Ainsi, Adam Bede. Il est un charpentier habile et sérieux et … secrètement amoureux de la jeune nièce coquette d’un fermier. Elle, rêve plutôt au beau petit-fils du châtelain.
Le respect d’autrui et de la morale deviennent encore plus prégnants dans le village lorsqu’une prêcheuse méthodiste s’invite dans ce calme à peine troublé par la mort ou les désirs contenus des jeunes gens en cet été de 1799.

Le narrateur intervient parfois pour nous montrer comment les amoureux se leurrent sur les sentiments d’autrui et interprètent le moindre signe extérieur selon leur état d’esprit du moment, surtout quand ils ne se confient pas à autrui.

Si ce premier tome peint une vie campagnarde assez paisible, le second sera plus orageux et montrera les conséquences dramatiques de certains des actes commis qui se révéleront pas si anodins que cela.

George Elliot, le pseudonyme de Mary Anne (ou Marian) Evans – une écrivaine majeure de la littérature victorienne – s’inspire de la région de son enfance, au Warwickshire, un comté de Midlands dont elle reprend des personnages et des histoires réelles pour nous décrire la vie provinciale et ses défis, la pauvreté, l’alcoolisme et la violence conjugale et évoquer la nature du véritable amour.

Charles Dickens écrivit à Elliot : « J’ai été si fortement affecté par les deux premiers contes dans le livre que vous avez eu la gentillesse de m’envoyer, par l’intermédiaire de MM. Blackwood, que j’espère que vous m’excuserez de vous écrire pour vous exprimer mon admiration de leur extraordinaire mérite. La vérité et la délicatesse exquises à la fois de l’humour et du pathos de ces histoires, comme je ne l’ai jamais vu, m’ont impressionné d’une manière difficile à vous décrire, si j’avais l’impertinence d’essayer. […] je suis tenu (je présume) d’adopter le nom qu’il plaît à cet excellent écrivain d’avoir pris. [Mais…]. J’ai observé ce qui me semblait un toucher si féminin dans ces fictions émouvantes que l’assurance sur la page du titre est insuffisante pour me satisfaire encore aujourd’hui. »

L’image de première page, dans une maquette de Isa, reprend le détail de Hampstead (1833) de John Constable.

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