
Eliot George – Adam Bede (tome 2) (pseudonyme de Mary Anne Evans): Cette deuxième partie du roman nous montre la lenteur des communications de l’époque, les suites différentes d’une même « faute » pour une femme ou pour un homme ou selon la condition sociale, le poids de la réputation, etc.
L’auteur continue à donner des exemples de l’aveuglement des individus sur leurs propres sentiments et l’interprétation qu’ils font de ceux des autres.
Ainsi, les amours, contrariés ou non, et surtout quand ils sont gardés secrets, portent à conséquences souvent néfastes. Des personnages vont l’apprendre à leurs dépens. Les riantes perspectives de certaines vies seront brisées tandis que le cours de d’autres suivront des voies différentes que celles initialement envisagées.
George Elliot, le pseudonyme de Mary Anne (ou Marian) Evans – une écrivaine majeure de la littérature victorienne – s’inspire de la région de son enfance, au Warwickshire, un comté de Midlands dont elle reprend des personnages et des histoires réelles pour nous décrire la vie provinciale et ses défis, la pauvreté, l’alcoolisme et la violence conjugale, et comme ici les bonheurs mais aussi les peines et les dangers de l’amour.
L’image de première page, dans une maquette de Isa, reprend le détail de Branch Hill Pond, Hampstead (1822) de John Constable.
