
Wilde Percival – La Boutique du diable (traduction Fanny W. Lapparra) : Ce roman nous narre le parcours d’une jeune femme née dans les slums, qui a très tôt compris le pouvoir du langage. Elle a pour ambition de devenir une « dame » afin de côtoyer les personnalités dont elle admire la vie dans les journaux mondains. Confrontée à la perspective d’assumer les frais d’obsèques de son père, elle saura saisir les opportunités qui se présenteront et réalisera – non sans rebondissements – son rêve de respectabilité.
Sombre et cynique, le roman est cependant passionnant en nous montrant le snobisme des parvenus face à la morgue tolérante des « bien-nés » de la société aisée ainsi que les artifices nécessaires pour garder son rang dans ce milieu où l’apparence prime sur tout.
Percival Wilde (1887 – 1953), écrivain new-yorkais diplômé de Columbia, fut d’abord banquier et écrivit sa première nouvelle à 25 ans ; suivront de nombreuse courtes pièces de théâtre. Il épouse à 33 ans Nadie Rogers Marckres et écrit plusieurs nouvelles et scénarios avant de tourner vers le roman fantastique et policier. Il publiera, après quelques nouvelles générales ainsi que le présent ouvrage, de nombreux romans et séries policiers dont sont traduits notamment Week-end incognito et L’Accusation du mort . Mobilisé dans la marine durant la seconde guerre mondiale, il travaille, à son retour, pour les studios d’Hollywood et rejoint le Lamb’s club, en 1947. (source de la biographie : Wikipédia)
(La photo de première page, maquette de Laura Barr-Wells, reproduit « Une infirmière escaladant les toits d’un vieil immeuble dans l’est de New-York, dans les années 20 », signée Beals N. Y. (sans doute Jessie Tarbox Beals) in Daily News, « 100 years ago : New-York City during in the 1920s », 17.01.2023.)

Très bon livre.
Vraiment merci.