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Dabit Eugène – Hôtel du Nord : Lecouvreur et sa femme achètent l’Hôtel du Nord, situé au bord d’un canal, près de l’écluse. L’auteur brosse une galerie de portraits des gens demeurant à l’hôtel, ou de passage, vies d’ouvriers, de gens pauvres, avec leur bons et leurs mauvais moments. Puis vient l’expropriation… (ELG)
Élisée Reclus – L’Anarchie : L’État, la police et les hiérarchies sont-elles indispensables à la vie sociale? Une société d’égaux est-elle possible? Pour Élisée Reclus, géographe et militant anarchiste, la réponse est oui et il y consacre sa vie. Il sera condamné, exilé mais n’abandonnera pas son combat. Il rêve d’une «société pacifique où les hommes, désormais réconciliés, laisseront rouiller leurs épées […] dans laquelle il n’y aura plus de maîtres, plus de conservateurs officiels de la morale publique, plus de geôliers ni de bourreaux, plus de riches ni de pauvres, mais des frères ayant tous leur part quotidienne de pain, des égaux en droit, et se maintenant en paix et en cordiale union, non par l’obéissance à des lois, qu’accompagnent toujours des menaces redoutables, mais par le respect mutuel des intérêts et l’observation scientifique des lois naturelles.»
Verne Jules – Trop de fleurs ! «Seigneur, protégez-moi de mes amis: mes ennemis je m’en charge», citait ma grand-mère. Or c’est un ami, ou du moins l’adjoint au maire d’Amiens, municipalité socialiste où siège Jules Verne, qui l’aborde en pleine rue, un jour de décembre, pour solliciter de sa part un discours lors de l’assemblée générale de la Société d’Horticulture de Picardie de février. Un pas en arrière… puis deux autres… Mais Jules Verne, sans qu’une excuse polie lui vienne à l’esprit, n’a d’autre choix que d’accepter. C’est qu’il se déclare ignare en botanique, l’écrivain des Aventures extraordinaires, et considère que «Parler de fleurs, quand de les regarder devrait suffire, à quoi bon?» De cet embarrassant défi naîtra «Trop de fleurs!», un titre repris de Calchas dans La Belle Hélène, où Jules Verne surfera avec brio et humour sur la vague de son ignorance.
Sue Eugène – Gilbert et Gilberte (tomes 3-5): La nouvelle pièce de George Hubert n’a pas de succès et sa jeune maîtresse Louise pense en être responsable. Gilbert et Gilberte demandent à la Korrigan de redevenir eux-mêmes. Ils veulent ensuite être immensément riches et pensant alors être heureux, ils libèrent la fée. Mais leur richesse attire nombre de profiteurs. Bientôt la police s’inquiète de leur immense fortune et les fait emprisonner. Libérés pour manque de preuves, ils comprennent enfin grâce à leurs expériences que le bonheur est dans une vie simple. Ils décident d’utiliser leur argent pour aider les vieux artistes dans le besoin.
Dabit Eugène – Faubourgs de Paris: Dans un Paris qui s’étend, du nord au sud et d’est en ouest, on suit un enfant, de conciergeries en conciergeries, de faubourgs en faubourgs, puis un jeune homme de métiers en métiers…
Montifaud Marc de – Racine et La Voisin : Le texte met en lumière un côté sombre et méconnu de Racine. Il rend compte de soupçons à son égard qui émergent lors du procès de la Voisin, femme accusée de sorcellerie, empoisonnement et avortement, qui fut ensuite brûlée vive en 1680.
Sand George – Encore du théâtre : Quatre pièces qui marquent l’originalité et le génie littéraire de George Sand transcrit dans le domaine théâtral. Le Contrebandier, de 1937, est pièce inclassable, histoire lyrique ou paraphrase fantastique, la transposition d’un rondo de List. Écrite entre 1849 et 1856 période où Sand se tourna d’une manière très marquée vers la littérature dramatique, Lucie, 1856, ne fut pas un succès immédiat. Dans Lupo Liverani, adaptation du Damné pour doute de Tirso de Molina, Sand écrit pour la première fois une pièce à thèse religieuse, façon de faire passer des idées critiques sur la religion en amusant le lecteur et en utilisant l’ironie dans sa pièce tout en se permettant des audaces dramaturgiques, esthétiques, religieuses et philosophiques.
Sue Eugène – Gilbert et Gilberte (tomes 1-2) : Gilbert et Gilberte forment un couple simple et uni. Tous deux sont artisans. Ils font un jour l’acquisition d’une statuette qui se transforme en fée, la Korrigan. Celle-ci propose d’exaucer leurs vœux jusqu’à ce qu’ils soient pleinement heureux. Ils se transforment d’abord en M. et Mme la marquise de Montlaur, mais décident de redevenir eux-mêmes, avant que le marquis ne succombe à un duel. Ils décident alors de devenir Georges Hubert, auteur à succès, et sa maîtresse, peut-être auront-ils ainsi la gloire et le bonheur…
Futrelle Jacques – Le Gong mystérieux: Ce recueil comporte 4 nouvelles policières: Le gong mystérieux, Le fantôme de la villa Estève, Le chiffre fatal et L’homme sans nom. Elles mettent en scène un savant, le Professeur Auguste Bajolin (Van Dusen dans la version originale anglaise), qui résout des énigmes en grande partie par la puissance logique de son raisonnement scientifique et psychologique. Il est assisté d’un reporter astucieux, Henri Hatche (Hutchinson), pour les enquêtes de terrain préliminaires. Cette aide lui permet de tester ses hypothèses et d’agencer les différents éléments menant à la résolution des affaires qui lui sont soumises.
Tinayre Marcelle – Château en Limousin : Marie Capelle, recherche l’amour! Nous sommes en 1830 et, jeune fille de la haute société, elle a peu de chance de trouver un mari aimant. Alors elle refuse celui-ci. Et celui-là. Puis elle refuse encore… Finalement, une agence lui propose un riche maître de forge, maire du lieu, qui lui convient. Pensez! Il vit dans un château! En Corrèze, certes, c’est loin de Paris. Mais un château! Sur place, c’est la désillusion. L’homme est rustre, soumis à sa mère. La forge est en déroute et le château n’en a que le nom. Il est infesté de rats. Marie rêve de retourner à Paris. Mais, très vite, son mari tombe malade et meurt. … Et si c’était elle qui l’avait empoisonné? Marcelle Tinayre dénoue pour nous les fils de l’intrigue.