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Eliot George – Adam Bede (tome 2) (pseudonyme de Mary Anne Evans): Cette deuxième partie du roman nous montre la lenteur des communications de l’époque, les suites différentes d’une même « faute » pour une femme ou pour un homme ou selon la condition sociale, le poids de la réputation, etc.
André Léo (Victoire Léodile Béra) – Une vieille Fille: Albert, jeune étudiant, loue une chambre chez Marie Dubois sur les hauts de Lausanne. Marie est une vieille fille. Mal habillée, presque entièrement cachée sous ses vilains vêtements, elle vit seule et se défie des vices du monde. Albert devient pour un temps le fiancé de Pauline, la jeune sœur de Marie, bien qu’il éprouve une réelle amitié pour Marie. Leurs échanges les ravissent tous les deux mais Marie se refuse à une plus grande proximité.
Gaskell Elizabeth – Nord et Sud: Dans ce roman dont le cadre principal est celui d’une ville manufacturière au 19e siècle, une jeune fille fière est élevée chez sa tante à Londres dans la bonne société et revient vivre chez ses parents dans un petit village du sud agricole de l’Angleterre. Mais son père démissionne de sa charge de pasteur car il n’a plus la foi et la famille s’installe dans une ville du nord où il donnera des leçons particulières. Là elle va être confrontée à une vie moins aisée. Elle découvre les luttes du monde des affaires et les effets de la concurrence sur les ouvriers et les entrepreneurs, tout en éprouvant des sentiments contrastés pour l’un d’eux.
Conway Hugues – Nouvelles : Ce recueil contient 6 nouvelles à suspense qui explorent les thèmes du non-dit (Les coups du sort et Le testament de Mme Blanchford) et de l’amour (La revanche de Miss River, L’amateur de porcelaine et L’histoire de quelqu’un). L’une de cette dernière catégorie contient aussi une pointe de fantastique (Le secret d’un stradivarius).
Colette – Julie de Carneilhan : La comtesse Julie de Carneilhan a connu de meilleurs jours, elle vit maintenant dans quartier populaire, dans un petit appartement. Cette amazone, que rien ne fait plier, a gardé ses meubles d’antan et sa garde robe, belle naguère, mais dont il devient difficile de dissimuler l’usure. Mais il y a un défaut dans sa cuirasse, un amour dont elle ne s’est pas guérie, le comte Herbert d’Espivant, son second mari. Quand une crise cardiaque le terrasse, elle accourt à son chevet. Elle a beau savoir que c’est un viveur, un égoïste, un combinard – tout ce qu’elle déteste et a fui – elle ne peut pas refuser ce qu’il demande même en comprenant qu’il prépare une manœuvre sordide, si grand est son espoir de le voir revenir vers elle… (ELG)
Deledda Grazia – Contes sardes : Les 5 nouvelles que composent ce recueil sont de tonalités fort différentes : Cœurs romanesques nous montre les états d’âme moroses d’un jeune instituteur qui fait son service militaire sur une île de prisonniers et cherche le grand amour. Les deux Justices parle de la vie d’un bûcheron frustre aux prises avec de nouvelles lois qui rendent difficile sa subsistance et son incapacité à se défendre de l’accusation dont il est l’objet. La Ressemblance fait état de la jalousie possessive d’un berger amoureux de la jeune Nania, tandis que Donna Jusepa décrit des mesquineries entre un maître et ses servantes. Noël en Sardaigne raconte une soirée pittoresque et contrastée entre deux maisons, celle des 5 frères Lobina, qui vont marier leur sœur à un prétendant riche et celle d’une famille voisine, très pauvre, dont la mère accouche cette nuit-là.
DuBois-Melly Charles – L’Amour et la Peste : Près de Genève, en 1624, Maurise surnommée la Mardochée est chassée de Vandoeuvres pour sorcellerie. Avec sa fille, la petite Phœbé, elle trouve refuge chez Mermet Tâtet, fermier de la Martinière à Ambilly en Haute-Savoie. Mermet les prend en affection et se bat pour épouser Maurise. Mais le bonheur est de courte durée et après la mort de ses parents, Phœbé est recueillie par monsieur de Maisonneuve qui reprend la Martinière.
Kâlidâsa – La reconnaissance de Sakountalâ (traduction et adaptation par P. E. Foucaux) : Tandis que Sakountala réside dans la forêt en compagnie d’autres anachorètes, elle est surprise par le roi Dushyanta, en train de chasser, qui la séduit. Il lui donne un anneau en signe de reconnaissance et retourne en son palais, tandis que Sakountala, enceinte, reçoit la bénédiction de son père adoptif qui l’enjoint de rejoindre la capitale et son mari le roi.
Brada – Retour du flot : Une femme a voulu divorcer car elle a surpris son mari avec sa meilleure amie alors qu’elle était dévastée de chagrin par la perte de leur fille. Quelques années plus tard, ils se retrouvent alors qu’elle est remariée à un de ses cousins dont elle a un fils. Ce sont les conséquences que cette rencontre produira à la fois sur cet ancien couple d’êtres passionnés et sur leurs proches qui sont étudiées finement dans le roman.
Hillern Wilhelmine von – La Fille au vautour: récit des Alpes tyroliennes : La jeune héroïne du roman est la fille unique d’un riche et rude fermier. Lorsqu’il veut la marier à un propriétaire voisin alors qu’elle soupire en secret pour un chasseur intrépide, elle se révolte. Pour la soumettre, son père lui impose alors d’aller seule, avec son vautour apprivoisé, garder les animaux dans les hauts alpages. Quelle volonté prévaudra après cet exil temporaire?