Littérature française

Bove Emmanuel – Mémoires d’un homme singulier

Bove Emmanuel - Mémoires d'un homme singulier - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Les toits, rue MériméeBove Emmanuel – Mémoires d’un homme singulier : Fils d’une fille pauvre abusée par un militaire, le narrateur s’interroge, à quarante ans, sur sa vie et son destin : « Je vous supplie, mon Dieu, de me donner un but dans la vie. » Singulier, il revendique son altérité quitte à forcer le trait, se faire un masque grimaçant ou marcher à cloche pied.

Achevé en 1939 et marqué par la perspective de la guerre, ce roman à caractère biographique, voire autobiographique, est « le plus proche [d’Emmanuel Bove] et c’est là ce qui lui donne un accent poignant,  […] Dans ce « non-cerné » [de la psychologie du héros, je vois] un charme et un caractère essentiel du livre ». (Marcel Arland, lettre à Emmanuel Bove) La banalité et la médiocrité, la pauvreté, le malheur tranquille sont omniprésents, mais Bove surpasse cette monotonie en l’érigeant en style d’écriture innovant, qui a fait dire à plusieurs critiques qu’il était un précurseur du « Nouveau Roman ».

Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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Malot Hector – L’Auberge du Monde 4 Thérèse

Malot Hector - L'Auberge du Monde 4 Thérèse - Bibliothèque numérique romande - Arnaud Durbec Construction d'une barricade place Blanche le 19 mars 1871Malot Hector – L’Auberge du Monde 4 Thérèse : Après avoir fui sa folle passion pour la marquise de Lucillières et échappé à deux mariages qu’on voulait lui imposer – avec Carmelita d’abord, puis avec Ida, Édouard Chamberlain retrouve Paris en pleine agitation devant l’arrivée probable des Prussiens qui encerclent la ville : l’action se déroule en effet dès août 1870, au cours du « siège de Paris ». Au milieu de la foule, le colonel Chamberlain retrouve par hasard son oncle Antoine et sa cousine Thérèse, qui reviennent d’Allemagne où ils avaient dû passer quelques années terribles de misère et de souffrance. Pour les protéger, Édouard offre de les héberger dans sa vaste et luxueuse demeure. Il redécouvre les sentiments qu’il avait déjà pour Thérèse quelques années auparavant et souhaite passionnément l’épouser. Mais Thérèse est promise à Michel, un fidèle compagnon de son père, qu’elle aime comme un frère, sans pourtant avoir envie de devenir sa femme. Les deux hommes s’enrôlent pour aller défendre Paris et laissent Thérèse chez le colonel où elle est chargée de recueillir et soigner les blessés. Il est question d’honneur, d’amour, de bravoure, de fidélité… Puis arrive la Commune de Paris…. Qui va finalement épouser Thérèse ?

Écrite 3 ans avant le célèbre roman « Sans Famille », L’Auberge du Monde est un quadrilogie passionnante, qui dénonce l’arrivisme et la toute-puissance de l’argent.

Hector Malot (1830-1907) fut un écrivain prolifique : une soixantaine de romans qui connurent de son vivant et jusque dans les années 1930 un grand succès et furent traduits dans de plusieurs langues. Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, Malot représente la société contemporaine : Paris et la province, notamment sa chère Normandie, les différentes classes sociales et plus particulièrement la bourgeoisie. (Source Wikipédia).

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Chateaubriand François-René de – Mémoires d’Outre-tombe (tome III)

Chateaubriand - Moémoires d'Outre-tombe 3 - Bibliothèque numérique romande - Louis-François, Baron Lejeune bataille de MoscouChateaubriand François-René de – Mémoires d’Outre-tombe (tome III): « Si Napoléon en avait fini avec les rois, il n’en avait pas fini avec moi », proclame Chateaubriand au début de ce troisième tome des Mémoires d’outre-tombe. Le propos peut paraître exagéré, même de la part d’un auteur qui n’a jamais péché par excès de modestie. Toujours est-il qu’entre son retour de Jérusalem en 1807 et la chute de l’Empire en 1815, l’écrivain devient l’une des plus redoutables figures de l’opposition.

En 1807, alors que Napoléon est au faîte de sa gloire, Chateaubriand fait paraître dans le Mercure plusieurs articles où il dénonce le despotisme de l’État : il ose même comparer l’Empereur à Néron. Cette témérité lui vaut aussitôt les foudres de Napoléon qui supprime la revue et menace l’auteur d’arrestation Forcé de quitter la capitale, Chateaubriand achète à vil prix la propriété de la Vallée-aux-Loups, près de Sceaux, qu’il entreprend de rénover. C’est durant cet exil involontaire qu’il compose son épopée en prose, les Martyrs. Elle sera violemment attaquée dans les journaux lors de sa parution en 1809. La même année survient un nouvel événement qui le brouille une fois de plus avec le pouvoir. Son cousin, Armand de Chateaubriand, qui sert d’intermédiaire clandestin aux Princes en exil, est arrêté pour conspiration. Obligé de ravaler sa fierté, l’écrivain va plaider la cause de son parent auprès de Fouché, le ministre de la police de Napoléon. En vain. Le Vendredi saint au petit matin, il apprend, une heure trop tard, qu’Armand vient d’être sommairement exécuté.

En 1811, de retour à Paris, Chateaubriand fait paraître son Itinéraire de Paris à Jérusalem. L’ouvrage, chaleureusement accueilli par le public et la critique, marque pourtant la fin de sa carrière littéraire proprement dite. À la même époque, l’Empereur, soucieux de sa propre renommée, cherche à se concilier le célèbre auteur et le fait nommer à l’Académie française. L’usage veut alors que le nouvel immortel fasse non seulement l’éloge de son prédécesseur, mais celui de l’Empereur. Or, Chateaubriand a bien des défauts, mais il n’a jamais été le laquais de personne. Il compose un discours de réception où les allusions à la liberté bafouée sont légion. Napoléon, à qui on a soumis le texte, en supprime rageusement toute une partie et exige de profondes révisions. Chateaubriand, outré, refuse, préférant renoncer avec éclat à un fauteuil auquel, en réalité, il ne tient guère. Le 4 septembre 1812, après divers démêlés avec le pouvoir, l’écrivain est prié de s’éloigner à nouveau de la capitale. C’est donc à Dieppe qu’il reprend ses Mémoires pour les transformer peu à peu en une vaste fresque historique. La figure de l’Empereur, dont il se veut le nouveau Tacite, y tient une place prépondérante.

Napoléon, qu’il considère comme son frère ennemi et son plus grand rival, a véritablement hanté Chateaubriand, qui lui consacre tout le reste du volume. Au génie conquérant du vainqueur d’Arcole et d’Austerlitz, le mémorialiste oppose son génie d’écrivain et d’intellectuel qui a lui-même marqué l’histoire de son temps. En Napoléon, qu’il admire pour son audace, son endurance et sa ténacité, Chateaubriand ne voit ni l’héritier de la Révolution ni le réformateur avisé de l’État, mais un nouvel Attila, assoiffé de pouvoir et de sang. Cette biographie, dessinée à grands traits vigoureux, présente des aperçus fascinants sur la jeunesse de Bonaparte ; elle offre aussi des pages visionnaires sur les massacres de Jaffa, les campagnes d’Espagne et de Russie et sur la chute de l’Empire. Le tome III s’achève en 1815, à la veille de Waterloo, au moment où Chateaubriand s’apprête à entamer sa troisième carrière, celle qu’il prise par-dessus tout : la carrière politique. [Sources : Ghislain de Diesbach, Chateaubriand (Perrin 1995) ; Jules Lemaître, Chateaubriand (Calman-Levy 1912).]

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Dumas Alexandre – Filles, lorettes et courtisanes

Dumas Alexandre - Filles, lorettes et courtisannes - Bibliothèque numérique romande - Toulouise-LautrecDumas Alexandre – Filles, lorettes et courtisanes : « [J]e préviens ceux qui voudront bien perdre leur temps à lire les pages suivantes qu’elles ne sont point écrites pour les demoiselles qui sortent du couvent. » Ce clin d’œil complice, adressé à un lecteur avant tout masculin, donne d’emblée le ton de ce petit livre consacré à un phénomène très répandu au 19e siècle puisqu’il affecte tous les échelons de la société.

L’ouvrage, publié en 1843, au moment où l’auteur, déjà célèbre, passe du théâtre à la production romanesque, aborde le sujet non sous l’angle de la littérature, mais de la science. Pour ce faire, Dumas reprend dans ses grandes lignes le traité du médecin hygiéniste français Parent-Duchâtelet—De la prostitution dans la ville de Paris, qui fit beaucoup de bruit lors de sa parution en 1836—, et divise les marchandes de plaisir en trois classes distinctes et ascendantes : les filles publiques, proches de la pègre, qui racolent aux environs du Palais Royal, sur les boulevards ou dans les maisons closes ; les grisettes ou lorettes, établies dans l’actuel 19e arrondissement, autour desquelles gravite une clientèle plus bourgeoise et bohème ; enfin les demi-mondaines, qui recrutent leurs riches protecteurs parmi les princes du sang et les barons de la finance, s’affichent à l’opéra et au théâtre et vivent dans de somptueux hôtels particuliers où elles reçoivent l’élite intellectuelle et artistique de leur temps.

Cette rapide exploration des bas-fonds de la société parisienne, agrémentée d’anecdotes et de digressions historiques visant à étoffer les froides statistiques du docteur Parent-Duchâtelet, est l’œuvre d’un vulgarisateur de talent qui popularise la science comme il popularisera plus tard l’histoire de France. Il en résulte un panorama bigarré dans lequel Dumas dévoile à ses lecteurs un univers parallèle et obscur, qui a ses lois, ses coutumes, son langage et ses hiérarchies sociales. L’objectivité scientifique à laquelle prétend l’auteur se double toutefois d’une forte curiosité fantasmatique. S’il a l’œil du sociologue et de l’anthropologue, son regard reste celui de l’homme du monde et du libertin qui ne voit en ces femmes qu’il dissèque d’une plume acérée que les spécimens d’une espèce exotique, mais pas tout à fait humaine.

C’est en réaction à cette désinvolture, typique pour l’époque, qu’Alexandre Dumas fils composa sa Dame aux camélias. Le roman, publié en 1848, puis porté à la scène en 1852, rendait un vibrant hommage à la « courtisane au grand cœur ». La Traviata de Verdi, créé le 6 mars 1853 à Venise, acheva de lui donner ses lettres de noblesse, scellant à jamais la postérité de son emblématique héroïne. [Sources : Charles Bernheimer, Figures of Ill Repute (Harvard University Press, 1989); Shannon Bell, Reading, Writing, and Rewriting the Prostitute Body (Indiana University Press, 1994); Virginia Rounding, Grandes Horizontales (Bloomsbury 2003).]

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Sand George – Le Piccinino

Sand George - Le Piccinino - Bibliothèque numérique romande - Mjobling Vista panoramica di CefalùSand George – Le Piccinino : Connaissez-vous le Piccinino ? Fils d’un fameux brigand sicilien, il cache son vrai nom sous ce diminutif et, sous les apparences d’un paisible habitant d’un petit village de montagne, il terrorise la Sicile avec une bande redoutable.

Mais, avant de le rencontrer, vous ferez la connaissance de Michel-Angelo qui a mis fin à ses études artistiques pour venir travailler avec son père, Pier-Angelo, un artisan-peintre. Il se retrouve dans une situation délicate tant ressurgit le passé de son père. Pour quelles raisons, son père a-t-il dû fuir dans sa jeunesse ? Michel parviendra-t-il à dissiper les brumes et les mystères qui l’entourent ? Et sa sœur Mila pourra-t-elle faire face aux dangers dans lesquels elle se trouve entraînée ? Enfin quel rôle joue la belle princesse Agathe qui renonce à sa vie retirée dans un palais à demi abandonné pour donner une fête fastueuse ? Ses œuvres charitables peuvent-elles expliquer ce revirement ? Les rebondissements romanesques ne vont pas manquer…

« Le Piccinino est un roman de fantaisie, écrit George Sand dans son préambule, qui n’a la prétention ni de peindre une époque historique précise, ni de décrire fidèlement un pays. C’est une étude de couleur, rêvée plutôt que sentie, et où quelques traits seulement se sont trouvés justes comme par hasard. La scène de ce roman pourrait se trouver placée partout ailleurs, sous le ciel du midi de l’Europe… ». Un histoire pleine de secrets de famille passionnante d’un bout à l’autre, agréables à lire grâce au style incomparable de George Sand, très à l’aise avec « son brigand » et la Sicile qu’elle n’avait pourtant jamais visitée.

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Bove Emmanuel – Armand

Bove Emmanuel - Armand - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton - Pont NeufBove Emmanuel – Armand : Publié en 1926, Armand est le deuxième roman d’Emmanuel Bove, après Mes Amis, dont il est assez proche par le style et le propos.

Armand  vit avec Jeanne, une veuve plus âgée que lui, qui l’entretient et l’aime tout en lui laissant beaucoup de liberté. Armand ne travaille pas, il se balade souvent pendant la journée et la soirée, et vient à rencontrer un ancien ami, Lucien. Celui-ci n’a pas eu la chance d’Armand, il est resté pauvre, timide, emprunté dans tous ses gestes et mal à l’aise en société, mais c’est le « témoin d’un passé douloureux » pour le narrateur. À part une incartade d’Armand avec la jeune sœur de Lucien et une séparation à la fin du roman il ne se passe rien : pas d’intrigue, pas d’éclat même dans la séparation, pas de passion même dans les moments de douceur, seulement une observation psychologique et physique méticuleuse des faits, un amour du détail poussé à l’extrême, qui apportent un sentiment de malaise et une tension palpables à chaque page.

La banalité et la médiocrité, la pauvreté, le malheur tranquille sont omniprésents, mais Bove surpasse cette monotonie en l’érigeant en style d’écriture innovant, qui a fait dire à plusieurs critiques qu’il était un précurseur du « Nouveau Roman ».

Samuel Beckett a d’ailleurs dit de lui : « Il a comme personne le sens du détail touchant ».

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Christophe – L’Idée fixe du Savant Cosinus (3ème partie)

Christophe - L'idée fixe du Savant Cosinus 3 - Bibliothèque numérique romande - Maquette Pierre BChristophe – L’Idée fixe du Savant Cosinus (3ème partie) : Ce remarquable ouvrage est rempli d’aperçus nouveaux autant que philosophiques. Il est, à la fois, instructif et moralisateur.

Instructif parce qu’à chaque pas le lecteur est invité à fouler les plates-bandes de la science pure et à en extraire une masse de conséquences pratiques et variées, si tant est qu’il soit possible d’extraire une conséquence d’une plate-bande !

Moralisateur, parce que les nombreux séjours de notre héros sur la paille humide des geôles prouvent, jusqu’à l’évidence, qu’il est sage d’avoir la plus grande déférence pour les règlements en général et pour ceux qui sont contradictoires en particulier. Ils montrent aussi combien il est prudent de témoigner le respect le plus profond à tous ceux qui détiennent une part de l’autorité, depuis le pygmée jusqu’au géant, du ciron jusqu’à la baleine, du roitelet à l’aigle, du Ministre à Monsieur le concierge.

Une morale saine se dégage également de l’exemple douloureux du chien Sphéroïde qui mourut bien malheureusement, à la fleur de son âge mûr, victime de ses appétits déréglés. Sur ce, vivez joyeux !

Dans cette troisième partie, nous observons deux nouvelles tentatives voyageuses de notre savant et
découvrirons, pour notre édification, l’anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucycle qui sèmera le désordre dans Paris ainsi que le gigasélénanthropocynoïde qui suscitera de savantes réflexions et déductions dont certaines amèneront notre héros à devoir payer son propre enterrement, sort funeste qui rejoint, dans quelque mesure, celui du dentiste Max (Hilaire). Heureusement que Madame Belazor s’intéresse de plus en plus à Cosinus !

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Malot Hector – L’Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita

Malot Hector - L'Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Mouettes sur le LémanMalot Hector – L’Auberge du Monde Partie 3 Ida et Carmelita : Édouard Chamberlain a fui Paris et les infidélités de la marquise de Lucillière. Abasourdi, terrassé par le chagrin et l’humiliation, il trouve refuge à Glion, au-dessus de Montreux, sur les bords du lac Léman. Il espère y trouver la solitude et la liberté, loin de la vie mondaine et des trahisons. Mais il ignore qu’on l’a suivi depuis Paris. C’est le prince Mazzazoli et sa nièce, la belle Carmelita, qui arrivent un matin à Glion. L’hôtel n’a plus assez de chambres et le colonel n’a d’autre choix que de céder l’une des siennes. Une seule porte sépare désormais Carmelita de Chamberlain. Piégé, pourra-t-il résister aux plans du redoutable prince italien pour marier sa nièce ? Pourquoi Chamberlain disparaît-il brusquement ? Serait-ce pour aller se venger de la marquise de Lucillière ? Et que va machiner le baron Lazarus pour le mariage de sa fille Ida ? Pendant ce temps, Thérèse a grandi et embelli…

Écrite 3 ans avant le célèbre roman « Sans Famille », L’Auberge du Monde est un quadrilogie passionnante, qui dénonce l’arrivisime et la toute-puissance de l’argent.

Hector Malot (1830-1907)  fut un écrivain prolifique : une soixantaine de romans qui connurent de son vivant et jusque dans les années 1930 un grand succès et furent traduits dans de plusieurs langues.

Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, Malot représente la société contemporaine : Paris et la province, notamment sa chère Normandie, les différentes classes sociales et plus particulièrement la bourgeoisie. (Source Wikipédia).

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Verne Jules – Vingt mille lieues sous les mers

Verne Jules – Vingt mille lieues sous les mers - Ebooks Libres et GratuitsVerne Jules – Vingt mille lieues sous les mers : Ce roman, parmi les plus célèbres et des plus traduits de notre littérature, apparaît sans conteste comme une des œuvres les plus puissantes, les plus originales et les plus représentatives de Jules Verne. Tout commence en 1866: la peur règne sur les océans. Plusieurs navires prétendent avoir rencontré un monstre effrayant. Et quand certains rentrent gravement avariés après avoir heurté la créature, la rumeur devient certitude. L’Abraham Lincoln, frégate américaine, se met en chasse pour débarrasser les mers de ce terrible danger. Elle emporte notamment le professeur Aronnax, fameux ichthyologue du Muséum de Paris, son domestique, le dévoué Conseil, et le Canadien Ned Land, «roi des harponneurs». Après six mois de recherches infructueuses, le 5 novembre 1867, on repère ce que l’on croit être un «narwal gigantesque». Mais sa vitesse rend le monstre insaisissable et lorsqu’enfin on réussit à l’approcher pour le harponner, il aborde violemment le vaisseau et le laisse désemparé. Aronnax, Conseil et Ned Land trouvent refuge sur le dos du narwal. Ils s’aperçoivent alors qu’il s’agit d’un navire sous-marin…

Édition du Groupe des ebooks libres et gratuits.

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Bove Emmanuel – La Mort de Dinah

Bove Emmanuel - La MOrt de Dinah - Bibliothèque numérique romande - Paul Klee Paysage à l'enfantBove Emmanuel – La Mort de Dinah : Dinah va mourir ! Le titre n’en laisse pas douter. À treize ans, elle est atteinte de tuberculose. Un séjour à Leysin pourrait la sauver mais… En dernier recours, sa mère, désargentée, s’adresse à son voisin, Jean Michelez. Petit bourgeois, entrepreneur qui réussit, celui-ci va être ému par Dinah.

Mais enfermé dans un système défensif construit sur des trahisons, des déceptions et des rancœurs, il ne peut envisager l’aide financière sollicitée. « Moi, chaque fois que j’ai rendu un service à quelqu’un, qu’est-ce qui est arrivé ! On s’est moqué de moi. Sans qu’il soit question de reconnaissance, on ne m’a même pas remercié. Aujourd’hui, j’ai quarante-sept ans. Si je regarde en arrière, je ne trouve pas un jour de bonheur. Si j’ai une situation, c’est grâce à mon père. Sans lui, que serais-je ? Qui m’aurait tendu la main ? Personne, personne. » Malgré tout, « un point gênait, quoi qu’il fît pour ne pas le voir, la conscience de Jean Michelez ».

Finalement Dinah mourra de la mesquinerie de tous : celle de Jean et de sa femme, celle du propriétaire du pavillon qui n’hésite pas à tenter de profiter de la situation, celle de l’inconséquence d’un oncle qui dilapide son argent au jeu.

« Ce court roman  réussit à nous émouvoir tout en restant parfaitement honnête. Comme toujours Emmanuel Bove réussit à parler de l’intime et de la misère dans une langue courte et sans fioritures, visant à une sorte de transparence qui au lecteur non initié peut paraître fade et neutre alors qu’il s’agit très exactement de l’inverse. Toujours prompt à pointer les faux-semblants et la médiocrité des hommes, Bove ne s’autorise jamais la facilité et trace à la pointe sèche des psychologies tout à fait précises et crédibles. » (Barda, Critiques Libres Com, 19.04.2005)

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