Biographie-Autobiographie

Saint-Hélier Monique – La Cage aux rêves

Saint-Hélier Monique – La Cage aux rêves : « Béate nous le dit: elle est, dès sa naissance, un cœur blessé » (Seylaz) malgré l’éducation religieuse et l’affection que lui porte sa belle-mère, Madre. Elle est belle, d’un milieu aisé et promise à un mariage convenable. Mais elle ne peut s’empêcher de ressentir une profonde révolte, son cœur s’emplissant de « bêtes » en pensant à sa difficulté d’apprendre à lire, à l’école, à sa maîtresse ou à ses efforts pour que l’on ne la trouve pas « insupportable à la maison, toujours à chanter, à courir, à sauter » ou encore lorsqu’elle évoque la « femme aux mouettes » et Marguerite. Elle trouve son refuge où elle peut, sous les branches d’un arbre qui lui rappelle Turenne ou même dans le bonheur d’un « paradis blanc qui sentait l’éther ». Heureusement, les Anges sont là. Ils passent parfois « indifférents et beaux » mais ils savent. Pas assez toutefois pour la femme adulte mais privée de ses jambes qui cherche à préserver ces moments de bonheur. La mort est là, une présence qui plane sur une vie, sur une femme qui conclut : « Ô Gil j’aurais voulu rester. »

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Monnier Adrienne – Rue de l’Odéon

Monnier Adrienne – Rue de l’Odéon : Sise rue de l’Odéon, La Maison des Amis des Livres, une librairie fondée par Adrienne Monnier et Suzanne Bonnière, fut également un lieu de prêts de livres, un cabinet de lectures renommé et une maison d’édition. Lieu de rencontre littéraire célèbre, elle fut un rendez-vous central de la vie intellectuelle des années 1920 et 1930.
Dans Rue de l’Odéon, Adrienne Monnier écrit son autobiographie et nous offre une plongée dans le Paris littéraire des années folles et de l’Occupation. Si elle raconte ses rencontres où se mêlent divers anecdotes avec plusieurs écrivains célèbres, ses clients et amis, elle nous propose aussi une intéressante réflexion sur le rôle des librairies et de la littérature.

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Casanova Giacomo Girolamo – Histoire de J. Casanova de Seingalt écrite par lui-même à Dux en Bohème (vol. 4)

Casanova Giacomo Girolamo – Histoire de J. Casanova de Seingalt écrite par lui-même à Dux en Bohème (vol. 4): Le vieux Casanova, retraité et malade, poursuit dans ce quatrième tome le récit de ses aventures réelles ou embellies : revenu de Vienne, Casanova est à Venise et, comme il l’écrit, il est «retourné à ses anciennes habitudes». Entré dans la trentaine il est toujours amoureux de C. C. que son père a mis dans un couvent à Merano mais ne tarde pas à tomber amoureux d’une autre religieuse, M. M. Comment leur permettre des fugues hors du couvent dans un « casin », les complicités, complaisances, partages et rebondissements qui s’ensuivent nous sont décrites dans le début de ce volume.

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Colette – Sido

Colette – Sido : «Sido [… ma mère, est] un personnage qui peu à peu s’est imposé à tout le reste de mon œuvre». Et c’est Sido qui revit dans la première des trois nouvelles de ce roman où Colette nous présente sa famille. De cette femme de caractère, éducatrice intransigeante mais pleine d’amour pour ses enfants, Colette nous livre un portrait fait d’impressions et de courtes réminiscences. Elle décrit son amour pour la nature, appris à sa fille, ses escapades culturelles à Paris, ses retours où la maison revit de sa présence. Colette, en s’efforçant à l »honnêteté, en fait une déclaration d’amour filial.

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Roger Noëlle – Jean-Jacques Le Promeneur solitaire

Roger Noëlle – Jean-Jacques Le Promeneur solitaire : En 1933, Noëlle Roger écrit la première biographie de Jean-Jacques Rousseau basée sur les milliers de lettres authentiques de et à Rousseau.
Le père de Noëlle Roger, Théophile Dufour, était directeur des Archives d’État de Genève, puis de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève. Il a consacré 50 années à « pourchasser à travers l’Europe les lettres inédites de Rousseau afin de réaliser selon les méthodes de la critique moderne, une édition générale de la Correspondance ». La première édition de la Correspondance est éditée en 1926 et contient plus de 4’000 lettres.
Dans sa biographie très documentée, Noëlle Roger rétablit patiemment les faits sur la base des lettres originales, restituant une image authentique du Promeneur solitaire.

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Cingria Charles-Albert – La Reine Berthe et sa famille (906-1002)

Cingria Charles-Albert – La Reine Berthe et sa famille (906-1002) : La Reine Berthe, pour les enfants de ma génération qui jouaient dans la Tour de Marsens, n’était pas tant une légende qu’une présence vivante. Nous nous attendions presque à la voir surgir au détour des escaliers. Une légende que ne renierait pas Charles-André Cingria. Dans une sorte de préfiguration de la Nouvelle Histoire – où fit irruption l’étude des représentations collectives, des structures de ce qu’un autre appela l’inconscient collectif, des idées, des ensembles sociaux, bref d’une peinture globalisée de la vie quotidienne, si j’ose m’exprimer ainsi – il refusait de trier entre faits « objectifs » et « histoires ». Qu’elles soient même légendes, qu’importe, puisqu’elles retraçaient la vie !

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Giacomo G. Casanova – Histoire de J. Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohème (livre 3)

Giacomo G. Casanova – Histoire de J. Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohème (livre 3) : Le vieux Casanova, retraité et malade, poursuit dans ce troisième tome le récit de ses aventures réelles ou embellies. Il commence, à 23 ans, par une opération magique censée exhumer un trésor afin de faire tomber dans ses filets la fille de la maison. Caprice météorologique, un violent orage vient accompagner ses incantations au point que Casanova prend peur et perd toute envie de la jeune fille. Craignant, cependant, que l’inquisition ait eu vent de ses opérations, il part pour Cesena où un scandale dans l’auberge où il était descendu lui fait rencontrer une jeune française travestie en homme. Il en tombe amoureux et, pour une fois, c’est lui qui se fera quitter car les circonstances finissent par les séparer. Inconsolable il devient dévot ce qui ne durera pas. Puis il reprend sa vie d’aventurier hédoniste et de machiste pour qui les femmes sont une possession, objets de son plaisir même forcé et part pour Paris où il vivra quelques temps. Il nous dresse de la vie parisienne un portrait vivant et plein d’humour.

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Zweig Stefan – Tolstoï

Zweig Stefan – Tolstoï: Stefan Zweig (1881-1942), à côté de ses nouvelles, pièces de théâtre et autres poésies, a beaucoup écrit de biographies. Ici il relate la vie de cet écrivain, Tolstoï, il analyse sa façon de travailler, de ciseler ses textes jusque dans le moindre détail, de le reprendre et de le corriger, d’accumuler mille petits détails qui lui servent de «matière première» à l’élaboration de son œuvre.

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Töpffer Rodolphe – Nouvelles genevoises (tome 2)

Töpffer Rodolphe – Nouvelles genevoises (tome 2): Dans ce deuxième tome, au fil d’excursions en montagne ou de souvenirs d’enfance, Rodolphe Töpffer nous livre des anecdotes cocasses émaillées des réflexions philosophiques de ce conservateur atypique et malicieux aux illustrations délicieuses. Dans ces neuf nouvelles, Les deux Scheidegg a pour cadre idyllique les alpes bernoises au moment de la Fête de lutte à Interlaken. Suivent, L’héritage, Le col d’Anterne, et Élisa et Widmer, mélancolique récit, où le narrateur va remonter le temps et l’histoire familiale à partir d’un chien abandonné et d’une inscription sur une pierre tombale. Enfin Le lac de Gers où le héros a maille à partir avec des contrebandiers, La traversée, nouvelle dans laquelle Töpffer s’élève contre la stigmatisation de la différence, La vallée du Trient, qui narre une excursion et ses rencontres avec les aléas de la montagne, Le Grand Saint-Bernard ou les fantaisies de l’écrivain et enfin La Peur, un épisode de la jeunesse de Töpffer, complètent ce volume.

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Dabit Eugène – Journal intime (1928-1936)

Dabit Eugène – Journal intime (1928-1936): De 1928 à 1936, Eugène Dabit écrit son journal, en parallèle avec l’écriture de ses romans. Peu enthousiaste au début, ses phrases sont courtes et peu significatives, mais peu à peu, se prenant au jeu, il y livre ses pensées intimes et rédige même de longues tirades philosophiques et des récits qui seront les prémisses de ses romans.

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