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Deledda Grazia – La Voie du mal : Un domestique vient se louer à un propriétaire terrien pour être près de la femme dont il est amoureux. Mais bientôt, il s’intéresse à la fière fille de ce dernier, à qui il ne semble pas être indifférent.
Lipparini Giuseppe – Le Maître du temps (traduction Félicie Roussille): Un astronome d’une petite ville d’Allemagne présente, lors d’une conférence à l’université, sa découverte d’un procédé lui permettant de photographier des images issues du passé. Cette invention, d’abord bien accueillie, va ensuite déchaîner les passions contre elle… car tout le monde a quelque chose à cacher, n’est-ce pas ?
Giacomo G. Casanova – Histoire de J. Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohème (livre 3) : Le vieux Casanova, retraité et malade, poursuit dans ce troisième tome le récit de ses aventures réelles ou embellies. Il commence, à 23 ans, par une opération magique censée exhumer un trésor afin de faire tomber dans ses filets la fille de la maison. Caprice météorologique, un violent orage vient accompagner ses incantations au point que Casanova prend peur et perd toute envie de la jeune fille. Craignant, cependant, que l’inquisition ait eu vent de ses opérations, il part pour Cesena où un scandale dans l’auberge où il était descendu lui fait rencontrer une jeune française travestie en homme. Il en tombe amoureux et, pour une fois, c’est lui qui se fera quitter car les circonstances finissent par les séparer. Inconsolable il devient dévot ce qui ne durera pas. Puis il reprend sa vie d’aventurier hédoniste et de machiste pour qui les femmes sont une possession, objets de son plaisir même forcé et part pour Paris où il vivra quelques temps. Il nous dresse de la vie parisienne un portrait vivant et plein d’humour.
Deledda Grazia – Elias Portolu : Elias, un jeune pâtre, revient en Sardaigne après avoir purgé une peine de prison sur le continent. Il tombe amoureux de Maddalena qui l’aime aussi. Mais elle est fiancée au frère aîné d’Elias, Pietro. Sa passion dévore Elias qui se débat, se torture. La vie rude et simple dans les pâturages ne le met pas à l’abri de tentations. Que faire? Céder, empêcher le mariage? Renoncer? Il hésite. Des conseils contradictoires – car certains ont surpris son secret – augmentent encore son indécision.
Giacomo G. Casanova – Histoire de J. Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohème (livre 2): Casanova, le vieux séducteur retraité et malade poursuit le récit de ses aventures réelles ou embellies. Celles-ci, narrées dans son français classique pimenté de réminiscences italiennes, en ont fait un classique de la littérature, monument érotique et témoignage de son époque, «la véritable encyclopédie du 18e siècle» écrit Blaise Cendrars. Sans regrets, ni conscience, ce récit relate sa vie «telle qu’elle fut: passionnée, dangereuse, avec des périodes de gueuserie, outrancière, amusante, vulgaire, insolente, effrontée, friponne, mais toujours pleine de ressort et d’imprévu» considère Stefan Zweig.
Giacomo G. Casanova – Histoire de J. Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohème (livre 1): En 1789, Casanova le séducteur, devenu vieux, malade et isolé, n’éveille plus l’intérêt des femmes. Bibliothécaire du comte de Waldstein à Dux, son emploi est une sinécure. Il y vivra ses treize dernières années où il se consolera en écrivant ses exploits de jeunesse. Ces souvenirs, écrits dans un français classique au style pimenté de réminiscences italiennes, deviendront un fascinant classique de la littérature, monument érotique et témoignage de son époque, « la véritable encyclopédie du 18e siècle» considère Blaise Cendrars.
Carteromaco (Fortiguerri Niccolò) – Richardet (tome 2) : Dans ce Tome 2 (chants XVI à XXX), Despine est enlevée par le Scric son père pour l’empêcher d’épouser le Chrétien Richardet. Elle s’échappe dans la forêt enchantée de Lirine où elle perd le souvenir de son amour. Richardet la retrouve mais le Scric la reprend et une sorcière l’enferme dans un donjon impénétrable. Délivrée à nouveau, une malédiction la transforme en tigresse et la transporte au loin. Richardet et ses amis la sauvent. Mariage et liesse.
Le Riccardietto de Fortiguerri (1738) est une parodie du Roland furieux de l’Arioste qui vise à en démonter les ressorts. En trente chants burlesques, Fortiguerri plonge Charles, Roland, Renaud, Astolphe et les autres dans un méli-mélo d’invraisemblables aventures dont les amours contrariées de la belle Despine et de Richardet sont le thème général. …
Carteromaco (Fortiguerri Niccolò) – Richardet (tome 1) : Le 18e siècle n’a pas éteint la querelle entre le roman et l’épopée (L’Arioste vs Le Tasse). En 1716, disputant avec des amis, Fortiguerri se fait fort de démontrer que l’écriture de l’Arioste n’est qu’une façon. Il commence alors le Riccardietto qui, en trente chants burlesques, accumule les aventures invraisemblables. Il sera publié en 1738 trois ans après sa mort. Caricaturant les héros-titulaires carolingiens (Charles, Roland, Renaud, Astolphe…), et les conjuguant à un Richardet à la recherche de sa Despine, d’abord en fuite, ensuite perpétuellement enlevée, Fortiguerri invente de nouvelles péripéties et enrichit le bestiaire monstrueux. Ferragus devient un moine luxurieux et la géographie reste d’une grande fantaisie. Le père de Despine (le Scric) ne cesse de l’arracher à Richardet pour la marier à d’autres et quand les sorciers qui l’aident sont vaincus et retournés, d’autres les remplacent. …
Tasso Torquato (Le Tasse) – La Jérusalem délivrée (tome 2) : Les dix derniers chants de la Jérusalem délivrée voient les exploits de Clorinde, tuée par son amoureux/ennemi Tancrède ; elle meurt dans ses bras. Mais le grand rôle est tenu par Armide. Après que Renaud ait délivré les chevaliers qu’elle avait ravis, captivée par lui, elle le capture et, pour jouir de leurs amours, le conduit dans un château enchanté à l’autre bout du monde. Mais la magie l’arrache à Armide qu’il laisse désespérée et furieuse (chants XV et XVI). Armide, pour se venger, rejoint l’armée du Soudan d’Égypte et, jouant à l’envers la scène de séduction qui, au chant IV, avait répandu la discorde chez les chrétiens, se promet à celui qui tuera Renaud. …
Tasso Torquato (Le Tasse) – La Jérusalem délivrée (tome 1) (Suite ferraraise vol. 7) : Oublions que le Tasse a désavoué et renié sa Jerusalem délivrée, oublions le poète maudit, oublions l’Arioste, oublions la longue guerre du roman et de l’épopée, oublions Goethe et Byron, oublions Chateaubriand et les croisades…oublions tout et lisons la Jérusalem. À Ferrare, une génération après l’Arioste, deux après Boiardo, nous retrouvons l’univers merveilleux de la littérature chevaleresque qu’ils ont illustré : des guerriers enragés ; des combats aussi sanglants qu’héroïques ; des femmes d’épée (la pâle Gildippe et la flamboyante Clorinde) ; une enchanteuse ravissante (dans les deux sens du mot) ; des magiciens et des esprits malfaisants (Ismen, diables) ou bienfaisants (ermites, anges) ; des miracles infernaux et célestes à foison ; l’inévitable (faux) ancêtre de la maison d’Este (Renaud, à la fois Achille et Roger)… …