Roman

Bernard Tristan – Amants et Voleurs

Bernard Tristan - Amants et Voleurs - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-Wells illustration Leo RauthBernard Tristan – Amants et Voleurs : « Il devait d’abord s’appeler : Héros misérables et Bandits à la manque, écrit Tristan Bernard en préface, mais c’était un peu long… et j’ai fini par lui donner ce titre d’Amants et Voleurs, qui ne s’applique pas à toutes les nouvelles du volume, et qui s’applique mal à quelques-unes. Ces amants débiles ne sont pas du modèle généralement adopté ; je crois cependant qu’il en existe sur la terre un certain nombre de cette faible trempe. Quant à ces voleurs, la plupart manquent évidemment d’énergie ; ils se comportent à peu près comme se fût comporté l’auteur, si les circonstances de sa vie l’eussent dirigé vers la carrière du crime. C’est le plus souvent le hasard, qui incline ces jeunes hommes au courage ou à la lâcheté, qui les pousse vers l’héroïsme ou vers l’infamie.. »

Quinze nouvelles qui « dressent le portrait d’assassins, de voleurs, d’escrocs et de tricheurs, bref une belle humanité ! C’est écrit sur un ton léger et plein d’humour où même les crimes les plus ignobles sont décrits comme la chose la plus naturelle qui soit. » (Corboland78, Babelio) Désuets, les personnages de Tristan Bernard ? Mais c’est le « Paris d’avant-guerre, la première guerre mondiale je précise, qui se dévoile avec ses quartiers plus ou moins mal famés, ses ruelles et ses boutiques vétustes, ses concierges qui ouvrent les portes de chez eux à l’aide d’un cordon, ses becs de gaz censés éclairer les rues, et ses apaches… Un Paris dans lequel Léo Malet a évolué et qu’il a restitué dans ses romans, mais déjà cela avait bien changé. » (Les lectures de l’Oncle Paul.)

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Bove Emmanuel – Départ dans la nuit

Bove Emmanuel - Départ dans la nuit - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Le bois de la GruerieBove Emmanuel – Départ dans la nuit : Des prisonniers de guerre dans un camp allemand… Après bien des hésitations, un petit groupe s’enfuit en tuant deux sentinelles. Mal commencée, cette fuite s’avère difficile, initiation « à la solitude et à la mort ». De dissensions en découragements le groupe s’égaille et le héros arrive seul en France. « Bove dépeint une humanité fondamentalement incapable de transcender sa faiblesse, un monde où la révolte est une illusion, une faiblesse supplémentaire. C’est ce qu’exprime le personnage de Départ dans la nuit et de Non-lieu. Ce dernier n’est pas moins velléitaire que ne l’étaient les personnages des romans précédents, cependant, alors que les autres étaient des velléitaires à priori, il se situe sur l’autre versant de la velléité. Il a, en effet, commis un acte, en l’occurrence le meurtre, d’ailleurs accidentel, de deux sentinelles allemandes. Or, cet acte, bien loin de le libérer, n’aboutit qu’à décupler son irrésolution. » (Élisabeth Poulet, Emmanuel Bove et ses ombres.)

Écrit pendant l’occupation Départ dans la Nuit est publié à Alger où se sont rendus Emmanuel Bove et sa femme. Avec Non-Lieu, ce furent ses dernières œuvres. Les deux livres peuvent être lues indépendamment ou à la suite car Non-Lieu (qui sera notre prochaine publication de cet auteur) reprend là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Malade, Emmanuel Bove décède à Paris du paludisme contracté en Algérie à peu près une année avant la publication de Non-Lieu.

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Sand George – Jacques

Sand George - Jacques - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary brouillard en EngadineSand George – Jacques : George Sand écrit ici un roman épistolaire dans le style de la Nouvelle Héloïse. Mais elle donne à un homme le rôle principal et analyse le sentiment amoureux, l’amitié, le mariage, l’éducation et l’égalité des sexes à partir de ses quatre personnages principaux : Fernande a 17 ans et va épouser Jacques, de près de 20 ans son aîné, sur le conseil de sa mère. Ce sera un mariage d’amour, les deux étant très épris. Mais très vite Fernande confie à son amie ses interrogations sur cet homme qui l’impressionne tant. Jacques, à son tour, se confie à Sylvia, une jeune femme recueillie autrefois, en qui il a une totale confiance et dont il serait tombé amoureux si elle n’était peut-être sa sœur… Sylvia, est aimée par Octave, mais elle l’éconduit, incapable d’amour dit-elle, et Octave, désespéré, va se tourner vers Fernande, qui finit par tomber amoureuse de lui « contre son gré » Dans tout cet imbroglio de sentiments, les quatre personnages, au caractère bien trempé et qui vivent la plupart du temps ensemble, restent d’une honnêteté incroyable et d’une franchise admirable. C’est le personnage de Jacques qui domine, avec son intelligence, sa capacité d’analyse froide des sentiments, sa perspicacité, sa grandeur d’âme, tout en étant follement amoureux de sa jeune femme. C’est lui d’ailleurs qui se sacrifiera…

Ce roman met en évidence les difficultés de communication dans le mariage, les différences de sentiments que peuvent éprouver les deux conjoints malgré l’amour, et l’absurdité de marier les très jeunes filles à des hommes qui ont déjà vécu plusieurs vies. On est au 19e siècle, mais tous les thèmes de notre société moderne y sont évoqués : le mariage, l’amour, l’amitié, la mort, l’éducation, l’égalité entre hommes et femmes, la difficulté de communication, bref, la vie.

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Ramuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers

Ramuz Charles Ferdinand - La Guerre aux Papiers - Bibliothèque numérique romande - Awesomoman Photo de feuRamuz Charles Ferdinand – La Guerre aux Papiers : « Ce fut une belle soirée : la Révolution dans le pays en avril 1802, quand on faisait la guerre aux papiers ».

Dans son dernier roman, paru en 1942, Charles Ferdinand Ramuz narre la révolte des Bourla-Papey (en patois franco-provençal vaudois : « Brûle-Papiers »), qui eut lieu en 1802 en terre vaudoise, dans le sillage de la Révolution française. Afin de lutter contre un retour aux anciens droits féodaux (prélèvement de la dîme notamment), des groupes de paysans de divers villages s’unissent pour procéder à la destruction de nombreuses archives seigneuriales et communales.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques. (source de cette biographie Wikipedia).

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Bernard Tristan – Le Taxi fantôme

Bernard Tristan - Le Taxi fantôme - Bibliothèque numérique romande maquette Laura Barr-WellsBernard Tristan – Le Taxi fantôme : La guerre, le première, vient de s’achever. Invité, Jacques tombe amoureux de Marie-Louise … qui n’y est pas insensible. Mais voilà ! sa famille s’opposerait à une alliance avec un jeune officier qui professe des discours anarchistes. Sauf que son père, historien de renom, est candidat à l’académie. S’il était élu, tout changerait… Cependant le père a un adversaire de taille, Pachol, le politicien véreux, qui ne recule devant rien pour recueillir des suffrages. Or voici qu’une série de cambriolages inexplicables essaime la province. À chaque fois, un mystérieux taxi est repéré dans les environs. Quels sont les buts de ce taxi fantôme et de ses occupants ? En quoi Jacques pourrait-il être impliqué ?

Suivi de huit nouvelles de police et de mystère : un guérisseur peut-il être plus efficace que le médecin du village ? Pour obtenir un poste convoité faut-il prier ou menacer ? Des « bleus » qui mettent en cause un politicien connu seraient-ils des faux ? Trois jeunes meurtriers pourraient-ils être des victimes, manipulées. Que faire lorsque l’on se trouve isolé dans le compartiment d’un wagon sans couloir avec un meurtrier qui opère dans les trains ? La philatélie est-elle recommandée à un employé de banque victime d’un vol à l’américaine ?

Proche de Léon Blum, Jules Renard, Lucien Guitry, Paul Gordeaux, Marcel Pagnol, et de bien d’autres, célèbre pour ses jeux de mots, ses mots croisés et son théâtre de boulevard, écrivain-chroniqueur-sportsman-gastronome, Tristan Bernard fut aussi un écrivain romanesque à succès. Il contribue au genre policier par son recueil Amants et Voleurs (1905) et plusieurs autres romans. Tristan Bernard règnera aussi sur le cyclisme, l’automobilisme, le tourisme. Arrêté comme juif en 1943 et interné à Drancy, il échappe de peu à la déportation.

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Proust Marcel – Sodome et Gomorrhe – À la recherche du temps perdu 4

Proust Marcel – Sodome et Gomorrhe - À la recherche du temps perdu 4 - Bibliothèque numérique romande - Camille Pissarro Jardin des Tuileriesun après-midi d'hiverProust Marcel – Sodome et Gomorrhe – À la recherche du temps perdu 4 : « Le narrateur surprend les ébats amoureux du baron de Charlus avec Jupien le giletier. Une solide et durable liaison va s’établir entre les deux hommes, Jupien devenant le protégé de Charlus qui en fait son secrétaire particulier. Le narrateur devient un des fidèles des salons de la haute aristocratie du faubourg Saint Germain, fasciné  par cette société, son mode de vie, ses excès. Il fréquente également le salon des Verdurin avec assiduité au point de se sentir parfaitement à l’aise dans ce milieu mondain et artificiel. En même temps, il lui arrive de prendre conscience, qu’entraîné dans un tourbillon de mondanités il en oublie les autres et même sa grand-mère qui était il y a peu un des êtres qu’il chérissait le plus mais ses remords sont de courte durée. Puis le narrateur fait, avec sa mère, un nouveau séjour à Balbec, dont il redécouvre les lieux avec nostalgie. Il y retrouve Albertine et leurs relations souvent orageuses. Il s’interroge sur ses propres sentiments jusqu’au jour où il la surprend dansant de façon équivoque avec son amie Andrée. Est-elle attirée par les femmes ? Désormais, taraudé par le doute et la jalousie il se montre souvent odieux avec Albertine qui souffre de cette  attitude et lui reproche sa dureté. Le narrateur est partagé entre le plaisir d’être avec elle et l’envie subite de mettre fin à cette liaison pour retrouver sa liberté. À l’issue de longues tergiversations, il annonce brutalement à sa mère qu’il va épouser Albertine. » (Proust, ses personnages)

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Les sept volumes de À la recherche du temps perdu en un seul ePUB  (3,7 Mo)

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Ramuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie

Ramuz Charles Ferdinand - Farinet ou la fausse monnaie - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie SavaryRamuz Charles Ferdinand – Farinet ou la fausse monnaie : Farinet est en prison à Sion pour délit de fausse monnaie en Italie. Il s’en échappe et retourne dans son village de Mièges près de Sierre où il reprend son activité clandestine. Il tient d’un vieux montagnard le secret de mines d’or d’où il tire le métal précieux sous forme de poudre. Anarchiste et charmeur, ce n’est pas un simple faux-monnayeur: il a des idées très élevées justifiant son activité: la liberté individuelle est plus importante que l’État et les lois. Il reproche au gouvernement la mauvaise qualité de ses pièces d’or, alors que les siennes sont d’un meilleur alliage. Plutôt que de vendre son or en poudre, il fabrique des pièces pour avoir «une chose pas seulement d’aujourd’hui, ni d’hier ou de demain, mais de toujours». Ses concitoyens, à qui il donne nombre de ses pièces, l’admirent, le protègent, l’aident à berner les gendarmes. Mais ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille, et la traque se terminera haut dans la montagne, au bord de l’abîme. Publié en 1932, ce roman est basé sur la vie du vrai Joseph-Samuel Farinet (1845-1880), contrebandier et faux-monnayeur, devenu une légende en Valais pour sa lutte contre l’étatisme et ses aberrations.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

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Bernard Tristan – Mathilde et ses mitaines

Bernard Tristan - Mathilde et ses mitaines - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-Wells photos Jeanne Menjoulet Albin OlssonBernard Tristan – Mathilde et ses mitaines : Mathilde ne paie pas de mine : « une espèce de paysanne du Morvan, au teint basané, aux durs yeux noirs, pas très fins au premier abord ». Mais lorsqu’il s’agit d’enquêter bien peu des collègues de son mari, l’inspecteur Gourgeot de la Sureté, ne peuvent l’égaler. Justement, il se passe de drôles d’évènements à Belleville. Une bande d’apaches rode dans le quartier et une jeune femme se fait agresser sous les fenêtres de Firmin, un étudiant tranquille. Il la recueille, la soigne mais elle n’a rien de plus pressé que de le quitter, poliment, mais définitivement… Au grand dépit de Firmin sur lequel elle a laissé une impression… forte. Et lorsqu’il visite, le lendemain, le magasin qu’elle lui a montré, il apprend que les locataires viennent de vider les lieux. Pour la retrouver, il s’adresse à Mathilde et à son mari. Mais ce couple d’enquêteurs ira, avec Firmin, de surprise en surprise : un cadavre qui disparaît, des passages souterrains, une infirmière qui se révèle un homme, des morts qui sont toujours vivants et bien d’autres découvertes les entraineront sur la piste de dangereux criminels.

Des descriptions et des situations rocambolesques qui servent heureusement une intrigue peut-être un peu décousue où le personnage de Mathilde préfigure le type de femme détective amateur un peu farfelue qu’on retrouvera plus tard chez Erle Stanley Gardner et quelques autres (Wikimédia). « Sous la plume alerte de Tristan Bernard, le Paris d’avant-guerre, la première guerre mondiale je précise, se dévoile avec ses quartiers plus ou moins mal famés, ses ruelles et ses boutiques vétustes, ses concierges qui ouvrent les portes de chez eux à l’aide d’un cordon, ses becs de gaz censés éclairer les rues, et ses apaches… Un Paris dans lequel Léo Malet a évolué et qu’il a restitué dans ses romans, mais déjà cela avait bien changé. » (Les lectures de l’Oncle Paul.)

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Ramuz Charles Ferdinand – Derborence

Derborence - Charles Ferdinand Ramuz - Bibliothèque numérique romande Sylvie Savary Massif des DiableretsRamuz Charles Ferdinand – Derborence : En été 1714, un pan entier de la montagne s’écroule sur l’alpage de Derborence, ensevelissant hommes et troupeaux. Un seul berger, Antoine, parvient à survivre « là-haut » quelques semaines, avant de redescendre au village, telle une ombre effrayante. Pour les habitants, ça ne peut être qu’un esprit, une âme égarée, car personne ne peut avoir survécu à pareille catastrophe. Sa jeune femme Thérèse saura-t-elle le ramener parmi les vivants ? « Derborence, c’est d’abord un peu d’hiver qui vous vient contre en plein été, parce que l’ombre y habite presque toute la journée, y faisant son séjour même quand le soleil est à son plus haut point dans le ciel. Et on voit qu’il n’y a plus là que des pierres, et des pierres, et encore des pierres. »

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité. Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne. (source Wikipedia.) Plusieurs de ses romans feront l’objet d’adaptations cinématographiques, dont Derborence avec un film de Francis Reusser.

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Sue Eugène – Miss Mary ou l’institutrice (tome 3)

Sue Eugène - Miss Mary ou l'institutrice 3 - Bibliothèque numérique romande - Châteauform  Château des RotoirsSue Eugène – Miss Mary ou l’institutrice (tome 3) suivi de Un Drame d’hier : Mary est décidée à mettre fin à son emploi ! Et son financé, Henry Douglas, est venu en France pour la ramener dans sa famille. Mais, dénoncée par Madame Pivolet, l’intendante du domaine et son ennemie jurée, elle a été surprise par Madame de Morville au cours d’un rendez-vous nocturne en tête à tête avec M. de Morville. Réussira-t-elle à se justifier ? Et apprenant que sa venue a poussé l’oncle de son élève à la déshériter, ainsi que son frère, pourra-t-elle déloger l’ogre de la Botardière dans son repaire et le convaincre de renoncer à sa cruelle détermination ?

Dans Un Drame d’hier, une femme ambitieuse recherche les hommages de son entourage. Son mari supporte mal la situation et sa santé, comme son art, sont mis à mal par cette épouse peu fidèle. Jusqu’où ira Madame Bergeval et quels interdits finira-t-elle par briser ?

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