Roman

Dumas Alexandre – La Marquise d’Escoman (deuxième série)

Dumas Alexandre - La Marquise d'Escoman 2 - Bibliothèque numérique romande - Partick Giraud Château de ChâteaudunDumas Alexandre – La Marquise d’Escoman (deuxième série) : Emma d’Escoman et Louis de Fontanieu s’avouent leur mutuel amour. Les amoureux décident de tout quitter pour vivre ensemble. Emma hésite à vivre ainsi « dans le péché » mais avant qu’elle puisse concrétiser sa résolution le marquis d’Escoman survient et surprend les amants. Jugée, Emma renonce à sa fortune et Louis loue un gîte à la campagne. Bien vite l’argent vient à manquer et il faut travailler. Et l’amour de Louis s’attiédit. C’est alors que survient son ancienne maîtresse…

« Les personnages sont superbement bien décrits, leurs sentiments et leurs comportements ne nous laissent pas indifférents: Louis, instable et dont le désir s’étiole une fois qu’il a obtenu ce qu’il voulait; Emma dont la noblesse de cœur est telle que, pour que Louis ne se sente pas inférieur à elle, elle laisse toute sa fortune à son mari; la gouvernante, qui aime Emma comme sa fille et ferait tout pour son bonheur, et même des choses contraires à ses convictions; Marguerite et ses jalousies, ses haines de femme meurtrie dans son amour propre et ses désirs de revanche par rapport à sa position sociale… Tous ces portraits nous montrent une fois de plus la grande connaissance de la nature humaine de l’auteur. On se laisse donc prendre à cette histoire d’autant plus que Dumas comme il sait si bien le faire, par de petits mots parsemés au gré des chapitres, nous amène à pressentir que cela ne va pas se passer sans douleur… » (Nicole Vougny, La Marquise d’Escoman, dumaspere.com)

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Rosny aîné J.-H. – La Mort de la Terre Contes

Rosny aîné J.-H. - La Mort de la Terre Contes - Bibliothèque numérique romande - Frodosleveland Vue du désert d'AtacamaRosny aîné J.-H. – La Mort de la Terre Contes : Dans un lointain futur, l’ère « radio-active » a détruit la terre. Après avoir proliférés, les humains ne survivent que dans de rares oasis au milieu d’un immense désert inhabitable : « La planète laissa prospérer l’homme : son règne fut le plus féroce, le plus puissant (…) Il fut le destructeur prodigieux de la vie. Les forêts moururent et leurs hôtes sans nombre, toute bête fut exterminée ou avilie. Et il y eut un temps où les énergies subtiles et les minéraux obscurs semblèrent eux-mêmes esclaves ; le vainqueur capta la force mystérieuse qui a assemblé les atomes » Mais Targ aime Érê. Sa vigueur tranche avec l’apathie des humains survivants qui s’abandonnent à l’inéluctable fatalité de leur extinction.

« Un signal d’alarme centenaire dont les idées sont pourtant plus que jamais d’actualité… « L’ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. (…) maints savants prédisent (…) mais quel effet pouvaient avoir ces prédictions sur des peuples qui voyaient des glaciers couvrir leurs montagnes, des rivières sans nombres arroser leurs sites, d’immenses mers battre leurs continents ? » » (Madspirit, 05.08.2016, Babelio)

Suivi d’une trentaine de contes – contes fantastiques ou contes de la vie ordinaire – dans lesquelles Rosny aîné nous narre des atrocités comme des sacrifices, de la reconnaissance comme de l’ambition, du machiavélisme comme de l’innocence dont les héros restent profondément humains.

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Dumas Alexandre – La Marquise d’Escoman (première série)

Dumas Alexandre – La Marquise d'Escoman (première série) - Alexandre Dumas - Bibliothèque numérique romande - Patrick Giraud Château de ChâteaudunDumas Alexandre – La Marquise d’Escoman (première série) : Peut-on mourir d’amour ? Emma a été  orpheline très jeune mais elle jouit une fortune intéressante. Raoul d’Escoman, un joueur qui entretien une maîtresse, est ruiné. Sur le conseil de son notaire, il épouse Emma. Pour Raoul ce mariage n’est qu’une formalité et Emma, qui désespère d’attirer  l’attention de son mari, n’est là que pour payer les dettes de jeu. Il lui présente Louis de Fontanieu, le nouveau secrétaire du préfet qui l’a épargné à l’occasion d’un duel. Coup de foudre de Louis puis d’Emma. Mais Louis est, lui aussi, volage… La santé d’Emma commence à s’altérer.

« Ce qu’il y a de formidable avec Dumas, c’est qu’après avoir lu bon nombre de ses romans, on arrive encore à en dénicher un, très peu connu, et à le trouver passionnant! Voici en effet, une histoire romantique à souhait, avec des personnages variés et profonds et qui reflète parfaitement le mal-être et le mauvais goût d’une époque. Plus précisément, les années qui ont suivi la révolution de 1830, dans laquelle la jeunesse avait mis tant d’espoir avant de se rendre compte très vite que rien n’avait changé. Une époque où le jeu était devenu un moyen d’existence, le vin une drogue et les femmes un prétexte à sentiment… » (Nicole Vougny, La Marquise d’Escoman, www.dumaspere.com)

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Ramuz Charles Ferdinand – Vie de Samuel Belet

Ramuz Charles Ferdinand - Vie de Samuel Belet - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Lavaux et LémanRamuz Charles Ferdinand – Vie de Samuel Belet : Samuel Belet est un jeune valet de ferme dans le canton de Vaud. À la suite d’un amour malheureux, il devient domestique de campagne et travaille pour différents patrons, d’abord en Suisse, puis en Savoie où il apprend, sur le tas, le métier de maçon et de charpentier. Il paraît indifférent à tout et reste confiné dans son chagrin d’amour. Quand son compagnon charpentier le convainc d’aller avec lui à Paris, il part tenter sa chance et vivra là-bas plusieurs années de petits boulots et de galère. Lorsqu’éclate la guerre entre la France et la Prusse, Samuel revient sur les bords du lac Léman et épouse Louise, une jeune femme veuve, mère d’un petit enfant de 6 ans. Ce sera une période de bonheur, avant une nouvelle épreuve, la plus terrible.

Œuvre poétique et délicate, écrite par Ramuz pendant son long séjour à Paris, Vie de Samuel Belet met en scène un homme du peuple, tourmenté, attaché à sa terre et à son lac. Confronté à de nombreuses épreuves durant sa jeunesse, Samuel Belet devra aller au bout de lui-même pour trouver finalement la paix intérieure et comprendre que l’amour véritable est celui qui ne réclame rien pour soi.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité. Il décédera en 1947 à Pully, près de Lausanne.

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Gaskell Elizabeth – Cousine Phillis et autres nouvelles

Gaskell Elizabeth - Cousine Phillis et autres nouvelles - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Maison de Jesmond Newcastle-u-T.Gaskell Elizabeth – Cousine Phillis et autres nouvelles :

Cousine Phillis : Paul Manning, un jeune ingénieur, est amené à faire la connaissance d’une branche de sa famille qu’il ne connaît pas. Il tombe immédiatement sous le charme de sa jolie cousine Phillis. Le malheur viendra… Avec une originalité certaine, Elisabeth Gaskell fait le portrait d’une jeune fille idéale brisée par l’amour et l’inconstance d’un homme. La douce résignation et l’apaisement auquel elle se force après sa grande émotion sont dépeints avec précision et sensibilité. C’est aussi un témoignage sur le mode de vie rural de l’Angleterre à l’époque victorienne, par une auteure de la génération qui suit Jane Austen.

L’œuvre d’une nuit de mai décrit la descente aux enfers d’une famille, jusqu’alors aisée et heureuse, d’un attorney de province, M. Edward Wilkins. Après avoir perdu son épouse, il reste avec sa fille Ellenor, alors âgée de six ans, qui représente tout pour lui : récit du destin inéluctable qui transforme une vie idéale en cauchemar, adouci toutefois par la noblesse de caractère d’Ellenor et la fidélité de Dixon.

Dans Le héros du fossoyeur, deux hommes, assis sur le mur d’un cimetière en viennent à se poser la question « Comment définiriez-vous un héros ? » Après avoir tenté plusieurs définitions, ils entendent le fossoyeur s’approcher et leur demander la permission de leur raconter une histoire.

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Ramuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne

Ramuz Charles Ferdinand - La Grande Peur dans la Montagne - Bibliothèque numérique romande - F. Chaurel Sex Rouge vu des Prèzes-d'en-basRamuz Charles Ferdinand – La Grande Peur dans la Montagne : Les pâturages du plateau qui surplombe Sasseneire sont-ils maudits ? Dans ce petit village des Alpes du Valais suisse, de la bonne herbe est ainsi laissée à l’abandon. Que s’est-il passé il y a vingt ans ? Les anciens en parlent avec effroi comme d’un grand malheur. Nul, après tout ce temps, ne sait plus ce qu’a vraiment été cette histoire de maladie de bêtes dont les détails sont perdus.

La jeunesse balaie les anciennes peurs et décide que ces pâturages doivent à nouveau être utiles aux bêtes du village. Une nouvelle expédition à l’alpage est décidée avec un petit groupe d’hommes : Le Maître, son neveu Barthélémy, seul « rescapé de la précédente expédition » et qui se croit à l’abri avec son petit papier magique, Romain , Julien, un jeune amoureux, et enfin Clou. La désapprobation des anciens n’y changera rien et leurs avertissements resteront lettre morte. La vie s’organise au chalet d’alpage planté au milieu d’un décor que C. F. Ramuz nous décrit avec talent. Avec lui, la montagne devient un personnage à part entière, elle s’anime avec sa grandeur et sa puissance qui domine les hommes. La montagne a ses secrets et ses mystères qui nous fait nous sentir bien petits et à la merci des éléments. Peu à peu la peur tisse sa toile dans le groupe. Y a-t-il vraiment une malédiction attachée à cette terre ? Les anciens avaient-ils raison ? La nature ne laissera aucun répit aux hommes présents là-haut, ni la maladie. Une lente descente aux enfers personnelle et collective. La nature est-elle plus forte que les hommes qui ne peuvent que l’écouter et rester humbles ?

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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Proust Marcel – La Prisonnière – À la recherche du temps perdu 5

Proust Marcel - La Prisonnière - À la recherche du temps perdu 5 - Pierre Auguste Renoir Femme lisant sur un bancProust Marcel – La Prisonnière – À la recherche du temps perdu 5 : « Albertine s’est installée dans l’appartement du narrateur. La vie des deux jeunes gens s’organise peu à peu aux côtés de la fidèle Françoise. Depuis quelque temps, le narrateur soupçonne Albertine d’être attirée par les femmes. Maladivement jaloux, il instaure auprès d’elle une surveillance de tous les instants, dans la crainte qu’elle ne donne des rendez-vous à des femmes. Il est bien conscient qu’Albertine peut avoir parfois l’impression d’être sa prisonnière. Le jeune homme retourne chez les Verdurin où il retrouve avec plaisir les membres du petit clan. Avec le temps, ses relations avec Albertine passent par des hauts et des bas. Son amour pour elle nourrit une jalousie qui le rend malheureux, surtout quand elle paraît lui échapper et qu’il la sent alors comme étrangère. Entre eux, les disputes se font de plus en plus fréquentes et violentes. Il arrive de plus en plus souvent à Albertine d’avoir l’air las et triste, comme si elle vivait dans une prison, et de montrer des signes d’impatience, tout en se défendant d’être malheureuse. Un matin, Françoise entre brutalement dans la chambre du narrateur et lui annonce qu’Albertine a demandé ses malles et quitté l’appartement au petit matin. » (Proust, ses personnages)

Cinquième tome d’À la recherche du temps perdu, La Prisonnière a été publié en 1923, un an après le décès de l’auteur.

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Les sept volumes de À la recherche du temps perdu en un seul ePUB  (3,7 Mo)

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Ramuz Charles Ferdinand – Aimé Pache peintre vaudois

Ramuz Charles Ferdinand - Aimé Pache peintre vaudois - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Lac Léman vu de BelmontRamuz Charles Ferdinand – Aimé Pache peintre vaudois :

Aimé Pache est un enfant solitaire. Attiré par le dessin, on l’envoie prendre des leçons chez un professeur auquel il obéit sans plaisir. Son refuge : un espace au-dessus de l’ancien four banal, qu’il aménage comme un mini-atelier. L’école n’est pas son fort, mais il obtient néanmoins son baccalauréat. Sa mère voudrait qu’il devienne pasteur, comme c’est l’habitude dans les familles de campagne aisées. Mais sa vocation s’est inscrite au plus profond de lui : il veut devenir peintre. Son père tempête, les études payées à son fils n’ayant « servi à rien ». Docilement, il s’inscrit à l’université, mais la mort de son père le libère enfin : il part pour Paris. Une nouvelle étape de vie qui lui permettra de se révéler à lui-même et de pouvoir rentrer au pays réconcilié avec son passé et surtout en paix avec ses démons et ses remords.

Il eut le bonheur de naître planté profond en terre, et nourri de profond, comme un arbre avec ses racines. Il y en a qui sont seulement posés dans un pays. Lui, quand on lui demandait : « D’où es-tu ? » il pouvait répondre : « Je suis d’ici depuis toujours. »

Ramuz dédie ce récit de la vocation d’un artiste à son ami et peintre René Auberjonois. Il se souviendra lui-même de ses années d’apprentissage, écrivant dans son Journal « c’est Paris qui vous apprend, sous peine de mort, à être vous-même ».

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité. Il décédera en 1947 à Pully, près de Lausanne.

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Bove Emmanuel – Non-Lieu

Bove Emmanuel - Non-Lieu - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton L'Yser étude Bove Emmanuel – Non-Lieu : Arrivé en France, le héros de Départ dans la nuit et de Non-Lieu retrouve sa famille et ses amis. Mais il ne trouve qu’indifférence et hostilité. Pour la première fois, l’Occupation, jusque-là absente des romans d’Emmanuel Bove, est à l’origine du récit, mais elle est vite dépassée par les sentiments propres la solitude et la persécution que ressent le héros. « Bove utilise remarquablement dans ses derniers livres cette dérive psychique du personnage qui sombre peu à peu dans la paranoïa pour figurer une société malade de l’Occupation. Dans tous, les individus se livrent, parfois jusqu’à la perversion, à un jeu périlleux entre lucidité et mensonge, entre réel et imaginaire. Bove touche donc à ces zones ténébreuses qui habitent l’homme, ces parages qu’Edmond Jaloux qualifiait « d’entre chien et loup » (Marie-Thérèse Eychart La Lumière sombre d’Emmanuel Bove, Europe nov-déc 2003)

Publié en 1946, un an après le décès d’Emmanuel Bove ce livre reprend l’action là où s’est arrêté Départ dans la Nuit. Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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Ramuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas

Ramuz Charles Ferdinand - Si le soleil ne revenait pas - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells cirque de Creux de Champ le matinRamuz Charles Ferdinand – Si le soleil ne revenait pas : Dans un hameau du valais suisse, adossé à la montagne, le soleil n’est pas directement visible, caché par les crêtes, d’octobre à avril. Cet hiver-là, Anzevui, le vieux guérisseur, un peu sorcier, consulte un vieux livre et annonce que le soleil s’éteindra au printemps. Il faut dire que des signes sont là, de la guerre d’Espagne à une météo exceptionnelle. La menace de mort qui plane dans la petite communauté va bouleverser le comportement de ses membres. Certains cèdent à la panique, d’autres font des réserves et les jeunes gens se moquent du vieillard. Seule, Isabelle va se dresser contre la fatalité.

Une écriture volontairement rocailleuse et un impressionnant travail sur la syntaxe et le vocabulaire pour restituer le parler des gens d’alors. Cette édition numérique, réalisée à partir de la numérisation du Groupe des ebooks libres et gratuits, l’adapte et se conforme à la version révisée par l’auteur de 1941 (Mermod). Adapté au cinéma par Claude Goretta.

Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudoisJean-Luc persécuté).  En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité.

Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.

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