Société

Sue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 3)

Sue Eugène - Les MIsères des Enfants trouvés 3 - Bibliothèque numérique romandee - Mbzt Hôtel Dieu - Paris IVSue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 3) (Autre titre : Martin l’enfant trouvé, ou les mémoires d’un valet de chambre) :  Grâce à Claude Gérard, Martin a trouvé une place de secrétaire à Paris. Mais, à Paris, … tout va de travers ! Désespéré,  et sans travail dans un Paris où, l’hiver, les places sont rares, Martin se résoudra-t-il à des combines ? Sinon, quoi d’autre ? la mort ?

Finalement il retrouvera Bamboche et Basquine non sans difficultés. Il reverra aussi Régina, l’amour de sa jeunesse. Mais pourra-t-il prévenir les dangers qui la menacent ?

« Les Mystères, ainsi que Le Juif errant et Les Misères des enfants trouvés ne sont pas étrangers à la révolution de 1848. L’augmentation des salaires, l’égalité des femmes, la cogestion dans l’entreprise, le droit à l’éducation et à la culture, l’abolition de l’esclavage (Atar Gull) sont les thèmes romanesques d’Eugène Sue. Ponson du Terrail et Alexandre Dumas (Les Mohicans de Paris,…) prendront le relais de Sue en inquiétant moins, par leur contenu, le pouvoir impérial… » (Eugène Sue À Paris et en Sologne, terredesecrivains.com.)

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Sue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 2)

Sue Eugène - Les Misères des Enfants trouvés 2 - Bibliothèque numérique romande - Jean-François Raffaëlli L'Orchestre des AcrobatesSue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 2) : Dans la troupe de saltimbanques de La Levrasse et du Major, Martin et Bamboche font la connaissance de Basquine – dont Bamboche est tombé amoureux – et de l’homme-poisson, Léonidas Requin. Exploités et maltraités les trois enfants se vengent de leurs bourreaux et s’enfuient. Mais que peuvent faire des mineurs seuls dans les campagnes de France ? Après bien des péripéties, Martin est recueilli par Claude Gérard un instituteur de village qui mène, comme tous ses collègue, une existence misérable et enseigne, avec les bêtes, dans une écurie. Car les notables et l’église tentent, par tous les moyens, d’empêcher l’éducation populaire. Mais Martin rêve de retrouver ses camarades d’enfance…

« Les Mystères, ainsi que Le Juif errant et Les Misères des enfants trouvés ne sont pas étrangers à la révolution de 1848. L’augmentation des salaires, l’égalité des femmes, la cogestion dans l’entreprise, le droit à l’éducation et à la culture, l’abolition de l’esclavage (Atar Gull) sont les thèmes romanesques d’Eugène Sue. Ponson du Terrail et Alexandre Dumas (Les Mohicans de Paris,…) prendront le relais de Sue en inquiétant moins, par leur contenu, le pouvoir impérial… » (Eugène Sue À Paris et en Sologne, terredesecrivains.com)

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Sue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 1)

Sue Eugène - Les Misères des Enfants trouvés 1 - Bibliothèque numérique romande - J. P. Le Ridant ÉtangSue Eugène – Les Misères des Enfants trouvés (tome 1) (Autre titre : Martin l’enfant trouvé, ou les mémoires d’un valet de chambre) : Nous sommes en 1845 en Sologne. Le petit peuple cultive des terres qui ne rendent pas beaucoup car elles sont marécageuses. Les animaux n’ont pas assez de nourriture pour être de bonne production. Les gens de la terre, mal nourris et victimes des fièvres, n’ont pas droit au produit de la terre qu’ils cultivent.

À côté d’eux, vivent les riches: ils organisent des chasses, éblouissent les notables par de grandes réceptions et visent la députation. Et ils n’oublient pas d’encaisser les fermages de leurs métayers. Ainsi le comte Duriveau et son fils, propriétaires de vastes terres en Sologne, blasés et impitoyables…

Mais dans ce « meilleur des mondes » campagnard, quelques grincements souterrains agitent la tranquillité des nantis. Bête-Puante, le braconnier qui distribue sa chasse aux miséreux, est partout et semble tout savoir… Bamboche, le forçat, s’est échappé et rode dans la forêt. Et que fait Martin, l’énigmatique valet qui semble si bien connaître le roi ? Et, enfin, Bruyère la charmée, qui donne de si bons conseils à ses «pratiques» a-t-elle vraiment fauté ? Beaucadet, le gendarme, ne pense qu’à mettre la main sur tous ces criminels… Pour comprendre les fils de l’intrigue, il nous faudra remonter le temps alors que ces enfants orphelins, avec l’homme-poisson Léonidas Requin, brulaient les planches du cirque de leur maître, La Levrasse …

Un cadre rural pour ce roman social d’Eugène Sue qui est la réimpression sous un nouveau titre de Martin l’enfant trouvé, ou les mémoires d’un valet de chambre paru en 1846-1847. Eugène Sue connaît bien la Sologne pour s’y être retiré, ruiné, dans le château de Souesmes. Candidat malheureux à la députation dans le Loiret en 1848, battu par les conservateurs effrayées par les mouvements des grandes villes, il se présente, en 1850, à une élection partielle en remplacement d’un socialiste contraint à l’exil.

« Les Mystères, ainsi que Le Juif errant et La Misère des enfants trouvés ne sont pas étrangers à la révolution de 1848. L’augmentation des salaires, l’égalité des femmes, la cogestion dans l’entreprise, le droit à l’éducation et à la culture, l’abolition de l’esclavage (Atar Gull) sont les thèmes romanesques d’Eugène Sue. Ponson du Terrail et Alexandre Dumas (Les Mohicans de Paris,…) prendront le relais de Sue en inquiétant moins, par leur contenu, le pouvoir impérial… » (Eugène Sue À Paris et en Sologne, terredesecrivains.com)

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Vuille Nancy-Marie (André Gladès) – Résistance

Vuille Nancy-Marie (André Gladès) - Résistance - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Pied du Jura depuis AvusyVuille Nancy-Marie (André Gladès) – Résistance : Une fugue d’adolescente  ! À dix-huit ans, Christine étouffe à Belle-Aigue (Divonne-les-Bains ?) une petite ville coincée entre Alpes et Jura où les conventions sont si prégnantes. Dans sa famille nul ne sait exprimer sa tendresse et la seule approbation qu’elle y ait jamais reçue était « de n’être pas blâmée. » Éperdument amoureuse de Lionel, un jeune irlandais rencontré aux Thermes, elle brave l’opposition de sa famille – qui s’est renseignée sur le prétendant mais n’en informe pas sa fille, trop jeune pour comprendre – et s’enfuit avec lui. Elle ne tarde pas à regretter son erreur…

Mais, à la fin du 19ème siècle, une femme qui « fauté » et compromis ainsi son honneur commet un acte « qui ne peut pas plus s’oublier que s’effacer ». Et Christine, refuse de  retourner vivre auprès de cet homme qui lui offre la « réparation » par un mariage que les familles ont arrangées. Désormais en marge de la société, Christine va tenter de refaire sa vie et, au prix de nombreuses privations, réaliser son rêve de devenir médecin. Mais avec quel mépris sont considérées ces jeunes étudiantes qui forcent les portes de la faculté ! Christine parviendra à ses fins mais réalisera la fragilité de la position d’une femme seule et indépendante dans la société d’alors.

Bien en avance sur son temps, Nancy-Marie Vuille dénonce avec vigueur l’ostracisme social  qui frappe, à la fin du 19ème siècle, les « filles-mères » et n’accorde aux femmes aucune réparation à une erreur de jeunesse.  Elle décrit la prise de conscience progressive de Christine et le combat que doivent mener les femmes qui souhaitent travailler et réaliser seules leur indépendance.

Née à Neuchâtel en 1867 dans une famille bourgeoise, Nancy-Marie Vuille grandit à Genève et suit les cours d’Édouard Rod à l’université dès 1886. Elle noue des liens privilégiés avec lui, et il la conseillera et la soutiendra dans ses activités littéraires tout au long de sa vie. En 1893, elle s’installe avec son père et sa sœur à Paris et, en plus de nombreuses traductions, elle publie trois romans Au gré des choses (1895), Résistance (1898) et Le stérile sacrifice (1901), signant du pseudonyme d’André Gladès, du nom de jeune fille de sa mère. Elle ne reviendra à Genève que pour accompagner sa mère dans sa longue agonie, ce qui la marquera profondément. Elle succombera elle-même à la maladie en 1906.

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Bove Emmanuel – Mémoires d’un homme singulier

Bove Emmanuel - Mémoires d'un homme singulier - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton Les toits, rue MériméeBove Emmanuel – Mémoires d’un homme singulier : Fils d’une fille pauvre abusée par un militaire, le narrateur s’interroge, à quarante ans, sur sa vie et son destin : « Je vous supplie, mon Dieu, de me donner un but dans la vie. » Singulier, il revendique son altérité quitte à forcer le trait, se faire un masque grimaçant ou marcher à cloche pied.

Achevé en 1939 et marqué par la perspective de la guerre, ce roman à caractère biographique, voire autobiographique, est « le plus proche [d’Emmanuel Bove] et c’est là ce qui lui donne un accent poignant,  […] Dans ce « non-cerné » [de la psychologie du héros, je vois] un charme et un caractère essentiel du livre ». (Marcel Arland, lettre à Emmanuel Bove) La banalité et la médiocrité, la pauvreté, le malheur tranquille sont omniprésents, mais Bove surpasse cette monotonie en l’érigeant en style d’écriture innovant, qui a fait dire à plusieurs critiques qu’il était un précurseur du « Nouveau Roman ».

Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l’oubli, et d’être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

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Malot Hector – L’Auberge du Monde 4 Thérèse

Malot Hector - L'Auberge du Monde 4 Thérèse - Bibliothèque numérique romande - Arnaud Durbec Construction d'une barricade place Blanche le 19 mars 1871Malot Hector – L’Auberge du Monde 4 Thérèse : Après avoir fui sa folle passion pour la marquise de Lucillières et échappé à deux mariages qu’on voulait lui imposer – avec Carmelita d’abord, puis avec Ida, Édouard Chamberlain retrouve Paris en pleine agitation devant l’arrivée probable des Prussiens qui encerclent la ville : l’action se déroule en effet dès août 1870, au cours du « siège de Paris ». Au milieu de la foule, le colonel Chamberlain retrouve par hasard son oncle Antoine et sa cousine Thérèse, qui reviennent d’Allemagne où ils avaient dû passer quelques années terribles de misère et de souffrance. Pour les protéger, Édouard offre de les héberger dans sa vaste et luxueuse demeure. Il redécouvre les sentiments qu’il avait déjà pour Thérèse quelques années auparavant et souhaite passionnément l’épouser. Mais Thérèse est promise à Michel, un fidèle compagnon de son père, qu’elle aime comme un frère, sans pourtant avoir envie de devenir sa femme. Les deux hommes s’enrôlent pour aller défendre Paris et laissent Thérèse chez le colonel où elle est chargée de recueillir et soigner les blessés. Il est question d’honneur, d’amour, de bravoure, de fidélité… Puis arrive la Commune de Paris…. Qui va finalement épouser Thérèse ?

Écrite 3 ans avant le célèbre roman « Sans Famille », L’Auberge du Monde est un quadrilogie passionnante, qui dénonce l’arrivisme et la toute-puissance de l’argent.

Hector Malot (1830-1907) fut un écrivain prolifique : une soixantaine de romans qui connurent de son vivant et jusque dans les années 1930 un grand succès et furent traduits dans de plusieurs langues. Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, Malot représente la société contemporaine : Paris et la province, notamment sa chère Normandie, les différentes classes sociales et plus particulièrement la bourgeoisie. (Source Wikipédia).

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Dumas Alexandre – Filles, lorettes et courtisanes

Dumas Alexandre - Filles, lorettes et courtisannes - Bibliothèque numérique romande - Toulouise-LautrecDumas Alexandre – Filles, lorettes et courtisanes : « [J]e préviens ceux qui voudront bien perdre leur temps à lire les pages suivantes qu’elles ne sont point écrites pour les demoiselles qui sortent du couvent. » Ce clin d’œil complice, adressé à un lecteur avant tout masculin, donne d’emblée le ton de ce petit livre consacré à un phénomène très répandu au 19e siècle puisqu’il affecte tous les échelons de la société.

L’ouvrage, publié en 1843, au moment où l’auteur, déjà célèbre, passe du théâtre à la production romanesque, aborde le sujet non sous l’angle de la littérature, mais de la science. Pour ce faire, Dumas reprend dans ses grandes lignes le traité du médecin hygiéniste français Parent-Duchâtelet—De la prostitution dans la ville de Paris, qui fit beaucoup de bruit lors de sa parution en 1836—, et divise les marchandes de plaisir en trois classes distinctes et ascendantes : les filles publiques, proches de la pègre, qui racolent aux environs du Palais Royal, sur les boulevards ou dans les maisons closes ; les grisettes ou lorettes, établies dans l’actuel 19e arrondissement, autour desquelles gravite une clientèle plus bourgeoise et bohème ; enfin les demi-mondaines, qui recrutent leurs riches protecteurs parmi les princes du sang et les barons de la finance, s’affichent à l’opéra et au théâtre et vivent dans de somptueux hôtels particuliers où elles reçoivent l’élite intellectuelle et artistique de leur temps.

Cette rapide exploration des bas-fonds de la société parisienne, agrémentée d’anecdotes et de digressions historiques visant à étoffer les froides statistiques du docteur Parent-Duchâtelet, est l’œuvre d’un vulgarisateur de talent qui popularise la science comme il popularisera plus tard l’histoire de France. Il en résulte un panorama bigarré dans lequel Dumas dévoile à ses lecteurs un univers parallèle et obscur, qui a ses lois, ses coutumes, son langage et ses hiérarchies sociales. L’objectivité scientifique à laquelle prétend l’auteur se double toutefois d’une forte curiosité fantasmatique. S’il a l’œil du sociologue et de l’anthropologue, son regard reste celui de l’homme du monde et du libertin qui ne voit en ces femmes qu’il dissèque d’une plume acérée que les spécimens d’une espèce exotique, mais pas tout à fait humaine.

C’est en réaction à cette désinvolture, typique pour l’époque, qu’Alexandre Dumas fils composa sa Dame aux camélias. Le roman, publié en 1848, puis porté à la scène en 1852, rendait un vibrant hommage à la « courtisane au grand cœur ». La Traviata de Verdi, créé le 6 mars 1853 à Venise, acheva de lui donner ses lettres de noblesse, scellant à jamais la postérité de son emblématique héroïne. [Sources : Charles Bernheimer, Figures of Ill Repute (Harvard University Press, 1989); Shannon Bell, Reading, Writing, and Rewriting the Prostitute Body (Indiana University Press, 1994); Virginia Rounding, Grandes Horizontales (Bloomsbury 2003).]

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Bove Emmanuel – Armand

Bove Emmanuel - Armand - Bibliothèque numérique romande - Félix Vallotton - Pont NeufBove Emmanuel – Armand : Publié en 1926, Armand est le deuxième roman d’Emmanuel Bove, après Mes Amis, dont il est assez proche par le style et le propos.

Armand  vit avec Jeanne, une veuve plus âgée que lui, qui l’entretient et l’aime tout en lui laissant beaucoup de liberté. Armand ne travaille pas, il se balade souvent pendant la journée et la soirée, et vient à rencontrer un ancien ami, Lucien. Celui-ci n’a pas eu la chance d’Armand, il est resté pauvre, timide, emprunté dans tous ses gestes et mal à l’aise en société, mais c’est le « témoin d’un passé douloureux » pour le narrateur. À part une incartade d’Armand avec la jeune sœur de Lucien et une séparation à la fin du roman il ne se passe rien : pas d’intrigue, pas d’éclat même dans la séparation, pas de passion même dans les moments de douceur, seulement une observation psychologique et physique méticuleuse des faits, un amour du détail poussé à l’extrême, qui apportent un sentiment de malaise et une tension palpables à chaque page.

La banalité et la médiocrité, la pauvreté, le malheur tranquille sont omniprésents, mais Bove surpasse cette monotonie en l’érigeant en style d’écriture innovant, qui a fait dire à plusieurs critiques qu’il était un précurseur du « Nouveau Roman ».

Samuel Beckett a d’ailleurs dit de lui : « Il a comme personne le sens du détail touchant ».

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Malot Hector – L’Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita

Malot Hector - L'Auberge du Monde 3 Ida et Carmelita - Bibliothèque numérique romande - Sylvie Savary Mouettes sur le LémanMalot Hector – L’Auberge du Monde Partie 3 Ida et Carmelita : Édouard Chamberlain a fui Paris et les infidélités de la marquise de Lucillière. Abasourdi, terrassé par le chagrin et l’humiliation, il trouve refuge à Glion, au-dessus de Montreux, sur les bords du lac Léman. Il espère y trouver la solitude et la liberté, loin de la vie mondaine et des trahisons. Mais il ignore qu’on l’a suivi depuis Paris. C’est le prince Mazzazoli et sa nièce, la belle Carmelita, qui arrivent un matin à Glion. L’hôtel n’a plus assez de chambres et le colonel n’a d’autre choix que de céder l’une des siennes. Une seule porte sépare désormais Carmelita de Chamberlain. Piégé, pourra-t-il résister aux plans du redoutable prince italien pour marier sa nièce ? Pourquoi Chamberlain disparaît-il brusquement ? Serait-ce pour aller se venger de la marquise de Lucillière ? Et que va machiner le baron Lazarus pour le mariage de sa fille Ida ? Pendant ce temps, Thérèse a grandi et embelli…

Écrite 3 ans avant le célèbre roman « Sans Famille », L’Auberge du Monde est un quadrilogie passionnante, qui dénonce l’arrivisime et la toute-puissance de l’argent.

Hector Malot (1830-1907)  fut un écrivain prolifique : une soixantaine de romans qui connurent de son vivant et jusque dans les années 1930 un grand succès et furent traduits dans de plusieurs langues.

Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, Malot représente la société contemporaine : Paris et la province, notamment sa chère Normandie, les différentes classes sociales et plus particulièrement la bourgeoisie. (Source Wikipédia).

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Bove Emmanuel – La Mort de Dinah

Bove Emmanuel - La MOrt de Dinah - Bibliothèque numérique romande - Paul Klee Paysage à l'enfantBove Emmanuel – La Mort de Dinah : Dinah va mourir ! Le titre n’en laisse pas douter. À treize ans, elle est atteinte de tuberculose. Un séjour à Leysin pourrait la sauver mais… En dernier recours, sa mère, désargentée, s’adresse à son voisin, Jean Michelez. Petit bourgeois, entrepreneur qui réussit, celui-ci va être ému par Dinah.

Mais enfermé dans un système défensif construit sur des trahisons, des déceptions et des rancœurs, il ne peut envisager l’aide financière sollicitée. « Moi, chaque fois que j’ai rendu un service à quelqu’un, qu’est-ce qui est arrivé ! On s’est moqué de moi. Sans qu’il soit question de reconnaissance, on ne m’a même pas remercié. Aujourd’hui, j’ai quarante-sept ans. Si je regarde en arrière, je ne trouve pas un jour de bonheur. Si j’ai une situation, c’est grâce à mon père. Sans lui, que serais-je ? Qui m’aurait tendu la main ? Personne, personne. » Malgré tout, « un point gênait, quoi qu’il fît pour ne pas le voir, la conscience de Jean Michelez ».

Finalement Dinah mourra de la mesquinerie de tous : celle de Jean et de sa femme, celle du propriétaire du pavillon qui n’hésite pas à tenter de profiter de la situation, celle de l’inconséquence d’un oncle qui dilapide son argent au jeu.

« Ce court roman  réussit à nous émouvoir tout en restant parfaitement honnête. Comme toujours Emmanuel Bove réussit à parler de l’intime et de la misère dans une langue courte et sans fioritures, visant à une sorte de transparence qui au lecteur non initié peut paraître fade et neutre alors qu’il s’agit très exactement de l’inverse. Toujours prompt à pointer les faux-semblants et la médiocrité des hommes, Bove ne s’autorise jamais la facilité et trace à la pointe sèche des psychologies tout à fait précises et crédibles. » (Barda, Critiques Libres Com, 19.04.2005)

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