Monnier Adrienne – Rue de l’Odéon

Monnier Adrienne – Rue de l’Odéon : Sise rue de l’Odéon, La Maison des Amis des Livres, une librairie fondée par Adrienne Monnier et Suzanne Bonnière, fut également un lieu de prêts de livres, un cabinet de lectures renommé et une maison d’édition. Lieu de rencontre littéraire célèbre, elle fut un rendez-vous central de la vie intellectuelle des années 1920 et 1930.
Dans Rue de l’Odéon, Adrienne Monnier écrit son autobiographie et nous offre une plongée dans le Paris littéraire des années folles et de l’Occupation. Si elle raconte ses rencontres où se mêlent divers anecdotes avec plusieurs écrivains célèbres, ses clients et amis, elle nous propose aussi une intéressante réflexion sur le rôle des librairies et de la littérature.

Y passèrent ou en furent des habitué.e.s Paul Valéry, Paul Fort, Léon-Paul Fargue, Jules Romains, André Gide, Jacques Prévert, Michel Leiris, Eugène Jolas, Antonin Artaud et André Breton et même Apollinaire. Citons aussi Gisèle Freund, Gertrude Stein et Alice B. Toklas, Claude Cahun et Suzanne Malherbe, Djuna Barnes, Rachilde, Natalie Clifford Barney, Bérénice Abbott, Marie Laurencin, Colette ou encore Anaïs Nin. Dès 1938, Adrienne Monnier qui fut également poète publia Les Gazettes, un recueil de chroniques littéraires.

Née d’un père jurassien et d’une mère savoyarde, Adrienne Monnier (1982-1955) – qui assista dès ses sept ans avec sa mère à des représentations théâtrales et admirait Sarah Bernhardt – se passionna de littérature et de théâtre. C’est grâce à une indemnité que lui cède son père blessé et handicapé dans son travail de postier ambulant qu’elle put ouvrir, en 1915, cette librairie avec Suzanne Bonnière, dont elle s’était éprise quand elle avait 17 ans.

Un chapeau emporté par le vent lui fit rencontrer Sylvia Beach, née à Baltimore et de cinq ans sa cadette, dont la librairie Shakespeare and Company spécialisée dans la littérature anglophone déménagera d’ailleurs, en 1921, juste en face dans la rue de l’Odéon. Cet incident marque le début d’une relation qui dura, sur le plan affectif, jusqu’en 1936, lorsqu’Adrienne eut un coup de foudre pour Gisèle Freund. Mais leur collaboration littéraire dura 36 ans jusqu’à la mort d’Adrienne. De leur collaboration, on peut citer la publication d’œuvres de James Joyce et bien d’autres. Atteinte gravement dans sa santé, Adrienne Monnier renonce à diriger la librairie en 1945 et décide de mettre fin à ses jours en 1955.

Écrit pendant et après la Seconde Guerre mondiale, ce recueil fut édité et publié après son décès par Maurice Saillet, qui avait repris sa librairie.

[Sources : Saillet, Maurice. « Note de l’éditeur », Monnier, Adrienne. Rue de l’Odéon, Paris, Albin Michel (1960) ; Murphy, Adrian, Gouault, Nolwenn (traductrice).  « Sylvia Beach et Adrienne Monnier »,  Europeana Foundation (14 mars 2023) ; JPD (signé). « Adrienne Monnier et La Maison des Amis des Livres, 7, rue de l’Odéon » site de la Société historique du 6e arrondissement, consulté le 9 janvier 2026 ; Murat, Laure. Passage de l’Odéon. Sylvia Beach, Adrienne Monnier et la vie littéraire à Paris dans l’entre-deux-guerres, Paris, Fayard, (2003) ; Wikipédia.] La photo de première page reprend : Portrait d’Adrienne Monnier dans la Maison des Amis des Livres, anonyme, s.d. (c. années 20).

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1 réflexion sur “Monnier Adrienne – Rue de l’Odéon”

  1. J’attends avec impatience vos nouvelles publications pour dévorer les œuvres proposées que je savoure avec un grand plaisir.
    Merci pour les efforts que vous déployez pour enrichir cette superbe bibliothèque.

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