Essai et Chronique

Allais Alphonse – Les Meilleures Chroniques

Allais Alphonse – Les Meilleures Chroniques - Bibliothèque numérique romandeAllais Alphonse – Les Meilleures Chroniques, Album primo-avrilesque : Dans ces «Meilleures Chroniques», ne vous attendez pas à ce qu’Alphonse Allais respecte quelque tabou que ce soit. Handicapés ou chauves, français, belges ou anglais, hommes politiques, curés ou militaires, garçons de cafés ou artistes branchés, noirs ou colonialistes, hommes ou femmes, féministes ou machistes (encore qu’il les aime bien) : aucun n’échappe à son humour, sa dérision et ses blagues flegmatiques. «Inventions chimériques, mystifications extravagantes, raisonnements loufoques, mais qui «se tiennent», paradoxes à la fois subtils et déraisonnables, nous retrouverons tout cela dans ce nouveau volume, placé comme le précédent sous le signe de l’absurdité méthodique» (Paul Varenne, préface de l’édition de 1935). Peut-être certains seront-ils choqués. Nous, nous avons bien ri ! Nous ne vous en souhaitons pas plus… (Suivi de l’«Album primo-avrilesque» et ses monochromes).

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Huguenin Christine – Femmes artistes peintres à travers les siècles (tome 2)

Huguenin Christine – Femmes artistes peintres à travers les siècles (tome 2) - Bibliothèque numérique romandeHuguenin Christine – Femmes artistes peintres à travers les siècles (tome 2) : «Au cours du XIXe siècle, le centre de la vie artistique se passe principalement à Paris. Le monde féminin de l’art évolue un tant soit peu. L’opinion publique commence à se démocratiser, mais les apparences sont encore trompeuses et le chemin semé d’embûches. Les préjugés restent tenaces vis-à-vis du travail artistique des femmes. De nombreuses académies de peinture leur ouvrent leurs portes, bien que le prix des cours soit plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Petit à petit, certaines restrictions tombent, les femmes peuvent participer aux concours, s’initier à l’étude du nu d’après modèle vivant. Mais les femmes évoluent toujours dans un monde exclusivement masculin ; cette suprématie les pousse à lutter pour leurs droits, elles se rapprochent et s’entraident. Elles vivent ensemble dans des appartements afin de limiter les frais. Certaines louent leur propre atelier et sortent travailler en plein-air. Elles commencent également à pouvoir voyager à travers l’Europe sans avoir besoin de chaperon. L’influence financière et morale de leur famille est toujours importante. Mais, pour certaines d’entre elles, rester célibataire n’est plus un obstacle à leur carrière.

Au tournant du XXe siècle le monde de l’art, comme les écoles, sont toujours gérés par des hommes. Les femmes par obligation s’arrangent de cette formule, tout en s’émancipant encore d’avantage. Pour certaines, c’est en affirmant leur masculinité, quitte à mettre en avant leur homosexualité et leurs relations amoureuses. Pour d’autres, c’est l’avant-garde artistique masculine qui leur procure une visibilité dans laquelle elles s’engagent auprès d’un mari ou d’un amant avec enthousiasme en tant qu’artiste et muse. Cet environnement permet aux femmes d’entrer dans le monde de l’art, en leur offrant ainsi des perspectives d’expositions.

Si ces femmes artistes connurent, de leur vivant, une reconnaissance de leur travail, ce n’est pas pour autant qu’elles ne sont pas retombées dans l’oubli après leur disparition … » Christine Huguenin.

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Chavannes Édouard – Du rôle social de la littérature chinoise

Chavannes Édouard - Du rôle social de la littérature chinoise - Bibliothèque numérique romandeChavannes Édouard – Du rôle social de la littérature chinoise : Emmanuel‑Édouard Chavannes, un sinologue français renommé, est né le 5 octobre 1865 à Lyon, d’une famille originaire de Charmoisy, à deux lieues au sud de Thonon. La religion réformée fut introduite dans cette région, en 1536, par les Bernois* et, à la fin du siècle, Charles‑Emmanuel de Savoie expulsa les protestants. Il est probable que parmi eux se trouvait Bernard Chavannes, qui aborda à Territet, dans la paroisse de Montreux, en 1602 et fut admis à la naturalisation. En descendent les membres actuels de la famille dont Édouard‑L., un botaniste lausannois et grand-père d’Édouard Chavannes.

Le texte que nous vous proposons est celui de sa leçon d’ouverture faite au Collège de France le 5 décembre 1893 : « Une littérature nous apparaît comme un ensemble de forces qui exercent une action puissante sur les esprits des hommes ; il importe de mesurer cette influence pour déterminer quel rôle elle joue dans l’immense concours de causes qui produisent un état social. C’est à ce second point de vue que nous considérerons les œuvres littéraires chinoises. […] Les Chinois paraissent bien avoir raison lorsqu’ils attribuent à leur littérature une influence moralisatrice. Les vertus essentielles que nous leur reconnaissons sont celles mêmes que leurs classiques exaltent le plus […]

Le loyalisme dont les Chinois font preuve, la vénération qu’ils ont pour leur souverain est d’accord avec cette théorie du droit divin de la monarchie qui est un des principaux éléments de leur philosophie de l’histoire. […] La famille n’est pas moins fortement constituée que l’État : elle repose aussi sur l’acceptation tacite d’une autorité supérieure, celle du père. Ici encore les faits et la littérature se répondent. On ne trouverait pas dans les classiques un seul texte qui excuserait l’adultère, pas un qui absoudrait le fils irrespectueux. Les rapports entre père et fils tels que nous les représente trop souvent Molière n’exciteraient chez un Chinois que l’indignation. […] Enfin chaque individu a été habitué, par les leçons mêmes qu’il a reçues dans l’école, à observer les règles d’une politesse minutieuse. […] Cet empire que les Chinois ont sur eux-mêmes est une des qualités qui frappent le plus un étranger. Tse Lou, disciple de Confucius, tombant blessé à mort sur le champ de bataille, rattacha la jugulaire de son casque pour expirer avec décence. […] L’histoire chinoise abonde en récits de beaux trépas inspirés uniquement par le désir qu’on a de ne pas déroger à ce qu’on se doit à soi-même. S’il est vrai que la vie ne soit que la méditation de la mort, il faut avouer que les livres qui rendent l’homme capable de se sacrifier avec une telle dignité sont bien aussi ceux qui sont le plus aptes à ennoblir son existence. La littérature chinoise, par sa diffusion, sa durée, son influence dans tous les domaines de la pensée et tous les actes de la vie, a donc été la grande éducatrice de la nation. »

Il est accompagné d’une biographie d’Édouard Chavannes écrite par Henri Cordier.

(Ces deux ouvrages ont été édités par Chine Ancienne www.chineancienne.fr. )

*Pour plus de détails sur l’occupation bernoise du Chablais savoyard, voir de James Fazy, Jean d’Yvoire au Bras de Fer (éd. de la BNR).

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Biographie d’Édouard Chavannes par Henri Cordier : PDF – word

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Saussure Léopold de – Comment les Chinois conçoivent leur Civilisation et leur Empire

Saussure Léopold de - Comment les Chinois conçoivent leur civilisation et leur Empire - Bibliothèque numérique romandeSaussure Léopold de – Comment les Chinois conçoivent leur Civilisation et leur Empire :

« Comment les Chinois conçoivent leur civilisation et leur empire » est un cours essai exposant quelques-unes des idées que Léopold de Saussure développe dans ses livres d’astronomie, publié dans la «Revue scientifique» en 1895. Quelques extraits : « La civilisation chinoise est caractérisée par son homogénéité. À l’abri de toute influence extérieure, elle s’est développée au sein d’une seule et même race […]. Entourée de tous côtés par des peuples qui lui étaient inférieurs, [elle s’est] considérée, depuis les époques les plus reculées, comme d’une essence supérieure formant le noyau du Monde (Tchung Kouoh, le royaume du Milieu). Ils en conçurent toujours la civilisation comme absolue et la capitale comme le centre de l’univers. »

« Les revers militaires et la transformation des dogmes chinois […] produiront surtout une recrudescence de haine contre toutes ces innovations qui ont troublé la tranquillité de l’État depuis l’apparition des Européens [et] la chute de la dynastie tartare, très impopulaire. En sapant la conception fondamentale sur laquelle repose le vieil édifice de la civilisation chinoise, on pourrait en amener la chute peut-être assez rapide […] Sur les ruines des anciennes idées un nouvel état de choses pourra commencer à s’échafauder lentement. […] Le plus grand obstacle qui s’oppose à cette transformation importante […], c’est la conception de leur Empire telle que nous avons essayé de la présenter. » (édition Chine Ancienne : www.chineancienne.fr )

Léopold de Saussure (1866–1925) est issu d’une famille genevoise bien connue. Sinologue et astronome, il fut officier de la marine française. Pionnier reconnu de l’astrologie et de l’astronomie chinoise, il a publié ses travaux dans la revue « T’oung pao », et dans les « Archives des sciences physiques et naturelles » de Genève, en insistant sur l’ancienneté de l’astronomie chinoise et en l’opposant à l’astronomie babylonienne. Son œuvre majeure, ses réflexions, parurent à titre posthume dans « Les Origines de l’Astronomie Chinoise » (biographie inspirée de l’article de Wikipedia)

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Proust Marcel – Chroniques

Proust Marcel – Chroniques - Bibliothèque numérique romandeProust Marcel – Chroniques : Ces «Chroniques» ne sont qu’un amuse-coeur, un carton d’invitation à cette recherche du temps perdu qui se savoure sans cesse. Y passent des dames du monde et des clochers de petites églises, des aubépines et des poèmes. Proust y esquisse, et nous donne le goût de son génie, des portraits pris sur le vif aux salons grandioses et ridicules; il rêve sur le nom de Florence et sur une réalité qui devra le décevoir.

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Sévery Clara et William de – Madame de Corcelles et ses amis

Sévery Clara et William de – Madame de Corcelles et ses amis  - Bibliothèque numérique romandeSévery Clara et William de – Madame de Corcelles et ses amis : Avec Madame de Corcelles et ses amis, entrez dans le quotidien d’une famille noble du Pays-de-Vaud au XVIIIe siècle. Vous le découvrirez par le biais des lettres que Mme de Corcelles a échangées avec ses nombreuses amies, les de Sévery, de St-Cierge, de Charrière et d’autres.

Ces écrits, très spontanés et vivants, sont de véritables instantanés d’une vie privilégiée, qui se déroulait six mois par an à la campagne et six mois en ville. On découvre leur quotidien, les rencontres improvisées entre amis, les petits soucis de santé ou d’intendance. Le ton est très affectueux, débordant même ! Certaines phrases sont piquantes : Vous avez bien raison de dire « l’arche de Noé », et réellement, Lausanne en est une ; il y a parfois de jolis animaux qui viennent s’y fourrer, mais à l’ordinaire, combien de quadrupèdes ! […] Je suis lasse de tous les enfantements et trouve que nous avons une manière de nous reproduire tout à fait désagréable, pourquoi ne savons-nous pas éclore au soleil comme les papillons ?

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Staël Germaine de – De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations

Staël Germaine de – De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations - Bibliothèque numérique romande Staël Germaine de – De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations : Germaine de Staël a travaillé des années sur cet ouvrage De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, commencé avant la révolution. Elle cherchait à y développer sa pensée, (qu’elle reprendra dans d’autres de ses œuvres) sur le bonheur des nations lié à la liberté et au bon gouvernement. Arrive la révolution de 1789 puis la terreur. Républicaine mais détestant les forfaits qui ont été commis au nom de la liberté elle cherche à comprendre ce qui les a provoqués.

Dans ce livre, écrit aussi dans le contexte d’une relation difficile avec Benjamin Constant (rencontré en 1794), elle s’adresse aux « passionnés » comme elle et «fait une revue pessimiste, des passions bonnes et mauvaises et des malheurs qu’elles engendrent. Dans la mesure où même les plus belles et les plus pures […] font dépendre des autres le bonheur individuel, elles sont néfastes. Ni l’amour, ni les affections familiales, ni l’amitié n’apportent le bonheur, puisqu’on doit compter sur les autres qui se dérobent.»*

De manière très bouddhiste avant la lettre, elle finit par conclure que le bonheur réside dans le désengagement des passions et que «le sage doit en définitive se contenter de ce qui ne dépend que de lui et rechercher la sérénité qu’apportent la réflexion, l’étude, le progrès de la pensée»* : «En composant cet ouvrage, où je poursuis les passions comme destructives du bonheur, où j’ai crû présenter des ressources pour vivre sans le secours de leur impulsion, c’est moi-même aussi que j’ai voulu persuader ; j’ai écrit pour me retrouver, à travers tant de peines, pour dégager mes facultés de l’esclavage des sentimens, pour m’élever jusque à une sorte d’abstraction qui me permit d’observer la douleur en mon âme, d’examiner dans mes propres impressions les mouvemens de la nature morale, et de généraliser ce que la pensée me donnait d’expérience. Une distraction absolue étant impossible, j’ai essayé si la méditation même des objets qui nous occupent, ne conduisait pas au même résultat, et si, en approchant du fantôme, il ne s’évanouissait pas plutôt qu’en s’en éloignant. J’ai essayé si ce qu’il y a de poignant dans la douleur personnelle, ne s’émoussait pas un peu, quand nous nous placions nous-mêmes comme une part du vaste tableau des destinées […] Je l’ai essayé, et je ne suis pas sûre d’avoir réussi dans la première épreuve de ma doctrine sur moi-même».

Il n’en reste pas moins que certains de ces chapitres, comme ceux sur l’ambition, sur la vengeance ou sur l’esprit de parti (le fanatisme) sont d’une actualité politique et sociale frappante. (*extraits du site de La Société des études staëliennes que nous recommandons aux lecteurs intéressés, http://www.stael.org/.)

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Sand George – Lettres d’un voyageur (tome 2)

Sand George - Lettres d'un voyageur (tome 2) - Bibliothèque numérique romandeSand George – Lettres d’un voyageur (tome 2) : Dans ce deuxième tome, George Sand a quitté l’Italie pour la France et la Suisse. Elle s’adresse à ses correspondants, comme Franz Liszt, non pour décrire les paysages de ses voyages mais pour exprimer ce qu’elle ressent sur plusieurs sujets : la beauté, son amour des livres et de la musique, le poète, la noblesse et le pouvoir, le protestantisme, Lavater, le physiognomoniste zurichois, et même la vigne et le vin. Puis, elle revient à ses lettres de voyage en passant à Chamonix, Genève, le pays de Gex, Martigny et enfin Fribourg : « Je vois tout au travers des impressions personnelles », écrit-elle. Dans sa dernière lettre, elle répond avec beaucoup de bon sens à M. Nisard, le critique littéraire, qui l’accuse de ne présenter dans ses romans qu’une vision négative du mariage.

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Proust Marcel – Pastiches et Mélanges

Proust Marcel – Pastiches et Mélanges - Bibliothèque numérique romandeProust Marcel – Pastiches et Mélanges : Voici un recueil qui déroutera peut-être les lecteurs habitués à Marcel Proust mais qui permet d’apprécier toutes les facettes de son talent. On y trouve un Proust remarquable, critique littéraire et critique d’art. Et l’on fait aussi connaissance  avec un pasticheur brillant qui nous raconte un fait divers, banal en lui-même, mais qui fit parler avant la Première Guerre mondiale. Successivement à la façon de Flaubert, d’une critique de Sainte-Beuve, du Journal des Goncourt, des mémoires de Saint-Simon, nous vous invitons à lire, avec un soupçon de second degré, cet exercice de style réalisé de telle manière qu’on s’y croirait !

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Sand George – Lettres d’un voyageur (tome 1)

Sand George - Lettres d'un voyageur (tome 1) - Bibliothèque numérique romandeSand George – Lettres d’un voyageur (tome 1) : En 1834, George Sand entame un voyage de trois ans à travers l’Italie, la France et la Suisse.  Dans ce recueil inclassable, elle rédige ses impressions, ses diverses lettres à Musset puis à ses amis.

Ce ne sont pas des récits de voyage, mais des évocations romantiques d’émotions ressenties, des réflexions morales et politiques, sur le suicide, le mal de vivre, l’amitié, les républicains, la famille… George Sand, qui écrit ici au masculin, lance un long cri d’amour à Musset qu’elle a déjà quitté, et des cris d’amitié fidèle à ses autres amis.  Elle se sent subjuguée par Venise et ses environs : Venise la nuit, les chants, les cris et les injures des gondoliers. Ses moments de bonheur intense et de désespoir profond sont  décrits dans une prose très poétique et sensuelle.

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