Essai et Chronique

Dunant Henri – Un Souvenir de Solférino

Un souvenir de Solférino - Henri Dunant - Bibliothèque numérique romandeDunant Henri – Un Souvenir de Solférino: 24 Juin 1859 : la bataille de Solférino entre troupes franco-piémontaises de Napoléon et troupes autrichiennes et alliées racontée par Henri Dunant comme si on y était… avec ses blessés, ses morts et toute l’horreur d’une guerre dont le suivi médical n’est pas la priorité.

« On comprend que les souvenirs fussent déjà quelque peu effacés et qu’ils soient en outre abrégés en ce qui concerne les scènes de douleurs et de désolation dont j’ai été témoin » écrit-il dans ce témoignage, rédigé trois ans plus tard. Qu’a dû donc être la réalité !

Cette description des horreurs du combat, comme des situations dantesques des secours et l’organisation des soins, présida à la réflexion d’Henri Dunant sur la nécessité de créer des Sociétés de secours présidées par des philanthropes de tous les pays afin que l’on puisse, lors de conflits armés, s’occuper de toutes les victimes de ces guerres. Publiée en 1862, elle amena à la création un an plus tard du Comité International de secours aux blessés qui devint par la suite le CICR. « Un souvenir de Solférino » servit aussi largement aux fondements de la première Convention de Genève en 1864.

Ce texte mérite une large audience, même si quelques passages restent durs à lire et soulèveront chez le lecteur des sentiments contrastés, de dégoût, de tristesse, d’incompréhension… 156 ans plus tard, n’avons-nous toujours pas compris les horreurs de la guerre et sa tristesse ?

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Rousseau Jean-Jacques – Du Contrat social

Du Contrat social Jean-Jacques Rousseau Bibliothèque numérique romande Île Rousseau Genève photo Sylvie SavaryRousseau Jean-Jacques – Du Contrat social ou principes  du droit politique : Œuvre audacieuse et révolutionnaire, le Contrat Social (1762) est le prolongement de la réflexion inaugurée dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité (1755). Partant de la constatation que « L’homme est né libre et partout il est dans les fers », Rousseau y développe les concepts-clés de sa philosophie politique, à savoir la souveraineté populaire, la volonté générale, la liberté et l’égalité devant le droit, et démontre de façon magistrale que seul un pacte social librement consenti par tous assure à l’État sa légitimité: « Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre; car telle est la condition qui donnant chaque citoyen à la patrie le garantit de toute dépendance personnelle; condition qui fait l’artifice et le jeu de la machine politique, et qui seule rend légitimes les engagements civils, lesquels sans cela seraient absurdes, tyranniques, et sujets aux plus énormes abus. »

Le vent de contestation qui souffle dans ces pages a contribué à faire de ce court traité l’un des textes fondateurs de la modernité politique. Rousseau y croise le fer avec les philosophes de l’Antiquité et de la Renaissance comme avec ceux de son temps; il s’arrête longuement sur l’histoire de Rome et d’Athènes, cite les cas de Venise et de bien d’autres grandes puissances; mais ce faisant, il puise aussi dans son vécu personnel des arguments qui prêtent à sa démonstration une grande force de conviction. À lire ou relire le Contrat social, on prend en effet conscience que le rayonnement de cette œuvre universelle n’est pas étranger à un certain cachet local, et que cet ouvrage majeur n’aurait peut-être pas été tout à fait ce qu’il est si son auteur ne se fût considéré, avant toute chose, comme un citoyen de Genève: « Né citoyen d’un État libre, et membre du souverain, quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suffit pour m’imposer le droit de m’en instruire. Heureux, toutes les fois que je médite sur les gouvernements, de trouver toujours dans mes recherches de nouvelles raisons d’aimer celui de mon pays! »

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Hodler Ferdinand – La Mission de l’artiste

La MIssion de l'Artiste - Ferdinand Hodler - Bibliothèqu numérique romande - Hodler Ferdinand – La Mission de l’artiste : Hodler, un artiste engagé ? N’allez pas chercher dans ce texte un tel engagement dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui*. Considérez plutôt cet essai comme une réflexion sur la démarche artistique. L’artiste a pour rôle, commence Ferdinand Hodler, de faire valoir la nature en en dégageant la beauté essentielle. Mais pour cela, l’émotion de l’artiste, ce qu’il ressent et peut transmettre, sont déterminants : on reproduit ce que l’on aime.

Puis Hodler se penche sur la pratique de la peinture. L’œil, d’abord : la vision doit être éduquée pour apprendre à voir les formes, les contours, les volumes et les proportions, mais aussi la couleur, ses rapports et ses teintes, et enfin la lumière. Voir, c’est donc connaître.

De cette vision, comment reproduire la nature dans une œuvre en deux dimensions ? Hodler détaille successivement le traitement de la forme, traduite dans le trait et les rapports de clair/obscur qui devront exprimer les largeurs, les élévations et les profondeurs. Puis les couleurs, leurs accords, répétitions et nuances. Et enfin, la composition, la recherche des parallélismes, des symétries dans la nature. Alors, l’œuvre révélera un nouvel ordre perçu des choses et sera belle par l’idée d’ensemble qu’elle dégagera. Mais, écrit-il aussi, il n’est pas toujours si facile qu’il le semble de faire simple.

Ferdinand Hodler (1853-1918), né à Berne, s’installe à Genève dès la fin de son apprentissage. Inspiré d’abord du réalisme suisse (Albert Anker), il s’ouvre à d’autres horizons à la suite d’un voyage en Espagne puis se tourne vers le symbolisme qui inspire une composition, La Nuit, qui fera sensation. On nous reprochera peut-être de n’avoir pas illustré cet essai de quelques-unes de ses œuvres les plus connues, comme Le Bûcheron. C’est aussi pour démontrer que cet artiste ne se laisse pas enfermer dans des schémas nationaux où certains voudraient le cantonner. (*Hodler s’est toutefois engagé en dénonçant, en 1914, les pilonnages de l’armée allemande sur Reims. Il fut d’ailleurs exclu, en représailles, des sociétés artistiques allemandes.)

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Anthologie – La Paix

La Paiix - Anthologie - Bibliothèque numérique romande - couverture réalisée par les participants de l'atelier Booksprint de mai 2015Anthologie – La Paix : Que peuvent avoir en commun Érasme, Emmanuel Kant, Victor Hugo, Léon Tolstoï, Romain Rolland, Albert Einstein, Sigmund Freud, Gandhi, Margaret Mead, Albert Camus, Nelson Mandela, Boris Vian, et bien d’autres ? Ils se sont tous engagés, avec des modalités diverses, pour la Paix. Ils se sont opposés à la guerre et à des conflits qu’ils affirmaient, chacun dans son époque et dans son contexte, ne pas être une fatalité et une solution inévitable liée aux circonstances comme à la nature de l’homme. Bien plutôt la guerre contribuait à la destruction de l’humanité et rien ne pouvait la justifier.

C’est donc un choix de ces différents engagements que nous vous proposons dans cette anthologie pour LA PAIX, effectuée lors des Rencontres de Genève Histoire et Cité de mai 2015 «Construire la Paix». Ce livre numérique a été réalisé essentiellement en trois jours, par les participants de l’atelier «Booksprint» organisé par Infoclio.ch,  la Faculté des lettres de l’Université de Genève et la Bibliothèque numérique romande. Trois jours durant, les participants ont abordé toutes les étapes de production d’un livre numérique: choix des textes, numérisation, mise en page, correction des épreuves, et la réalisation finale d’une publication en différents formats.

Téléchargements : sur le site d’Infoclio.ch

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Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation (livres III à V)

Émile ou De l'Éducation - Jean-Jacques Rousseau - Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation (livres III à V) : Publié en 1762, la même année que le Contrat Social, Émile est l’« exposé fictif d’une éducation idéale »*, exposé qui fait écho aux thèses philosophiques de l’auteur. Émile, issu d’une riche famille, est éduqué à la campagne, en vase clos, loin de l’influence corruptrice de la société. Son précepteur, porte-parole du philosophe, lui prodigue une éducation libre et sur mesure qui fait une large part aux sens et à l’expérience. Prenant le contrepied de la pédagogie traditionnelle, il bannit tous les livres, hormis celui de la Nature, au contact de laquelle le jeune enfant va aguerrir son corps et développer une intelligence pratique du monde (Livres I & II, publication BNR du 30.10.2014).

Dans les livres III à V que nous vous proposons ici, Émile, à 12 ans (livre III), apprend à déchiffrer la nature, en tire ses premières leçons de géographie, de physique et d’astronomie et fait l’apprentissage d’un métier manuel. Puis l’approche de la puberté (livre IV) devient le signal de son ouverture au monde et de l’étude de l’histoire. Il est grand temps de donner à Émile une éducation religieuse. Ce sera la célèbre Profession de foi du Vicaire Savoyard, dont les thèses, profondément subversives, valurent au philosophe de virulentes condamnations, tant en France qu’à Genève. Le Livre V (Sophie ou la femme) correspond à l’initiation sociale et amoureuse. Rousseau en profite pour aborder le thème de l’éducation des filles qu’il rejette, le pire fléau étant selon lui, la femme d’esprit. Sophie restera donc ignorante et se bornera à remplir docilement son double destin d’épouse et de mère. Mais avant de permettre à Émile de se marier, son précepteur l’emmène dans un voyage de deux ans au cours duquel ils étudient les infinies variations du pacte social. À son retour, Émile épouse Sophie, mais n’accèdera pas pour autant à l’autonomie de l’adulte. Apprenant qu’il va être père, il supplie son gouverneur de rester auprès de lui pour le guider et élever ses futurs enfants : « tant que je vivrai, s’écrie-t-il, j’aurai besoin de vous ».

Ouvrage polémique et controversé en raison de sa profonde originalité et de son scepticisme religieux, Émile connut un grand retentissement. Il fut accueilli avec enthousiasme par sa génération, en particulier par les femmes de la haute société qui virent en Rousseau « l’artisan de la libération et du bonheur de l’enfant »**. Certes, écrit en 1762, bien des avancées de la pédagogie, de la psychologie ou de la physiologie de l’enfant y sont ignorées. Certes, les limites de Jean-Jacques Rousseau y sont perceptibles. Mais nous voulons en souligner les étonnantes intuitions et son aspect révolutionnaire à son époque, qui lui valut, d’ailleurs, bien des critiques. Depuis, malgré ses incohérences et paradoxes, Émile a inspiré de nombreux mouvements de réforme de l’éducation et représente, encore de nos jours, une référence incontournable dans le domaine de la pédagogie enfantine. (*Jacques Berchtold, « Une instruction en diptyque sur le droit jugement : Rousseau juge de Jean-Jacques, complément de l’Émile », in Éduquer selon la nature. 16 études sur Émile de Rousseau, sous la direction de Claude Habib (Paris, Desjonquières 2012), 188. **Peter Jimack, Rousseau: Emile (Londre, Grant and Cutler 1983), 46 (traduction).)

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Mussard Jeanne – Le Célibat Révélations intimes

Le Célibat - Jeanne Mussard - Bibliothèque numérique romande - tableau Genève vu de l’ouest et de Saint-Jean, anonyme, entre 1925 et 1830Mussard Jeanne – Le Célibat Révélations intimes par une dame de Genève : À Genève, autour d’une tasse de thé, quatre amies célibataires bavardent et commencent à se raconter tour à tour leur vie. Marie, Régine et les autres ne sont pas des célibataires pures et dures, qui vont faire des discours théoriques sur le célibat, ce sont des femmes blessées par la vie, qui toutes ont été amoureuses dans leur jeunesse. Mais ces jeunes femmes amoureuses ont été déçues, abandonnées ou trompées.

Leurs récits ne sont pas tristes : il y a de la nostalgie certes, mais pas d’aigreur, pas de rancune ; ces récits autobiographiques sont vivants et très descriptifs. Le lecteur se retrouve entraîné dans la vie quotidienne de ces femmes de la Genève du 19e siècle, femmes plutôt aisées mais originales et à la personnalité bien trempée.

Jeanne Mussard était institutrice à Genève, femme de lettres, divorcée, elle a probablement vécu ou rencontré une grande partie de toutes ces vies de célibataires assumées.

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Scott Walter – Romans merveilleux

Romans merveilleux - Walter Scott - Bibliothèque numérique romande - photo Laura Barr-Wells Hotte de cheminée électrique à Cragside JouseScott Walter – Romans merveilleux : Dans une première partie, W. Scott analyse les ressorts des romans merveilleux – à entendre dans le sens premier : ces romans décrivent des personnages ou des événements surnaturels. Après avoir passé en revue divers écrits européens (Hamlet, Ondine, les contes des Frères Grimm,…), W. Scott s’attache à décrire l’influence, sur son œuvre, des événements personnels vécus par E.T.A. Hoffmann, maître du genre fantastique.

Dans les deux nouvelles qui suivent, si les scènes « merveilleuses » du Miroir de la tante Marguerite et de La chambre tapissée ne sont guère de nature à effrayer le lecteur moderne, celui-ci goûtera les tableaux de mœurs de l’époque (début du XIXe siècle), la description des personnages et l’habileté narrative de l’auteur, dans la progression de la tension de ces deux histoires. Difficile de les lâcher avant d’être parvenu à la dernière ligne !

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Roorda Henri – On ne badine pas avec l’Infini

Roorda Henri - On ne badine pas avec l'infini - Bibliothèque numérique romandeRoorda Henri – On ne badine pas avec l’Infini : Ces chroniques, publiées dans La Tribune de Genève et la Gazette de Lausanne, de 1917 à 1925, sous le pseudonyme de Balthasar, sont de vraies perles. Désopilantes ou mélancoliques, burlesques ou graves, ces chroniques décortiquent nos gestes les plus anodins. La philosophie de Roorda est désabusée mais lucide et d’une grande fraîcheur. Son bon sens faussement naïf (Un mauvais jour : le 12), son antimilitarisme primaire, ses moments délirants (La science des Pharaons), sa poésie douce (Les saisons indisciplinées), son sens de l’absurde poussé à l’extrême (L’univers n’est pas mal fait), ses jeux de mots (Vichnou la paix) et ses néologismes inventifs (Pantosophe, Johnboulimie), ses railleries jamais vraiment méchantes, tout chez Roorda transpire l’humour, l’intelligence et une observation de l’humain exacerbée. À déguster en lisant La Fondue et la Raclette ou Les Cacahuètes !

Professeur de mathématiques, Henri Roorda (1870-1925) se définissant lui-même comme un pessimiste joyeux ou un humoriste anarchiste, critique la société des bien-pensants et petits-bourgeois, se moque du monde politico-social et économique, et imagine des mondes nouveaux en véritable visionnaire du début de XXe siècle : une école pour sexagénaires afin de rendre aux enfants leur liberté, le choix pour chacun de choisir le moment de sa mort, la révolution du monde grâce à la benzine, nos futures identités numériques, le changement des rapports hommes-femmes.

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Zurcher Frédéric et Margollé Élie Philippe – Les Naufrages célèbres

Zurcher Frédéric et Margollé Élie - Les Naufrages célèbres - Bibliothèque numérique romandeZurcher Frédéric et Margollé Élie Philippe – Les Naufrages célèbres : De la Grèce de Xerxès au 5ème siècle av. J.-C. à l’Australie du 19ème siècle, en passant par la Méditerranée, la mer Noire, le golfe du Mexique et les pôles, ces récits constituent un voyage passionnant à travers les siècles sur toutes les mers du globe.

Galions, voiliers, frégates, corvettes et trois mâts affrontaient des mers en furie, parfois pendant plusieurs mois, avec à leur bord des hommes et des femmes qui faisaient preuve d’un courage immense. Il y eut aussi les innombrables combats navals et autant de naufrages de vaisseaux chargés de richesse. Les incendies à bord étaient fréquents, même dans les ports, avec des conséquences dramatiques car parmi les équipages ou les passagers, tous ne savaient pas nager. On connaît, bien sûr, le radeau de La Méduse et l’Invincible Armada, mais on découvre aussi des récits passionnants de rescapés ayant survécu en mer sans rien manger ni boire durant des jours, avant de s’échouer sur les îles Kerguelen où ils vivront tels des Robinson Crusoë.

Frédéric Zurcher (1816-1890) fut un officier de marine français et auteur d’ouvrages de vulgarisation scientifique. Avec Elie Philippe Margollé (1816-1884) ils publièrent une quinzaine d’ouvrages sur les volcans, les tempêtes, les météores, les glaciers et le monde sous-marin.

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Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II

Rousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II - Bibliothèque numérique romandeRousseau Jean-Jacques – Émile ou De l’Éducation livres I et II : Nous ne présenterons pas Émile ou De l’Éducation qui est toujours, selon Wikipédia, un des ouvrages les plus lus et les plus populaires sur l’éducation. Certes, écrit en 1762, bien des avancées de la pédagogie, de la psychologie ou de la physiologie de l’enfant y sont ignorées. Certes, les limites de Jean-Jacques Rousseau y sont perceptibles. Mais nous voulons en souligner les étonnantes intuitions et  son aspect révolutionnaire à son époque, qui lui valut, d’ailleurs, bien des critiques bien pensantes. Rappelons aussi son influence profonde sur le développement de la pédagogie dont nous sommes, encore aujourd’hui, les héritiers. Les livres I et II, présentés ici, traitent du développement et de l’éducation de l’enfant jusqu’à environ  douze ans.

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