Femmes

Vuille Nancy-Marie (André Gladès) – Le stérile Sacrifice

Vuille Nancy-Marie (Gladès André) - Le stérile Sacrifice - Bibliothèque numérique romande - Ancha Temple d'Amour VeveyVuille Nancy-Marie (André Gladès) – Le stérile Sacrifice : Ulric vient habiter dans le domaine de son père décédé et découvre la Suisse et sa campagne, tout heureux de se retrouver dans cet environnement paisible. Mais, en visitant le château voisin de la ferme, il rencontre Mahaut, jeune fille retirée auprès de son grand-père. Ils tombent tout naturellement amoureux, mais Ulric est déjà fiancé et ne saura pas se défaire de ces liens de famille et d’argent. Il n’aura jamais le courage d’avouer son amour pour Mahaut à sa fiancée, pour éviter un mariage programmé. Mahaut  ne saura pas non plus se soustraire à cet amour impossible, et essaiera toujours de comprendre Ulric, quitte à s’isoler et à souffrir en silence.

À la fin du roman, l’ajout de fragments du Journal de Mahaut nous fait entrer dans son intimité et révèle une part de révolte contre la lâcheté masculine, mais une soumission consentie et une acceptation de sa triste solitude.

Le Stérile  sacrifice est le troisième roman de Nancy-Marie Vuille, née en 1867, élève d’Edouard Rod, qui a pris le pseudonyme masculin de André Gladès pour écrire ses trois romans qui précèdent les nouvelles Florence Monneroy et le Hasard que la BNR a déjà publiées.

Malgré ce titre un peu rébarbatif, ce roman de 1901 ne s’inscrit pas dans la mouvance suisse romande de l’époque, souvent moralisante et très « couleur locale ». Il s’inspire plutôt des romans anglais du 19e siècle, des sœurs Brontë par exemple, où « la femme acquière une prise de conscience qui lui permet de dévoiler l’aliénation dans laquelle elle vit et qu’elle perpétue » (Daniel Maggetti, préf. de l’éd. de 1988, Morges, Cabédita)

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Gourd Émilie – Une vie et un exemple : Susan-B. Anthony

Gourd Émilie - Une vie et un exemple Susan B. Anthony - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells maquette G.E. Perine & Co gravureGourd Émilie – Une vie et un exemple : Susan-B. Anthony : Dans les années 1850, aux États-Unis, « une femme mariée n’avait guère plus de droits légaux qu’un nouveau-né : son mari avait le droit absolu de surveiller sa fortune, son gain et sa personne. Il était seul responsable des enfants. Non seulement, comme nous l’avons vu, il était inconvenant et présomptueux pour une femme de parler en public, mais l’opinion lui interdisait aussi sévèrement d’écrire et de publier. Toutes les professions lucratives étaient fermées aux femmes (les universités et la formation professionnelle leur étant inaccessibles), auxquelles il ne restait que quelques occupations mal rétribuées. Les occasions d’acquérir de l’instruction étaient rares. Et enfin, et surtout, la croyance invétérée dans certains milieux que la soumission de la femme à l’homme était d’ordre divin ligotait d’une façon bien pire que toutes les dispositions légales les femmes, du berceau à la tombe, comme d’une camisole de force. »

Dans cette courte biographie de 1920, Émilie Gourd, nous conte l’histoire de cette suffragiste américaine de la fin du 19e siècle qui consacra sa vie à son combat. Si le style est parfois un peu désuet, les propos restent percutants – et parfois presque drôles dans les compte-rendu d’invraisemblables assemblées comme celle où ce cafetier qui avait loué sa salle, mais entendait nettoyer le sol en même temps, forçait les participants à écouter debout en évitant les passages de la serpillière ou ce président d’une association de tempérance qui déclarait aux femmes de l’assemblée : « Nos sœurs n’ont pas été invitées ici pour y prendre la parole, mais pour se taire et s’instruire. » Il ne nous semble pas inutile de rappeler les péripéties tumultueuses des temps qui nous ont précédés et le prix payé pour parvenir à la situation d’aujourd’hui, dans une époque où l’égalité entre hommes et femmes reste bien fragile et incomplète et se trouve sans cesse remise en question.

Émilie Gourd (1879), vient de la bourgeoisie protestante genevoise. En 1898, elle achève sa formation à l’École secondaire et supérieure de jeunes filles. Ce diplôme ne lui permet pas d’étudier à l’université où elle sera auditrice. Elle rejoint en 1903 une association féministe, l’Union des Femmes, puis s’engage au sein de l’Association genevoise pour le suffrage féminin, dont elle deviendra présidente. Elle est aussi de toutes les batailles: assurance maladie, assurance maternité, formation des filles, égalité des salaires, accès des femmes à toutes les fonctions. En 1912, Émilie Gourd fonde le journal Le Mouvement féministe dont elle s’assurera le poste de rédactrice en chef, jusqu’à sa mort. Ce journal changera maintes fois de nom, mais depuis le 14 juin 2001, il porte le nom de L’Émilie, en hommage à la défunte féministe. La journaliste, durant cette période, multiplie ses activités féministes, jusqu’à être nommée secrétaire de l’Alliance internationale pour le suffrage des femmes en 1923. Atteinte d’une maladie cardiaque, Émilie Gourd doit restreindre ses activités. Elle meurt le 4 décembre 1946 à 66 ans. (Source de cette biographie : http://www.emiliegourd.ch/qui-etait-emilie-gourd- )

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Sand George – Isidora

Sand George - Isidora - Bibliothèque numérique romande - Illustrations Thierry JohannotSand George – Isidora : George Sand a 42 ans en 1845 quand elle écrit ce roman, peu connu, mais très original par sa composition. Le thème en est l’amour ou plutôt la femme, vue sous ses deux aspects : la vertueuse et la courtisane.

Le roman commence par cette question : « L’espèce humaine est-elle composée de deux êtres différents, l’homme et la femme ? » et poursuit dans une réflexion sur les rapports entre les deux sexes, leurs droits, leurs devoirs.

Le jeune Jacques Laurent a quitté sa campagne natale pour Paris, où il passe son temps à étudier et à se poser toutes sortes de questions philosophiques sur la Femme. Pendant qu’il écrit ses théories, il regarde par la fenêtre et découvre dans le jardin voisin une femme mystérieuse : Il va tomber éperdument amoureux de cette femme, malgré toute sa complexité et sa duplicité : il admire à la fois l’ange (Julie) et il est attiré par le démon (Isidora). Abandonné par Isidora, bien des années plus tard il sera fasciné par la mère de son élève, Alice, une femme vertueuse et pure, belle-sœur d’Isidora. À la fin du roman ces deux femmes seront réunies en présence de Jacques dans le même jardin où il était tombé amoureux. Jacques est complètement désemparé, mais les deux femmes vont s’aimer, s’apprécier, se respecter.

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Vuille Nancy-Marie – Florence Monneroy

Vuille Nancy-Marie - Florence Monneroy Le Destin - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Reflets dqns un ,iroirVuille Nancy-Marie – Florence Monneroy , Le hasard : Ces deux nouvelles Florence Monneroy et Le Hasard font partie d’un recueil publié et préfacé par Édouard Rod peu après le décès de Nancy-Marie Vuille à 39 ans. La préface est un vibrant hommage à la personnalité et au talent de cette femme écrivain : « Jamais écrivain, jamais femme ne fut d’une sincérité plus complète, plus absolue, plus rigoureuse. Son extrême réserve en rehaussait encore le prix. » Dans Florence Monneroy, Florence et sa sœur Simone sont orphelines de père. Leur mère se remarie lorsqu’elles ont une quinzaine d’années. Autant Simone est spontanée et charmeuse, autant Florence est réservée et secrète. Lorsqu’elles atteignent leur vingtième anniversaire, leur beau-père se met en recherche de futurs époux, mais les choses prendront une tournure tragique. L’originalité de ce récit délicat et sensible réside dans la forme : on sait dès les premières lignes que l’héroïne est décédée, et c’est son beau-père qui raconte l’histoire sous forme d’un « flash-back ». Dans le Hasard, Geneviève Gay, après un mariage malheureux avec un homme cynique et brutal, décide de prendre son destin en main et de conquérir son droit au bonheur. Malgré son courage, un coup de pouce du destin – le hasard ? – sera prépondérant.

Née à Neuchâtel en 1867 dans une famille bourgeoise, Nancy-Marie Vuille grandit à Genève et suit les cours d’Edouard Rod à l’université dès 1886. Elle noue des liens privilégiés avec lui, et il la conseillera et la soutiendra dans ses activités littéraires tout au long de sa vie. En 1893, elle s’installe avec son père et sa sœur à Paris et, en plus de nombreuses traductions, elle publie trois romans Au gré des choses (1895), Résistance (1898) et Le stérile sacrifice (1901), signant du pseudonyme d’André Gladès, du nom de jeune fille de sa mère. Elle ne reviendra à Genève que pour accompagner sa mère dans sa longue agonie, ce qui la marquera profondément. Elle succombera elle-même à la maladie en 1906.

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Combe T. – Village de dames

Village de Dames - T. Combe - Bibliothèque numérique romande - photo Heinrich Gerber Le Peu-Péquignot près de NoiirmontCombe T. – Village de dames : Mlle Alyse est face à un défi. Comment louer les maisonnettes de l’ancien établissement de santé de son père que les gens du pays appelaient docteur Typhoïde ? Elle a beau passer des annonces, les candidats ne se bousculent pas. Peu à peu et au fil de locations, se constitue dans ce petit hameau des hauts neuchâtelois une communauté de femmes, un « Village de Dames », comme on se met à l’appeler. T. Combe nous entraîne, avec un regard malicieux et bienveillant, dans ses replis, dans les arcanes des relations quotidiennes, des amitiés et des querelles intestines de cette communauté si tranquille et si proprette en surface.

En cinq nouvelles reliées les unes aux autres par le fil narratif, elle nous fait découvrir le charme désuet de ces histoires de femmes qui tentent de remplir leur vie de « non mariées » : célibataires « vieilles filles », veuves, ou abandonnées, malgré une condition et des conventions qui leur imposent oisiveté et futilité. Les péripéties ne manquent pas et T. Combe sait observer et nous dépeindre leurs travers, comme leurs héroïsmes du quotidien. Et bien sûr, les loups vont débarquer dans la bergerie…

T. Combe, de son vrai nom Adèle Huguenin-Vuillemin, née au Locle, en 1856, dans une famille d’horlogers, fut institutrice à 16 ans. C’est pour compléter son revenu qu’elle se mettra à écrire à 21 ans, avec succès.  Elle séjournera à Londres puis à Paris. Revenue en Suisse, elle sera une écrivaine et conférencière renommée, chrétienne, féministe, militante contre l’alcoolisme. Elle adhérera, à 57 ans, au parti socialiste (favorable au suffrage féminin). Elle décède dans sa maison des Brenets à 77 ans en 1933.

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Tristan Flora – Pérégrinations d’une Paria (tome 2)

Pérégrinations d'une paria 2 - Flora Tristan - Bibliothèque numérique romande - tableau abonyme una vista de la Toma Final de Arequipa del 7 de marzo de 1858Tristan Flora – Pérégrinations d’une Paria (tome 2) : Dans ce deuxième tome, Flora Tristan fait la connaissance de sa famille – et de son oncle qui refuse de la reconnaître comme la fille légitime de son père. Durant les sept mois de son séjour à Arequipa, elle nous dépeint les rouages de la société arequipénienne et s’indigne de la dépendance dans laquelle y vivent les femmes. Survient une révolution qui se déroule dans la pure tradition de l’Amérique latine du 19e siècle. Flora nous en explique, en fine politique, les péripéties et les acteurs, conseille ses cousins et fait même un séjour dans un couvent où sont réfugiées les femmes de sa famille. Bénéficiaire, finalement, d’une pension de son oncle pour autant qu’elle retourne en Europe, elle passe deux mois à Lima où elle visite une plantation, l’occasion d’un discours nuancé mais sans concessions sur l’esclavage. Puis s’embarque sur un voilier à destination de Liverpool. Voyageuse courageuse et lucide, Flora Tristan, qui tout au cours de ce voyage d’un an et demi, porte toujours la chaîne d’un mariage indissoluble à un époux violent, se sent encore, avec ses sœurs, la paria d’une société qui la rejette et qu’elle rejette.

Les Bourlapapey dédient cette publication à Anne Cuneo décédée le 11 février 2015, journaliste, écrivaine… elle aussi une femme engagée !

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Tristan Flora – Pérégrinations d’une paria (tome 1)

Pérégrinations d'une paria tome 1 - Flora Tristan - Bibliothèque numérique romande - Portal de Flores, anonyme, Arequipa, 1880.Tristan Flora – Pérégrinations d’une paria (tome 1) : Persécutée par son mari qui cherche à la priver de ses enfants, Flora Tristan part à bord du Mexicain pour aller rencontrer la famille de son père au Pérou. Incroyable voyage à l’époque, (1ère moitié du XIXème siècle) pour une jeune femme qui voyage seule dans un monde où la femme n’a pas plus de droits que l’enfant et risque à tout moment violences et humiliations. Un récit de voyage qui décrit non seulement la vie dans un bateau et une traversée exténuante, le passage du cap Horn, une étape au Chili avant d’accoster au Pérou, et de franchir à dos de mule l’espace désertique et montagneux qui la sépare d’Arequipa, la ville de sa famille. Elle nous dépeint ses compagnons de voyage et ses rencontres, ses relations d’amitié, les ports et villes où ils font escale et critique la position de la femme dans la société. Une vision du monde parfois un peu française, non exempte de préjugés mais toujours lucide et sans concession.

« Épopée courageuse qui dure au total un an et demi, motivée par l’espoir d’être reconnue comme héritière légale de son père, par sa famille paternelle péruvienne ; ou, peut-être, voyage de la dernière chance d’une jeune femme qui n’a plus rien à perdre, paria d’une société qui la rejette et qu’elle rejette ».

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Noailles Anna de – La Nouvelle Espérance

Noailles Anna de – La Nouvelle Espérance - Bibliothèque numérique romandeNoailles Anna de – La Nouvelle Espérance : Lorsqu’elle fait paraître en feuilleton, en 1903, son premier roman, La Nouvelle Espérance, dans La Renaissance latine, Anna de Noailles est déjà une poétesse reconnue. Pourquoi un roman – en prose – plutôt que de la poésie ? Anna de Noailles écrit, dans une lettre de novembre 1900 à son amie Augustine Bulteau, chroniqueuse littéraire du Figaro : « Moi aussi chère amie je travaille mais pas en vers pour le moment. Le grand tapage de mon cœur ne se plierait pas aisément à la courbure du rythme précis et minutieux. J’ai bien envie de vous faire parvenir un de ces jours quelques feuilles de cet ouvrage où l’invention alterne avec l’exactitude et dont certaines pages sont le miroir palpitant des souvenirs et du présent. » Elle vient alors de mettre au monde en septembre son fils Anne-Jules et se remet mal du traumatisme de l’accouchement, dont elle subira longtemps les séquelles… Édité la même année chez Calmann-Lévy, La Nouvelle Espérance connaît un succès indéniable, qui ne sera pas tout à fait, cependant, à la hauteur des espérances d’Anna de Noailles et de son entourage.

Dans ce beau roman d’amour psychologique, l’héroïne, Sabine de Fontenay rayonne d’une lumière singulière et tire de l’ombre les figures d’hommes qui l’entourent : son mari, Henri de Fontenay, homme bon, honnête, mais médiocre et qui, préoccupé surtout par son avenir politique, vit à côté de sa femme à laquelle il n’accorde que peu d’attention ; son cousin et ami Jérôme, qu’elle a aimé (ou cru aimer?) un temps et qui la plonge dans le désespoir en épousant sa belle-sœur ; et enfin Philippe Forbier, qui devient son amant et pour lequel elle éprouve un amour singulier. Sensuelle, rêveuse, Sabine se livrera tellement à l’homme qu’elle aime qu’elle finira par dépérir et décidera de se tuer, déçue par la vie et l’amour. Sa dernière lettre à son amant est terrible et émouvante : « Je suis née ivre et j’ai toujours vécu de véhémence et de douleur ». La grande fragilité et l’émotivité qui transparaissent dans cette prose romantique, écrite dans une langue magnifique font de ce roman une œuvre d’une beauté singulière.

Anna de Noailles (1876-1933) est une poétesse d’origines grecque et roumaine, aux poèmes superbes entre romantisme et modernisme. Elle vécut essentiellement à Paris mais son attachement pour Amphion-les-Bains en Savoie – demeure de son père et qui marqua son enfance – fut concrétisé par sa volonté d’y faire inhumer son cœur. Elle fut la première femme admise à l’Académie Française et elle fut également la première femme commandeur de la Légion d’Honneur.

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Dumas Alexandre – La Guerre des Femmes (2ème partie)

Dumas Alexandre - La Guerre des Femmes (2ème partie) - Bibliothèque numérique romandeDumas Alexandre – La Guerre des Femmes (2ème partie) : Qui a dit que les femmes n’étaient pas de nature belliqueuse ? C’est pourtant bien par des femmes que fut en partie menée l’une des plus grandes guerres civiles françaises, la Fronde, qui bouleversa le pays de fond en comble pendant six furieuses années, de 1648 à 1653. Cette guerre vit s’affronter le gouvernement et le parlement, la royauté et les princes de sang, mais fut également le théâtre des sournoises manœuvres d’Anne d’Autriche et de la princesse de Condé, toutes deux femmes de pouvoir et prêtes à toutes les extrémités pour en conserver les moindres miettes. Dans ce sombre contexte, deux belles amazones vont lutter l’une contre l’autre : la vicomtesse Claire de Cambes, fidèle amie de la princesse de Condé, et Nanon de Lartigues, splendide bourgeoise parvenue et maîtresse d’un des bras droits d’Anne d’Autriche. Comme souvent chez Dumas, les sentiments se superposent aux luttes politiques et c’est donc pour le cœur d’un beau et brillant gentilhomme que les deux jeunes femmes batailleront bec et ongles, quitte à sacrifier au passage convictions et alliés, car, comme le dit si bien le proverbe : « En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. »

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Dumas Alexandre – La Guerre des Femmes (1ère partie)

Dumas Alexandre – La Guerre des Femmes (1ère partie) - Bibliothèque numérique romandeDumas Alexandre – La Guerre des Femmes (1ère partie) : Mai 1650, au bord de la Dordogne : la guerre civile n’a pas atteint ce petit village tranquille ni l’auberge du Veau d’Or où l’on mange si bien. Car nous sommes en pleine Fronde, celle des Princes. La Fronde des Princes? Les princes de Condé et de Conti, ainsi qu’Henri II d’Orléans, duc de Longueville, sont tous trois emprisonnés… Ne devrait-on pas plutôt l’appeler la Fronde des Princesses ou la Guerre des Femmes ? «La reine et Mme de Condé sont les deux puissances belligérantes. Elles ont pris pour lieutenants généraux Mlle de Chevreuse, Mme de Montbazon, Mme de Longueville…» explique Cauvignac, l’aventurier. Or dans cet endroit bucolique ont rendez-vous, au même moment, des factions opposées : pour les royalistes, le baron de Canolles avec Ninon de Lartigues, la maîtresse du duc d’Épernon chassée avec lui de Bordeaux par le peuple excédé, et, pour les tenants des princes, le vicomte de Cambes avec Richon, l’homme de guerre. Mais de Cambes sauve Canolles qui allait tomber dans un guet-apens. Et celui-ci est fort intrigué par ce jeune vicomte…

Un superbe roman d’aventures d’Alexandre Dumas, avec des amours, des subterfuges et des batailles, dans les troubles et les fumées de la Fronde en Guyenne.

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