Littérature suisse romande et des régions voisines

Ramuz Charles Ferdinand – L’Amour du Monde

Ramuz Charles Ferdinand - L'Amour du Monde - Bibliothèque numérique romande - Sylvie S Nuages sur le LacRamuz Charles Ferdinand – L’Amour du Monde :  Dans une petite ville au bord d’un lac, la vie se déroule calmement. « On vit entre soi, on sait qui on est. On a un petit monde à nous, devant une belle eau, parmi nos vignes ». Trois événements surviennent, qui vont tout bouleverser : l’installation d’un cinéma dans la salle communale et l’irruption, par les films, d’un ailleurs rêvé ; le retour au pays de Louis Joël après cinq années de voyages autour du monde et enfin un illuminé qui se prend pour Jésus-Christ se met à déambuler dans les rues, insensible aux moqueries.

Au fil d’intrigues entre les multiples personnages, le monde onirique intérieur des protagonistes déborde et semble coloniser peu à peu le monde réel. Le désordre et la confusion s’installent. …

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Dumur Louis – Le Centenaire de Jean-Jacques

Dumur Louis - Le Centenaire de Jean-Jacques - Bibliothèque numérique romande - Maquette Laura Barr-Wells Dessin Gustave WendtDumur Louis – Le Centenaire de Jean-Jacques (La Trilogie genevoise vol. 2) :  C’est le centenaire de Jean-Jacques Rousseau ! Il faut le célébrer avec les élèves du Collège ! Jean-Jacques Rousseau ? Mais qui est-ce ? Nicolas Pécolas que nous retrouvons en seconde après ses aventures des trois Demoiselles du Père Maire,  ne peut en retrouver qu’une vague mention dans toutes ses études… Jean-Jacques Rousseau est-il un monstre ou un génie ? C’est que, si Rousseau est connu dans le monde entier, à Genève il en va tout autrement. Et il y a à peine plus de cent ans que l’Émile y a été brûlé sur la place publique. Alors que la gouvernement radical veut cette commémoration, les conservateurs, pasteurs des deux églises et aristocrates de la rue des Granges, partent en guerre et dénoncent l’exposition des enfants à cette influence néfaste. Dans la classe de Nicolas, une véritable conspiration se développe pour empêcher que les élèves se rendent à ces fêtes. …

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Ramuz Charles Ferdinand – Adam et Ève

Ramuz Charles Ferdinand - Adam et Ève - Bibliothèque numérique romande - Masaccio L'Expulsion d'Adam et Ève du Jardin d'ÉdenRamuz Charles Ferdinand – Adam et Ève : Louis Bolomey est un jeune paysan désemparé : après avoir perdu sa mère, il est abandonné sans explication par sa toute jeune femme Adrienne, après six mois de mariage. Un vieux rétameur de passage lui explique que tous ses malheurs viennent de la faute originelle décrite dans le récit d’Adam et Ève de la Genèse. Bolomey relit la Bible, comprend mieux quel est le péché originel et tombe encore plus dans le désespoir : même la nature qui l’entoure et qu’il aimait devient noire et menaçante. Puis un jour, un peu rétabli par l’amour sans lendemain que lui propose Lydie, la fille de l’aubergiste, il se met à reprendre espoir et décide de faire de son propre jardin à l’abandon, l’égal du jardin d’Éden, mais avec une palissade pour le fermer… Adrienne revient un jour grâce à Lydie, ils vivent des retrouvailles tendres, mais sans lendemain. …

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Dumur Louis – Les trois Demoiselles du Père Maire

Dumur Louis - Les trois Demoiselles du Père Maire - Bibliothèque numérique romande - Gustave WendtDumur Louis – Les trois Demoiselles du Père Maire (La Trilogie genevoise, premier volume) : C’était un vieux régent du Collège de Genève et on le conservait comme une antiquité. Mais comme c’était en même temps, de l’avis de tout le monde, un excellent régent et certainement le seul capable de tenir tête à une classe de plus de cent élèves, dont les trois quarts étaient des gamins genevois, c’est-à-dire tout ce qu’il y a au monde de plus indiscipliné, on lui passait ses manies.

Dans Les trois Demoiselles du Père Maire, alors qu’en 1870 au collège Calvin de Genève, la classe de septième compte 102 élèves, le régent – le Père Maire – est adepte de méthodes d’éducation d’une autre époque. Nicolas Pécolas et ses camarades apprennent vite à connaître les trois « demoiselles » qu’ils surnomment Héloïse, la Rogneuse et la Tessinoise. …

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Ramuz Charles Ferdinand – Souvenirs sur Igor Strawinsky

Ramuz Charles Ferdinand - Souvenirs sur Igor Strawinsky - Bibliothèque numérique romande - Robert Delaunay Portrait de StravinskyRamuz Charles Ferdinand – Souvenirs sur Igor Strawinsky : C’est en automne 1915 que Ramuz fait la connaissance d’Igor Stravinski, grâce au chef d’orchestre Ernest Ansermet. Pendant 2 ans, ils vont collaborer, Stravinski composant ses chefs d’œuvre « Noces » et « Renard » sur des textes du folklore russe, que Ramuz traduisait en français. Malgré leurs différences de caractères, les deux hommes s’estiment et se comprennent. « Tout semblait devoir nous séparer. Vous étiez musicien, moi pas ; vous étiez Russe et veniez de très loin, moi j’étais déjà où je suis encore, c’est-à-dire où je suis né ; nous ne parlions même pas la même langue. Les choses qui nous entouraient, vous auriez pu et dû les voir d’une certaine façon, moi d’une autre ; (…) elles auraient dû se mettre entre nous. Comment donc se fait-il que ce soit pourtant par elles, à travers elles, que nous ayons si vite et si complètement communiqué ? » Ramuz initie le compositeur au vin du Dézaley et au gruyère ; Stravinski lui fait découvrir, dans sa maison de Morges, la gastronomie russe et la vodka. …

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Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série)

Rambert Eugène - Les Alpes Suisses 5 - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie S.Rambert Eugène – Les Alpes suisses (5ème série) : Cette cinquième et dernière série des Alpes suisses nous narre d’abord le journal d’une marmotte philosophe. Après avoir été capturé par les humains, ce solitaire est l’objet du rejet de ses congénères car le collier dont il ne peut se débarrasser est imprégné de l’odeur de l’homme. Il questionne le « Grand Sommeil » qui atteint son espèce et se demande si vraiment le monde et la succession des jours et des nuits s’arrête durant cette période. Il souhaite sans y parvenir éviter de s’endormir en hiver pour « savoir ». Non dénué d’anthropocentrisme, ce conte enlevé est plein de charme. La deuxième partie reprend l’histoire des Landsgemeinde, ces assemblées où le peuple entier d’un Canton suisse (enfin, les hommes, à l’époque) se réunit pour régler les affaires de l’État. …

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Ramuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort

Ramuz Charles Ferdinand - Présence de la Mort - Bibliothèque numérique romande - Maquette et photo Laura Barr-WellsRamuz Charles Ferdinand – Présence de la Mort : Suite à un accident gravitationnel, la Terre tombe vers le Soleil. Sur les rives du Léman, dans la région de Lausanne, c’est l’été : il fait chaud, 36 degrés à l’ombre mais la vie se poursuit comme à l’ordinaire. Cette nouvelle, apocalyptique, que publie le journal, faut-il y croire ? mais non… ce n’est qu’une vague de chaleur qui passera… Cependant le thermomètre grimpe toujours plus haut : 38, 39, 40 degrés. Le ciel devient blanc. Les sources tarissent. On entend des bruits sourds. Des failles s’ouvrent, des gaz et des feux souterrains s’échappent. Les glaciers fondent et le niveau du lac commence à monter, inexorablement… Ses eaux prennent la couleur du sang brun. Les hôpitaux sont pleins, les passants tombent dans les rues. Face à l’inéluctable, faut-il encore travailler ? Pourquoi ne pas prendre l’argent où il est ? Dans les banques, par exemple… …

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Ramuz Charles Ferdinand – Une Main

Ramuz Charles Ferdinand - Une Main - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Chablière sous la neigeRamuz Charles Ferdinand – Une Main : Ramuz vient d’emménager dans sa maison de la Muette à Pully lorsqu’il se casse le bras et reste immobilisé plus de deux mois. Dès qu’il peut reprendre l’écriture, il note toutes les sensations et les impressions qu’il a ressenties lors de cette épreuve. Plus qu’un journal de ses maux, c’est une réflexion générale sur la vie, sur l’écriture. L’aventure, banale en soi, prend une ampleur universelle. Ramuz doit apprendre la patience, la dépendance, l’humiliation des scènes de rééducation (racontées avec humour), supporter sa maladresse et son inactivité. …

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Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Henry-Louis Mermod - Bibliothèque numérique romande - Chaurel Rives du Léman vu du voisinnage de la maison RamuzRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Henry-Louis Mermod : Ramuz envoie une lettre à son éditeur suisse Henry-Louis Mermod. « Publier suppose public », lui écrit-il. L’écrivain, comme l’homme, se sent poussé à justifier ses choix face aux critiques. Comme il ne veut pas écrire pour un public instruit, ces gens du peuple dont il reprend le langage le lisent-ils ? Heureusement non, dit-il… Car ils échappent au savoir « scolaire » qui ne forme pas, mais déforme. Une certaine école ne reconnaît pas la différence, les dons plus subtils de ceux qui ne sont pas scolaires. Pourtant, ils ont d’autres valeurs : de l’expérience, un métier. Ils utilisent parfois des de sens très développés non reconnus : « l’école se méfie extrêmement des sens comme susceptibles justement de fournir à l’individu des renseignements qu’elle ne peut pas contrôler. …  …

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Ramuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset

Ramuz Charles Ferdinand - Lettre à Bernard Grasset - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre La pleine vue des crêtesRamuz Charles Ferdinand – Lettre à Bernard Grasset : « Nous n’avons pas eu de 17ème siècle ; car alors nous étions Bernois, c’est-à-dire complètement muets, inexistants. Et c’est précisément pendant ce temps, que la langue « française » prenait sa forme définitive. J’aime votre 17ème siècle, j’aime le français, un certain « français » dont il a définitivement sanctionné l’usage, mais n’y puis voir pourtant (parce que je viens du dehors) qu’un phénomène tout occasionnel, tout contingent (qui aurait pu ne pas se produire), et qui précisément, pour ce qui est de nous et de moi, ne s’est pas produit. Précisément pour ces mêmes raisons, je me refuse de voir dans cette langue « classique » la langue unique, ayant servi, devant servir encore, en tant que langue codifiée une fois pour toutes, à tous ceux qui s’expriment en français. …

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