Poésie

Claudel Paul – L’Ours et la Lune

Claudel Paul – L’Ours et la Lune : L’Ours et la Lune, farce pour enfant ou théâtre politique ? La pièce, écrite avec la collaboration musicale de Darius Milhaud, débute avec un prisonnier mourant dans un camp au nord de l’Allemagne. Il dialogue avec le fantôme de sa femme décédée. Mais survient La Lune, personnage central, puissante et manipulatrice. Elle transpose l’action et les personnages dans un théâtre de marionnette. Le drame se joue en figurine, avec l’Ours, peluche gardienne des petits enfants du prisonniers, habité par le financier véreux qui a dépouillé leur père, son ami de jeunesse. Fils du prisonnier, ce père, Jean, est décédé à la guerre. Mentionnons en passant que l’histoire de ce capitaliste sans principe tire son origine d’une affaire que Claudel avait été chargé d’éclaircir, celle d’une escroquerie française dont les auteurs avaient fui au Brésil.

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Claudel Paul – Poètes et Oeuvres

Claudel Paul – Poètes et Oeuvres (Vers l’exil, Arthur Rimbaud, Introduction à quelques oeuvres, Verlaine) : Avec ces quatre textes, nous vous proposons un cheminement chronologique sur quelques écrits de Claudel où se perçoivent sa vision de l’art poétique et l’écriture. Dans Vers l’Exil, ce poème à la place singulière, la plainte de Claudel aborde en contrepoint sa vocation à l’écriture poétique. Dans Arthur Rimbaud, Claudel exprime son admiration et l’influence qu’eut sur lui « “ce voyant” ou “prophète” inspiré en quête d’absolu » » (Nathalie Massé). Dans son Introduction à quelques œuvres, il explique cet équilibre dans l’écriture, ce « N’empêchez pas la musique ! » de l’œuvre de création. Enfin, dans Verlaine, la musique poétique « maladroite et habile » de Verlaine rappelle, dans la perception sensorielle de son écriture par Claudel, la co-naissance inspirée du symbolisme qu’il proposait.

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Crisinel Edmond-Henri – Le Veilleur

Crisinel Edmond-Henri -Le Veilleur:
« Miracle d’un seul vers après tant de silence ! / Prodige de renaître au monde pour un jour ! »
Les deux vers qui inaugurent ce magnifique recueil de Crisinel (Faoug 1897 — Nyon 1948) saluent le retour inespéré de l’inspiration poétique. Mais sous la jubilation perce déjà l’inquiétude, car le poète vaudois sait d’amère expérience que le chant qui rejaillit après plus de quinze années de silence peut à tout moment se tarir. Aussi est-ce en veilleur « au cœur du néant » (Bulliard) que Crisinel recueille la voix fugace qui file sa mélopée entre espoir et angoisse, révolte et renoncement. « Ma loi, c’est de veiller, homme ou fantôme, / C’est d’entrevoir, dans l’ombre, obscurs symptômes, / Tout ce que Dieu condamne et qui faiblit. »

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Hugo Victor – L’Art d’être grand-père

Hugo Victor – L’Art d’être grand-père : Ce recueil poétique est composé des derniers écrits de Victor Hugo. Publié en 1877, il est écrit alors qu’exilé il perd son épouse et un de ses fils et qu’il accueille sa fille et ses deux petits-enfants. C’est l’œuvre forte d’un homme meurtri par le deuil, d’un proscrit qui narre son admiration et sa tendresse pour ses petits-enfants, un homme qui, malgré son exil, n’a rien perdu de la force visionnaire qui le gouverna tout au long de sa vie..

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Hugo Victor – Religions et religion

Hugo Victor – Religions et religion: Dans cet ouvrage critique qu’est « Religions et Religion », empreint de poésie et de passion, publié en 1856, Victor Hugo nous invite à une profonde réflexion sur la place et le rôle des religions dans nos vies. Il y aborde des thèmes universels tels que la foi, le doute et la quête de sens, et anticipe clairement les grands débats des sociétés d’aujourd’hui.
Il ne se contente pas de décrire les différentes religions ; il les interroge, les compare et les critique. Il dénonce les dérives sectaires, le dogmatisme et les conflits religieux qui ont marqué et continuent de déterminer l’histoire de l’humanité. Ainsi, le poète exprime de nombreux doutes et questionnements sur la nature de Dieu, l’existence du mal et le sens de la vie.

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Burnat-Provins Marguerite – Chansons rustiques

Burnat-Provins Marguerite – Chansons rustiques : Intitulés Chansons rustiques, ces 130 poèmes en prose sont écrits durant la période « valaisanne » de Marguerite Burnat-Provins. Installée avec son mari Adolphe Burnat sur les bords du Léman, elle découvre le Valais en 1898 grâce au peintre Ernest Biéler. C’est un éblouissement. Marguerite Burnat-Provins va passer tous ses étés, jusqu’en 1907, dans le village valaisan de Savièse. La beauté de la nature et les coutumes ancestrales du « Vieux Pays » sont sources d’inspiration, tant littéraire que picturale. Plusieurs de ces poèmes vont à leur tour inspirer des compositeurs, notamment Émile Jaques-Dalcroze en 1909.

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Burnat-Provins Marguerite – Poèmes troubles

Burnat-Provins Marguerite – Poèmes troubles: Ces Poèmes troubles écrits en été 1917 font échos au Livre pour toi qui relate la passion amoureuse de Marguerite Burnat-Provins pour son amant Paul de Kalbermatten. Dédicacés « pour moi-même », ils se révèlent d’emblée ambigus. L’auteure s’adresse à une mystérieuse Dolly, personnage ambivalent, tantôt masculin, tantôt féminin. Dolly permet un jeu de miroirs déformants qui renvoient à une souffrance intérieure.

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Burnat-Provins Marguerite – Poèmes de la Boule de verre

Burnat-Provins Marguerite – Poèmes de la Boule de verre et Nouveaux poèmes de la Boule de verre: Au printemps 1917, Marguerite Burnat-Provins est à Neuilly-sur-Seine, seule. Son mari Paul est au front, dans les Pyrénées. Comme exutoire à sa souffrance et à sa solitude, elle écrit entre avril et juillet plus de 200 poèmes, qu’elle dédie à une ombre. « Dans la boule de verre où nagent les fantômes, j’ai aperçu deux ombres qui se cherchaient. Il m’a semblé entendre des paroles. Ces poèmes, pour un instant, rendront la vie aux voix qui se sont tues, aux formes qui se sont effacées. »

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Burnat-Provins Marguerite – Vous

Burnat-Provins Marguerite – Vous: Onze ans après l’incandescent «Livre pour toi», Marguerite Burnat-Provins s’adresse à «Vous», un mystérieux interlocuteur dont on devine qu’ils se sont aimés. L’écrivaine répond à son injonction – «Il faut m’écrire, mon Amie» – en rédigeant quotidiennement, du 21 mars au 29 avril 1918, «des lettres qui n’en sont pas». Durant ces derniers mois de guerre, «Vous» est probablement au front et l’épistolière vit solitaire en Maine-et-Loire. L’attente d’un éventuel retour habite ses pensées, elle balance entre la nostalgie de l’amour passé et l’espoir d’un nouveau bonheur.

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Burnat-Provins Marguerite – Heures de printemps

Burnat-Provins Marguerite – Heures de printemps: Après Heures d’été écrit en 1937 dans son refuge du Clos des Pins près de Saint-Jacques-de-Grasse, Marguerite Burnat-Provins connaît de nouveaux soucis de santé en 1939. Elle suit une cure à Vichy puis rédige Heures de printemps. Au Clos des Pins, le printemps s’écoule doucement. Mais malgré les repères simples que l’autrice y retrouve, le ciel maussade et pluvieux ne lui inspire que souffrance et tristes pensées sur sa jeunesse envolée. Verra-t-elle d’autres printemps ? Au fil des heures qui passent lentement, elle ne sait plus si elle souhaite quitter son refuge et se plonger dans l’agitation de la multitude pour changer de souffrance, ou rester, misanthrope mais libre, avec sa solitude dans son havre caché.

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