Poésie

Desnos Robert – Calixto Contrée

desnos Robert - Calixto Contrée - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre CascadeDesnos Robert – Calixto Contrée : Deux recueils de poésie écrits en 1942-43, sous l’occupation, quelques mois avant l’arrestation de Robert Desnos par la Gestapo. « La poésie peut parler de tout en toute liberté», nous dit-il. Ainsi dans Calixto, une suite de sonnets, qui ne sont séparés par aucun titre, s’assemble en une continuité : celle de la nymphe Calixto, symbole de liberté dans un Paris occupé, « passante » amoureuse et inaccessible. Contrée, de même forme, contient plusieurs poèmes en argot dont le langage contraste avec la finesse de l’écriture poétique. Langage allusif « lié aux circonstances du moment, lors même que sont évoqués des paysages ou des actions dont la généralité ne suscite apparemment aucun soupçon (ainsi tous les titres de Contrée, sans avoir l’air de « contrer » qui que ce soit, reposent sur un titre générique neutre, « Le Coteau », « La Sieste ») ou des mythes empruntés à la tradition littéraire (Le Bain avec Andromède évoque aussi bien les tourments érotiques de la jeune prisonnière que l’asservissement de Paris). […] Le poète note pour lui-même : « Rappeler au public qu’il peut y avoir des sous-entendus et Théorie du double sens (immédiat et second) indispensable à la poésie. » (Présence de la littérature, Réseau Canope, 2008) »

Ainsi dans Calixto :
Et de même sous le langage
Se dissimulent maints secrets.
La toute belle en ses bagages
Cache l’étoile aux bons présages
Et le prisonnier aux aguets,
Rêve de belle et de voyages
Comme aux jours de la nef Argo
Dont les marins parlaient argot.

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Baudelaire Charles – Les Fleurs du Mal

Baudelaire Charles - Les Fleurs du Mal - Groupe des ebooks Libres et gratuitsBaudelaire Charles – Les Fleurs du Mal : « Les Fleurs du mal est le titre d’un recueil de poèmes en vers de Charles Baudelaire, englobant la quasi-totalité de sa production poétique, de 1840 jusqu’à sa mort survenue fin août 1867. Publié le 25 juin 1857, le livre fait scandale et suscite un procès retentissant qui entraîne la censure de 6 pièces. Il est réédité, dans des versions différentes, en 1861, 1866 puis 1868. La réhabilitation n’intervient qu’en 1949. C’est l’une des œuvres majeures de la poésie moderne. Ses 163 pièces rompent avec le style convenu, en usage jusqu’alors. Elles rajeunissent la structure du vers par l’usage régulier d’enjambements, de rejets et de contre-rejets. Elles rénovent la forme rigide du sonnet. Elles utilisent d’inédites associations d’images, tel l’«Ange cruel qui fouette des soleils» (Le Voyage). Elles mêlent langage savant et parler quotidien. » (Wikipédia)

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Jarry Alfred – Les Minutes de Sable mémorial

Jarry Alfred - Les Minutes de Sable mémorial - Bibliothèque numérique romande - Jean G. GeckoJarry Alfred – Les Minutes de Sable mémorial : « Suggérer au lieu de dire, faire dans la route des phrases un carrefour de tous les mots, » nous annonce Alfred Jarry dans la  préface de ce recueil. En effet, vous y trouverez un chaos organisé, où se répondent, de façon non linéaire, idées, mots et consonances. Et, comme beaucoup, vous vous égarerez dans la polysémie des significations, des sens et des réminiscences entre obscurité volontaire et lumière éblouissante. Faut-il l’appeler poésie (incontestablement de nombreux et superbes vers de facture classique) ? prose ? théâtre ? (Si le père Ubu pointe son nez, vous rencontrerez aussi Saint-Pierre-Humanité qui annonce César-Antéchrist et Hadernablou…) Ou simplement gothique ?…

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Desnos Robert – Chantefables et Chantefleurs

Desnos Robert - Chantefables et Chantefleurs - Bibliothèque numérique romande - Laura Batt-Wells cloître albigeoisDesnos Robert – Chantefables et Chantefleurs : « Une fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête Ça n’existe pas Ça n’existe pas. » Qui ne connaît cette ritournelle ? Et combien de ces petites poésies à la Prévert, avec leurs musicalité et leurs jeux de mots doucement délirants, dont nous vous proposons ici une édition illustrée, n’ont-elles pas enchanté les souvenirs de notre enfance ? Est-ce pour amuser Youki, son amie, que Robert Desnos, qui avait toujours rêvé d’écrire pour la jeunesse se lança dans cette aventure ? Ou au contraire ces poésies véhiculaient-elles des messages à clé pour la résistance où les SS étaient des escargots (SS Cargo) et les résistants des Lamas qui devaient « écouter les échos et fuir le loup garou » ?

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Desnos Robert – Corps et Biens

Desnos Robert - Corps et Biens - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells L'Ange de La Part de l'AngeDesnos Robert – Corps et Biens : Jeux de mots, transitions inspirées des sons, des symboles ou d’un humour provocant, émotion sous-jacente mais souvent tenue à distance, rêveries mises en poème, écriture que Robert Desnos s’efforce de rendre dans  « un langage poétique à la fois populaire et exact… familier et lyrique » où il réussit à « coordonner l’inspiration, le langage et l’imagination » dans des poèmes à l’écriture libre, en prose, tout comme  par des vers de 6, 8 ou 12 pieds, ce recueil illustre splendidement la grande période du surréalisme pendant laquelle il fut écrit.  André Breton dans ses Entretiens, retrace l’histoire de ces années : « Au reste, celui qui, dans cette atmosphère du sommeil hypnotique et des singuliers moyens d’expression qu’il octroie, se trouvera véritablement dans son élément… ce sera Robert Desnos, et c’est lui qui imprimera durablement sa marque à cette forme d’activité. Il s’y donnera en effet éperdument, y apportant un goût romantique du naufrage que traduit le titre d’un de ses premiers recueils, Corps et biens. Nul comme lui n’aura foncé tête baissée dans toutes les voies du merveilleux… Tous ceux qui ont assisté aux plongées journalières de Desnos dans ce qui était vraiment l’inconnu ont été emportés eux aussi dans une sorte de vertige ; tous ont été suspendus à ce qu’il pouvait dire, à ce qu’il pouvait tracer fébrilement sur le papier… »

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Chambrier Alice de – Au delà

Chambrier Alice - Au delà - Bibliothèque numérique romande - Anne Van de Perre Depuis le JuraChambrier Alice de – Au delà : Ce volume, publié au lendemain de sa mort par Philippe Godet, sélectionne cinquante poésies sur les 175 écrites par Alice de Chambrier. Classées par ordre chronologique, elles retracent son parcours de poète depuis ses dix-huit ans jusqu’à son décès. Si la mort est omniprésente dans ce recueil, ces poèmes, souvent inspirés de sujets du quotidien, traduisent aussi l’aspiration d’Alice de Chambrier vers un « Au-delà » de sa condition de jeune fille d’un milieu aisé.

Toi que ton aile d’or veut emporter au ciel, […]
Tu ne peux, indomptable et sauvage rebelle,
Poursuivre ton désir et ton rêve envolé ! […]
Sur la route uniforme et par chacun suivie,
Sombre tu dois marcher, et ta pensée, hélas !
Devant les vérités amères de la vie,
Se courbe sous un joug qui ne se brise pas.

Elle n’envisageait d’ailleurs ni mariage ni vie établie prévoyant de vivre de sa poésie en exerçant une charité qu’elle réalisait déjà discrètement autour d’elle. Elle était pourtant une jeune fille gaie et enjouée qui participait à la vie sociale qu’impliquait la position de sa famille. Mais cette jeune fille, passionnée d’écriture et de poésie, volait des instants de travail, notait discrètement des vers dans un carnet, corrigeait, recorrigeait et retravaillait ceux-ci pour, quand ils lui convenaient enfin, les recopier dans un cahier recouvert de peluche. Pour les publier ? Non ! Elle s’était fixé pour règle de ne rien considérer d’achevé avant d’avoir atteint ses trente ans. Un coma diabétique l’emporta à 21 ans… Si l’inexpérience de cette jeune auteure est quelquefois sensible, s’il ne faut pas oublier qu’elle se promettait de retravailler encore son œuvre, la facture des vers reste aiguisée, plusieurs de ses poèmes sont magnifiques et touchants, et l’idéalisme de la jeune fille emporte l’émotion. (Cette présentation s’inspire de la notice de Philippe Godet)

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Valéry Paul – La Cantate du Narcisse

Valéry Paul - La Cantate du Narcisse - Bibliothèque numérique romande - Laura Barr-Wells Reflets dans le Canal du Midi près de CersValéry Paul – La Cantate du Narcisse, Amphion, Sémiramis, Louanges de l’eau, L’Ange, Villon et Verlaine : Pauvre Narcisse ! Dès qu’il veut embrasser les lèvres froides de son reflet, l’onde se brouille… Cet amour dont la nuit interrompt le cours lui suffit pourtant, dans sa pureté obligée, et son seul souhait est que nul n’interrompe son tête à tête passionné… Mais les Nymphes sont amoureuses de la beauté de Narcisse. Et leurs sollicitations ne rencontrent que rejet et colère. Après celle des Nymphes, la punition des dieux pour cet amour-inceste dans lequel s’entête Narcisse, ne pourra qu’être terrible. Elle privera Narcisse de l’humanité qu’il a déjà perdue. Amphion, fils de Zeus et d’Antiope est choisi par Apollon – comme la foudre choisit la cime de l’arbre – et reçoit la Lyre et le Plectre. Amphion ne tarde pas à découvrir le pouvoir de la musique sur l’homme et les éléments… Sammuramat, dont la légende a fait Sémiramis, fut victorieuse d’une expédition contre les Mèdes. On en fit la constructrice des Jardins suspendus de Babylone. Valéry nous la montre victorieuse et amoureuse de la beauté d’un captif. Mais une conquérante mythique peut-elle vivre autrement que seule et unique ? Les poètes ont souvent chanté le vin mais si l’on célébrait l’eau, source de toute vie ? Et Villon et Verlaine, que les siècles séparent, ont-ils quelque chose en commun ?

Paul Valéry fut fasciné dès 1891 par l’idée d’une « œuvre totale » à la frontière du ballet, d’une œuvre lyrique et de la poésie. Il débattra de cette idée avec Claude Debussy et Pierre Louÿs. Les trois Cantates que nous vous proposons ici se rattachent à cette démarche. C’est avec Honegger et la danseuse Ida Rubinstein qu’il réalisera Amphion, en 1931 à l’Opéra Garnier, dans des décors d’Alexandre Benois et une chorégraphie de Léonide Massine.

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Valéry Paul – Poésie et Mélange

Valéry Paul - Poésie et Mélanges - Bibliothèque numérique romande photo Laura Barr-Wells Vers le Grand Salan depuis le Canal du MidiValéry Paul – Poésie et Mélange (Album de vers anciens, La jeune Parque, Charmes, Pièces diverses, Mélange, Poésie brute, Propos sur la poésie) : Poésie pure ou poésie brute, ce volume vous propose de découvrir toute la palette de l’art poétique de Paul Valéry. Vers ciselés, vers libres ou prose, laissez-vous emporter par la musique de la langue et rêver dans le cimetière marin de Sète, compatir aux plaintes de la Pythie comme à celles de la jeune Parque, vous étonner des circonvolutions affectives d’un Narcisse amoureux de son reflet ou, simplement, partager le plaisir d’un bain de soleil après l’eau ou rire de l’amertume de la vie. Le sens du texte comptera alors moins que les réminiscences et les émotions car vous serez bercé par le rythme de ces superbes poésies.

Paul Valéry (Sète, 1871 – Paris, 1945) étudie à Montpellier où la lecture d’À Rebours de J.-K. Huysmans l’introduit à Verlaine et Mallarmé. Il se met à écrire des poèmes, rencontre et échange une correspondance régulière avec Pierre Louÿs, Mallarmé, Gide, Heredia, Debussy. Après une crise affective, en 1892 (la nuit de Gênes), il renonce à la poésie, s’établit à Paris et s’oriente vers une carrière administrative fructueuse. Il écrit cependant des essais comme l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci ou des œuvres d’imagination telle La soirée avec M. Teste. Poussé par André Gide et Gaston Gallimard, il revient à la poésie avec La jeune Parque (écrit entre 1913 et 1917), puis réédite, en 1920, des poèmes parus entre 1890 et 1893 sous le nom d’Album de vers anciens et enfin, en 1922, réunit ses poèmes les plus récents dans Charmes. Ces publications rencontrent un énorme succès. Devenu presque poète officiel, Paul Valéry n’écrira plus que des œuvres de circonstances, des préfaces, des conférences… Académicien, professeur au Collège de France, il reçut, à sa mort, des funérailles nationales et fut inhumé, selon ses vœux, au Cimetière marin de Sète.

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Chambrier Alice de – Poésie, Éloge de Lamartine

Poésie, Éloge de Lamartine - Alice de Chambrier - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Lac Léman et le GrammontChambrier Alice de – Poésie, Éloge de Lamartine : Une jeune fille gaie et enjouée qui participe à la vie sociale qu’implique la position de sa famille et qui trouve le temps d’aider discrètement autour d’elle…. Mais cette jeune fille est aussi une passionnée d’écriture et de poésie. Elle vole, pour cela, des instants de travail, note discrètement des vers dans un carnet, corrige, recorrige et retravaille ceux-ci pour, quand ils lui conviennent enfin, les recopier dans un cahier recouvert de peluche. Pour les publier ? Non ! Elle s’est fixé pour règle de ne rien considérer d’achevé avant d’avoir atteint ses trente ans. Un coma diabétique l’emporte à 21 ans…

En cinq années depuis l’âge de 17 ans, alors qu’elle est au pensionnat (où elle écrit L’Atlantide), elle compose 175 poèmes (près de 15’000 vers), quatre nouvelles en prose (Belladonna et autres contes publiées par la BNR), deux romans (dont le Châtelard de Bevaix publié par la BNR), trois tragédies, deux drames (dont l’un, inachevé), trois comédies, une saynète, etc.

Si l’inexpérience de cette jeune auteure est quelquefois sensible, s’il ne faut pas oublier qu’elle se promettait de retravailler encore son œuvre, la facture des vers reste aiguisée, plusieurs de ses poèmes sont magnifiques et touchants, et l’idéalisme de la jeune fille emporte l’émotion. Chez cette admiratrice de Victor Hugo le lecteur percevra çà et là l’influence de La Légende des siècles, comme dans le poème en six chants intitulé La Nuit du Désert, une rêverie fantastique et obscure, mais d’autres poèmes, d’une simplicité dépouillée comme « J’aurai vingt ans demain », sont le fruit d’une créativité et d’une sensibilité émouvantes.

L’Éloge de Lamartine, écrit pour le concours de l’Académie française, fut le fruit d’un travail acharné dans lequel elle recomposa trois fois son œuvre. « Quel dommage, disait-elle, que ce ne soit pas Victor Hugo! » L’évocation de Lamartine apaisant l’émeute mérite cependant la lecture.

(Cette présentation s’inspire largement de la préface de Philippe Godet au recueil posthume des œuvres d’Alice de Chambrier, « Au-delà » qu’il publia en 1883. Nous réaliserons prochainement la retranscription numérique de ce recueil.)

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Noailles Anna de – Les Éblouissements

Les Éblouissements - Anna de Noailles - Bibliothèque numérique romande - photo Anne Van de Perre Arc-en-ciel d'orage sur le SalèveNoailles Anna de – Les Éblouissements (poésie) : On parle souvent, à propos d’Anna de Noailles, de néo-romantisme, voire de romantisme attardé… C’est bien mal connaître le romantisme, et connaître plus mal encore la poésie de cette femme inspirée et de ce recueil qui résume si bien sa vie et ses émotions ! La vie d’abord, et la nature dans laquelle tous les sens de la poétesse sont en éveil ! Elle évoque la lumière, les parfums, à différentes saisons, la joie d’être là à observer et ressentir. Puis la beauté de divers lieux où elle a passé ou vécu, comme Amphion au bord du Léman, et des lieux rêvés aussi… Les jardins sont le lieu où elle se sent vivre et renaître après ses profonds désespoirs : elle excelle à exprimer les odeurs de toutes ces fleurs, ces lumières. Mais ces bonheurs sont épuisants, oppressants ; elle souffre, et songe souvent à la mort et au suicide.

Romantisme, alors ? Certes, Anna de Noailles livre ici des poèmes lyriques dont les cris sont sensuels et les soupirs angoissés. Certes, une tristesse infinie habite cette femme pleine de langueur qui mourra à 56 ans, adulée par Marcel Proust, Musset et bien d’autres écrivains. Certes, on trouve de l’emphase et de la démesure dans ses Éblouissements, comme dans bien des poèmes de Victor Hugo. Bien sûr, égocentrisme et sensualité fleurissent dans ses poèmes, comme dans de nombreux textes de Stendhal. Effectivement elle fait preuve d’une virtuosité qui fait penser à Théophile Gautier jeune. Et il est sûr qu’elle apparaît continuellement égarée dans ses propres tourments, sa hantise de la mort, comme Gérard de Nerval !…

Mais on pense également à Baudelaire car, dans les Éblouissements aussi, « les parfums, les couleurs et les sons se répondent »… Elle rappelle encore Proust, car elle explore comme lui – et avec quel raffinement – les richesses les plus intimes de son moi, les faisant exploser dans ses vers comme les plus brillantes fleurs des feux d’artifice.

Ce même Proust n’a-t-il pas consacré à la comtesse de Noailles et à ses Éblouissements, dans le Figaro du 15 juin 1907, un long article, fort élogieux, où il souligne qu’elle est « à la fois l’auteur et le sujet de ses vers », et qu’« elle sait être alors en une même personne Racine et sa princesse, Chénier et sa jeune captive »…

Alors laissez Anna de Noailles venir à vous, « portant sur [elle] la douce odeur des mondes et tenant les fleurs de l’été, accueillez-[la] [un] soir dans l’ombre où se confondent l’héroïsme et la volupté » : vous ne le regretterez pas !

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