Crisinel Edmond-Henri – Le Veilleur

Crisinel Edmond-Henri -Le Veilleur:
« Miracle d’un seul vers après tant de silence ! / Prodige de renaître au monde pour un jour ! »
Les deux vers qui inaugurent ce magnifique recueil de Crisinel (Faoug 1897 — Nyon 1948) saluent le retour inespéré de l’inspiration poétique. Mais sous la jubilation perce déjà l’inquiétude, car le poète vaudois sait d’amère expérience que le chant qui rejaillit après plus de quinze années de silence peut à tout moment se tarir. Aussi est-ce en veilleur « au cœur du néant » (Bulliard) que Crisinel recueille la voix fugace qui file sa mélopée entre espoir et angoisse, révolte et renoncement. « Ma loi, c’est de veiller, homme ou fantôme, / C’est d’entrevoir, dans l’ombre, obscurs symptômes, / Tout ce que Dieu condamne et qui faiblit. »
Crisinel Edmond-Henri – Le Veilleur Lire la suite »

