Cingria Charles-Albert

Cingria Charles-Albert – Florides helvètes

Cingria Charles-Albert – Florides helvètes:« Il faut sans retard que je dise que j’adore les vieilles dames russes. C’est prodigieux ce confort d’âme […] qu’elles réussissent à réaliser, positivement avec rien. Il y a là un miracle et qui ne s’explique que par un inconcevable impératif de survivance […] Ça pour dire que nous étions à Genève dans une de ces douces et anciennes maisons de mollasse grise qui surplombent l’Arve, moi et quelques catastrophés du régime, et nous étions en train de papoter en prenant tschaï (« tschaï » c’est thé) avec « baba » et avec pommes, lorsque trois coups frappés à la porte nous firent tous sursauter. »

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Cingria Charles-Albert – Pendeloques alpestres et Fourmi rouge

Couverture de livre, photo de Anne van de Perre, avec des arbres brumeux en arrière-plan, comportant le titre "Pendeloques Alpestres et Fourmi Rouge" de Charles-André Cingria et une liste des œuvres incluses ainsi que les détails de la publication.

Cingria Charles-Albert – Pendeloques alpestres et Fourmi rouge: Incontestablement Charles-Albert Cingria est un conteur ! Digressif, plein d’anecdotes, oui. Mais il nous narre la vie, la vie de tous les jours. La vie, par exemple, d’un endroit quelconque qui n’a l’air de rien, mais qu’il nous montre beau, humain. Pour lui, tout est dans le regard, l’émotion, l’odeur (le plus « primitif » de nos sens) : « Pour vivre le paysage, il convient d’avoir l’adéquation dans sa capacité de sentir. De humer surtout. Humer le carreau, la douce paille, le fumier violent sur le sol tendrement noir. »

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Cingria Charles-Albert – La Grande Ourse

Cingria Charles-Albert – La Grande Ourse : «Je veux n’avoir plus qu’une cravate blanche et un melon, et marcher à petites journées sans me préoccuper de rien. Je suis un monsieur. Je veux passer aussi inaperçu que possible. Je ne veux surtout pas qu’on dise de moi que j’ai de l’entrain, ni qu’on me compare avec ceux qui ont ou qui n’ont pas de l’entrain (j’emmerde l’entrain). Plutôt ceci: être parfaitement convenable; dire pardon quand on entre dans le tram; être grave; ne jamais rire que dans de très rares occasions; ne jamais articuler que des choses pleines; ne rien dire d’inexact; être moral et très ferme. Se taire? Non, car si cela est systématique, c’est, dans la compagnie de gens sans contrainte, une très grosse impertinence. Au contraire, parler, mais avec mesure et un certain détachement si l’on a affaire à des contradicteurs ou à des dames.»
C’est déjà tout Cingria (1883-1954) que l’on découvre dans ce facétieux autoportrait : son dandysme, sa verve, son style oral, ses phrases laconiques, pleines d’imprévus et de raccourcis, son excentricité, sa volonté de passer inaperçu et surtout son désir de « marcher à petites journées sans [s]e préoccuper de rien. »

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Cingria Charles-Albert – Bois sec bois vert

Cingria Charles-Albert – Bois sec bois vert: Un recueil de textes diversifiés, publiés entre 1925 et 1947 : des nouvelles, du fantastique, une étude, le récit de son retour chez lui après sept ans d’absence (le titre de ce recueil), de l’archéologie et des digressions comme toujours, des réminiscences entre époques différentes qui rappellent la permanence des choses, des théories, de l’imagination et un style unique, désordonné mais génial.

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Cingria Charles-Albert – La Reine Berthe et sa famille (906-1002)

Cingria Charles-Albert – La Reine Berthe et sa famille (906-1002) : La Reine Berthe, pour les enfants de ma génération qui jouaient dans la Tour de Marsens, n’était pas tant une légende qu’une présence vivante. Nous nous attendions presque à la voir surgir au détour des escaliers. Une légende que ne renierait pas Charles-André Cingria. Dans une sorte de préfiguration de la Nouvelle Histoire – où fit irruption l’étude des représentations collectives, des structures de ce qu’un autre appela l’inconscient collectif, des idées, des ensembles sociaux, bref d’une peinture globalisée de la vie quotidienne, si j’ose m’exprimer ainsi – il refusait de trier entre faits « objectifs » et « histoires ». Qu’elles soient même légendes, qu’importe, puisqu’elles retraçaient la vie !

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