Saint-Hélier Monique

Saint-Hélier Monique – Bois Mort

Saint-Hélier Monique – Bois Mort : Le « cycle des Alérac » se situe au tournant du XXe siècle, dans une petite ville protestante du Jura neuchâtelois qui rappelle beaucoup La Chaux-de-Fond. Il met en présence trois familles aux destins mystérieusement entrecroisés. Guillaume Alérac et sa petite-fille Carolle, âgée de 20 ans, sont les derniers représentants d’une lignée de grands propriétaires terriens dont la fortune, issue du commerce des montres, des automates et du sucre, remonte au XVIIIe siècle. Viscéralement attachés à leurs terres et à leur demeure seigneuriale peuplée d’ancêtres, les Alérac se battent vaillamment contre leurs créanciers pour tenter de sauvegarder les dernières miettes de leur patrimoine. Les Graew, au contraire, sont des paysans prospères, venus on ne sait d’où (peut-être de Suisse allemande). Leur unique descendant, Jonathan, est un homme habile, ambitieux et avide qui profite de la faillite des Alérac pour racheter leurs fermes. Quant à Jérôme Balagny, héritier d’une riche famille de la grande bourgeoisie locale, il symbolise la génération montante de l’industrie horlogère moderne (Jacquier 148-155). Autour d’eux gravitent de vagues cousins, des protégés et des serviteurs hauts en couleur qui contribuent au charme hypnotique d’une œuvre où les personnages ne se révèlent que peu à peu, par petites touches impressionnistes, au fur et à mesure que les souvenirs, les images et les secrets à demi-avoués brouillent le déroulement de l’intrigue et l’emportent sur sa linéarité.

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Saint-Hélier Monique – La Cage aux rêves

Saint-Hélier Monique – La Cage aux rêves : « Béate nous le dit: elle est, dès sa naissance, un cœur blessé » (Seylaz) malgré l’éducation religieuse et l’affection que lui porte sa belle-mère, Madre. Elle est belle, d’un milieu aisé et promise à un mariage convenable. Mais elle ne peut s’empêcher de ressentir une profonde révolte, son cœur s’emplissant de « bêtes » en pensant à sa difficulté d’apprendre à lire, à l’école, à sa maîtresse ou à ses efforts pour que l’on ne la trouve pas « insupportable à la maison, toujours à chanter, à courir, à sauter » ou encore lorsqu’elle évoque la « femme aux mouettes » et Marguerite. Elle trouve son refuge où elle peut, sous les branches d’un arbre qui lui rappelle Turenne ou même dans le bonheur d’un « paradis blanc qui sentait l’éther ». Heureusement, les Anges sont là. Ils passent parfois « indifférents et beaux » mais ils savent. Pas assez toutefois pour la femme adulte mais privée de ses jambes qui cherche à préserver ces moments de bonheur. La mort est là, une présence qui plane sur une vie, sur une femme qui conclut : « Ô Gil j’aurais voulu rester. »

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Monique Saint-Hélier – Quick

Monique Saint-Hélier – Quick : Dans ce court roman, écrit trois ans avant son décès, Monique Saint-Hélier nous décrit la rencontre de deux enfants que leurs milieux auraient dû opposer. Le père de Quick, officier de carrière suisse, féru de ses racines et de l’histoire de ses ancêtres, appelle «Patchoulis» ces étrangers aux odeurs bizarres qui lui semblent envahir la ville. Et la petite « Patchouli », tout comme Quick, se lient d’amitié.

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